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Mon Démon, l’Anxiété

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Nous avons tous nos démons intérieurs. Des peurs, des dépendances, des compulsions, des obsessions, des regrets, des peines, et j’en passe. Mon démon à moi, c’est l’anxiété. Nous sommes tous stressés, à un degré ou un autre, mais pour ma part, j’ai élevé l’anxiété à un niveau olympique.

Du plus loin que je me souvienne, j’étais inquiète. Enfant, j’ai vécu avec un méchant loup dans ma garde-robe pendant des années. Je dormais entourée de mes toutous et oreillers comme remparts. L’insomnie faisait déjà partie de ma vie.  Merci au Petit Chaperon Rouge pour le choc post-traumatique! Ensuite, ce furent les maux de ventre pour tout et rien. Examen : mal de ventre. Voyage : mal de ventre. Visite chez le médecin : mal de ventre. J’anticipais déjà des drames improbables.

Adulte, je ne suis pas mieux. Alors que d’autres tombent de sommeil après leur journée exténuante, je commence mon quart de nuit. Angoisse, palpitations, difficultés à respirer, scénarios catastrophes.  Tout y passe. Je dors comme un soldat dans sa tranchée, en constant état de veille. Pourtant, aucune bombe ne risque de me tomber dessus sous peu. Mon petit démon délicatement posé sur mon épaule gauche, à l’opposé de mon petit ange, s’est muté en monstre gigantesque qui me manipule comme un pantin.

Je suis la reine des « j’aurais dû ». Je fais le bilan de ma journée et tout ce qui me vient à l’idée, c’est ce que j’aurais dû dire ou faire dans telle situation. J’aurais dû lui répondre ceci, j’aurais dû faire cela.  J’accroche sur ce qui s’est moins bien passé en oubliant que 90% de ma journée s’est bien déroulée. On m’a fait 5 commentaires positifs et tout ce que je réussis à retenir, c’est cette petite remarque narquoise qu’on m’a lancée.

Je suis aussi la championne des « et si ». Je prévois ma journée du lendemain et les doutes s’emparent de moi. Et si telle personne prenait mal ce que j’ai à lui dire? Et si je dérangeais avec mes questions? Et si mon approche ne fonctionnait pas? Et si je n’arrivais pas à terminer mon dossier dû pour la fin de la journée? Le mal de tête me prend juste à y penser.

Je m’inquiète pour tous ceux qui m’entourent, habituellement de façon exagérée. Je m’en fais pour la planète, le Soudan du Sud,  les enfants maltraités, la situation des femmes dans le monde, le bien-être de mes employés, de mon chum, de ma famille. Je m’en fais tout le temps. Comme si la réalité n’était pas suffisamment stressante, j’imagine des situations encore plus stressantes, qui n’existent pas. On dit que 75% de nos inquiétudes ne servent à rien. Soit parce qu’on ne peut rien faire, soit que la situation est déjà derrière nous, soit que ce qu’on anticipe n’arrive jamais ou qu’on s’aperçoit qu’on est passé à travers mieux que ce qu’on pensait. C’est vrai pour moi aussi. S’inquiéter quand on se retrouve face à un ours, ça a bien du bon sens. Mais s’inquiéter de ce que les autres vont penser, pas mal moins. Et c’est ce que je fais trop souvent. POur que mon demon intérieur prenne tant d’ampleur, il a fallu que je le gave de doutes et d’angoisses.

Ma cassette est usée à force de rejouer la même litanie jour après jour. Et j’en ai marre de l’écouter, cette cassette qui m’hypnotise et m’empêche trop souvent d’avoir du fun sans m’en faire pour un rien. J’envie ceux qui dorment comme des briques et se réveillent frais et dispos le matin, certains qu’ils passeront une bonne journée malgré les pépins. J’en veux à ceux qui disent un bon matin qu’ils ont fait de l’insomnie parce qu’ils se sont endormis à minuit. L’insomnie est un voleur qui revient soir après soir, voler notre sommeil, notre droit au repos et aux rêves douillets. Il nous laisse épuisé et sans énergie, vulnerable au stress. Il est sans pitié et determiné.

Le jour, chaque événement insignificant peut devenir aussi stressant qu’une prestation sur scène. Il faudrait que je « performe » toute la journée, tous les jours. Mon stress permanent fait que j’ai toujours  la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine qui fonctionnent au maximum.  Toutes les fonctions de mon cerveau qui activent normalement le plaisir, l’énergie, la motivation, la concentration sont  en panne. Comme le cerveau ne fait pas de différence entre les événements vécus et les événements imaginés, le mien est toujours en état d’alerte. Trop de tension : le court-circuit menace.

On se calme!

Ma vie n’est pas un spectacle où le public a droit de vie ou de mort par des critiques assassines. La vie se passe derrière le rideau, en coulisses. Y’a pas de spotlight sur nous constamment. Y’a que notre spotlight à nous. Notre lumière qui éclaire, soit notre bon profil, soit notre mauvais, selon ce qu’on choisit d’éclairer. Il faut que j’apprenne à tamiser cette lumière de temps en temps, pour une ambiance détente. Avant que le disjoncteur ne saute.

La cassette qu’on se joue dans notre tête, c’est nous qui l’avons enregistrée. Et j’essaie de me créer une nouvelle cassette avec des messages différents qui défileraient dans ma tête. Des messages positifs, calmants, optimistes. Genre : t’es belle, t’es fine, t’es capable. Pas facile quand ça fait 40 ans qu’on répète les mêmes routines, d’en changer tout d’un coup. Ce n’est pas tout à fait comme remplacer notre café du matin par un jus d’orange. Car les pensées viennent toutes seules, quelques fois inconsciemment. Il faut être alerte et présent en soi. Pas évident dans cette vie de fou où les stimuli extérieurs nous harcèlent constamment. Il faut que je prévoie des pauses où je me dis : bon, là, la grande, tu vas arrêter, prendre trois grandes inspirations et relaxer. Et il faut que je le fasse souvent parce que les vieilles pensées reviennent à la charge sans que je m’en rende compte. Je ne suis pas encore capable de me reprogrammer complètement. La preuve, je tentais de faire une relaxation ce matin. J’avais sur mon ordinateur l’image d’une plage avec le son des vagues et je relaxais en me visualisant sur cette plage, tranquille. Puis, tout à coup, un enfant se noie devant mes yeux, c’est le chaos, la panique, il disparait sous l’eau, juste à côté de me moi. Je le cherche frénétiquement… Voilà le genre d’imagination que j’ai en pleine relaxation! Cette fois, c’est raté, il faut le dire.

Pour toutes les instances où on a l’impression d’être inadéquat, incompétent, sans importance, on doit s’efforcer pour trouver des moments où on a été adéquat, compétent et important. Je dois faire cet exercice consciemment, comme on fait un devoir, parce que pour moi, ça ne vient pas tout seul. J’ouvre mon cahier et je fais des listes à chaque jour. Trouve 5 choses pour lesquelles tu as de la gratitude aujourd’hui, Sophie. Pas les mêmes qu’hier. Un appel d’une amie, un bon repas, une bonne lecture, n’importe quoi qui a été positif dans ta journée. Aussi petit soit cet événement. À force de devoir trouver des points positifs différents chaque jour, je commence à manquer d’idées. Alors quand je me lève le matin, je me dis que je vais devoir faire quelque chose de nouveau, pour ma liste. Et je me dis consciemment qu’aujourd’hui, je vais complimenter quelqu’un, appeler ma mère, écrire un mot gentil à une amie, me faire une manucure et trouver que j’ai de belles mains, des trucs du genre. Simple, mais efficace.  Je m’aperçois que plus je me concentre sur le positif, plus je le recherche. Tranquillement pas vite, je crée ma nouvelle cassette, avec de nouvelles paroles où les mots  peur, peine, tourments, inquiétude, abandon, soucis, sont remplacés par amour, plaisir, calme, sourire, bonheur, ami, détente, confiance. C’est cucu, mais ça fonctionne quand je prends le temps de m’y arrêter. J’espère qu’à force d’acharnement, je viendrai à bout de mon démon intérieur qui perdra de sa puissance pour se dégonfler, et que je finirai par m’endormir le soir comme un gros bébé repus , contenté et insouciant.

 

 

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ADIEU MONSIEUR LE PROFESSEUR

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En cette fin d’année scolaire où tous les enfants sont fébriles et quittent pour les longues vacances d’été, j’ai envie de rendre hommage aux quelques enseignants que j’ai eu la chance de côtoyer tout au long de mon cheminement scolaire.

Je ne parlerai pas ici de madame Cordeau, qui m’avait mise dans le corridor en maternelle parce que je n’avais pas fermé les yeux durant la sieste de l’après-midi. Ni de monsieur Cournoyer, qui m’avait traitée de catin en secondaire un, la plus grande insulte qu’on pouvait me faire.

Non, je vais parler de Madame Nicole, qui était si belle et si gentille et qui m’a donné le goût d’apprendre, en première année, juste pour lui plaire.

Je vais parler de madame Lise, celle qui m’a dit qu’il fallait souffrir pour être belle en première secondaire. Madame Lise qui enseignait la catéchèse. Qui nous a raconté l’histoire d’Helen Keller, sourde, aveugle et muette. Madame Lise dont je buvais chaque parole. Celle qui m’a fait développer de l’empathie pour les autres.

Je vais vous parler de monsieur Joly, le meilleur enseignant de mathématique au monde, qui inventait des mises en situation en nous utilisant comme personnages de ses problèmes. Un pince sans rire qu’on adorait. Quelqu’un avec qui on avait du plaisir à apprendre. Il n’a pas fait de moi une amante des chiffres, mais il m’a fait comprendre que toute matière peut s’avérer intéressante dépendamment de qui l’enseigne.

Je vais vous parler de monsieur Joseph, mon enseignant de latin. Passionné jusqu’à la moelle de l’histoire des Grecs et Romains, et de la langue. Il nous captivait juste avec sa ferveur. J’ai pensé à lui quand je suis allée visiter Rome. Il me l’avait si bien décrite. C’était un vrai maître d’école. Droit, cultivé, compétent.

Je vais vous parler de madame Guévremont, une enseignante d’anglais avec qui on avait appris les chansons Stairway to Heaven et Billy Jean. Ses cours étaient trop cool. Une femme dont je me suis moi-même inspirée pour enseigner l’anglais, plus tard.

Je vais vous parler de monsieur Villiard, enseignant de géo qui nous décrivait ses voyages dans les Bahamas,  et avec qui j’ai d’ailleurs effectué un voyage en voilier, des années plus tard alors que j’étais devenue sa collègue de travail. Un périple sur le lac Champlain, avec mon ancien enseignant et de nouveaux collègues.  Il m’a transmis le gout de l’aventure.

Je vais vous parler d’une professeure de français, à l’université, dont j’oublie le nom, mais qui nous a appris à analyser la littérature enfantine, à développer notre jugement critique et à comprendre le deuxième degré d’un texte. Je me souviens qu’elle semblait assez âgée mais qu’elle portait des soutiens gorges noirs sous ses chemises blanches transparentes. Et toujours des talons très hauts. Une femme sûre d’elle. Une femme qui m’a donné le goût de faire de hautes études et de lui ressembler en quelque sorte. Goûts vestimentaires en moins.

Je me souviens aussi de ce qu’une autre enseignante, chargée de cours nous avait  dit un jour : peu importe ce qu’on vous enseigne, doutez, questionnez. Ne prenez rien pour acquis. C’est probablement la phrase la plus importante qu’on m’ait dite. Après s’être fait bourrer le crâne toutes ces années, à apprendre par cœur des trucs qu’on oubliait aussi vite l’examen passé, c’était rafraichissant de savoir qu’on avait la permission, le devoir même, de questionner.

Plus que le contenu des cours que j’ai suivis, c’est la personnalité de mes enseignants qui m’est restée le plus en mémoire. C’est la relation que j’ai eue avec eux. Le goût de les aimer ou pas. C’est pourquoi aujourd’hui, je dis à mes enseignants : peu importe la tâche, la matière, le plus important c’est de créer le lien avec vos élèves. De vous intéresser à eux, de livrer un peu de vous-même. S’ils vous aiment, ils voudront apprendre. Ils oublieront peut-être le contenu de vos cours, mais ils ne vous oublieront pas. Ils n’oublieront pas la fois où vous les avez consolés, la fois où vous les avez fait rire. La fois où vous les avez écoutés. La fois où vous leur avez fait un câlin. Le contact humain, c’est ce qui restera gravé dans leur mémoire.

Et quand je vois les élèves de sixième année de mon école quitter pour les vacances en pleurant à chaudes larmes, je sais qu’ils n’oublieront pas leurs enseignants et qu’ils en garderont de merveilleux souvenirs. Et quand ils chantent en chœur « Adieu monsieur le professeur », c’est avec les larmes dans la voix et une peine sincère.

Chapeaux aux enseignants et enseignantes, où que vous soyez. Vous faites un des métiers les plus importants au monde. On ne vous oubliera jamais.

Visionnez la vidéo de la Chanson d’Hugues Aufrey: Adieu Monsieur le Professeur.

Je vous invite à lire l’article, La Vérité sur les Enseignants, en lien avec ce texte.

Si vous avez gardé un bon souvenir d’un enseignant, partagez-le avec nous!

COMMENT LA PHOTOGRAPHIE A CHANGÉ MA VIE

Moi, en Alaska

Moi, en Alaska

Il y a de ces passions qui façonnent notre quotidien et le rendent agréable. Il y en a qui changent littéralement notre vie. C’est le cas pour moi avec la photographie.

Déjà, petite, j’étais fascinée par les portraits de mes grands-parents qui ornaient le mur du salon de ma grand-mère. En noir et blanc, dans un beau cadre ovale, ils avaient l’air si sérieux, et si jeunes.

Je me souviens avoir été subjuguée par une photo de coucher de soleil trouvée dans une enveloppe kodak. Ces photos gratuites qu’on nous donnait avec le développement d’un film. Je me rappelle l’excitation qui me prenait avant d’ouvrir l’enveloppe pour découvrir les clichés pris par mes parents.

J’étais aussi fascinée par l’appareil Pentax de mon père qui semblait compliqué et surtout, intouchable.

Puis, j’ai commencé à prendre mes propres photos dans la vingtaine, surtout en voyages. Tout d’abord avec un petit Olympus, puis avec des modèles de plus en plus sophistiqués.

Il y a cinq ans, j’ai appris qu’on pouvait vendre nos photos sur des sites internet de banques de photos libres de droits. J’ai tenté ma chance. On me demandait 10 de mes plus belles photos. Si elles étaient acceptées, je pouvais me créer un portfolio et les vendre pour des peanuts. C’est là que j’ai commencé à comprendre ce qui faisait une bonne photo. Le focus, le bruit, la prise de vue, la netteté, le sujet, l’éclairage, tous ces aspects commencèrent à prendre leur importance.

J’ai suivi des cours, me suis renseignée sur le net, perfectionné ma technique. Et tout ce temps, mon regard sur le monde a commencé à changer. Toujours à l’affût d’une photo magique, je regardais les choses du point de vue de la photographe. Je recherchais la beauté d’un visage, d’un paysage, d’un objet. Même le laid a commencé à m’intéresser. Les graffitis, les ruines, les ruelles. J’y trouvais immanquablement quelque chose de beau.

J’ai joué avec les techniques, puis j’ai découvert le côté artistique de la photographie. Les effets spéciaux, les mises en scène, les jeux de lumière. Cinq ans plus tard, j’ai des portfolio d’un millier de photos dans plusieurs compagnies. J’en vends tous les jours pour des sommes ridicules, mais c’est la gratification instantanée. Des designers choisissent mes photos pour leurs articles, leur site web, leurs magazine. Et ça me flatte, je l’avoue. Parce qu’ils ont le choix parmi des millions de photos et qu’ils choisissent parfois les miennes.

Avec la photographie, c’est tout mon regard sur le monde qui a changé. C’est une nouvelle appréciation de la beauté , de l’esthétisme,qui est née. Chaque coucher de soleil est unique quand on prend le temps de l’observer. Chaque visage a sa beauté. Il s’agit de trouver le bon angle, le bon détail, la bonne lumière. Chaque objet a son histoire ou fait remonter en nous notre propre histoire. Un vélo, une fleur, une balançoire, tous ces objets nous rappellent notre enfance, des jours heureux. Font remonter à la surface, des émotions, des souvenirs enfouis.

Pas besoin de voyager loin pour faire de bonnes photos. C’est souvent juste devant nous, chaque jour, qu’on trouve notre inspiration. Il s’agit de sortir marcher et soudainement, les opportunités abondent.

Oui, voir la vie à travers ma lentille a changé ma vision du monde, pour le mieux.

Je vous propose ici quelques-uns des regards que j’ai posé sur ce qui m’entoure.

 

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CONFIDENCES

On a tous des états d’âmes, des tranches de vies ou des anecdotes à partager. Ce sont parfois de petits moments de notre vie qui refont surface. Nous font sourire ou pleurer. On en cache plusieurs, mais ici j’en partage quelques uns avec vous. En espérant que vous y retrouverez un peu de vous.

Je vous propose de lire:

La Vie, Comme une Balançoire

Ordinaire ou Extraordinaire

Les Égos Ratatinés

La fois où j’ai été intimidée

Le Bonheur

Comment la photographie a changé ma vie

Mon Démon, l’Anxiété

La stakose, maladie du siècle?

stakose

Une mère m’a récemment informée que son fils souffrait de stakose. J’ai écarquillé les yeux, car je connais le TDAH, l’autisme, la dyspraxie, l’anxiété et autre désordres dont les enfants peuvent être affectés, mais la stakose, je ne connaissais pas. Elle m’a expliqué :

Lorsque questionné, son fils répond toujours, stakose que mon devoir était embarré dans ma case. Stakose que je n’avais pas mes espadrilles, stakose que mon ami a volé mon devoir. Vous voyez maintenant ce qu’est la stakose?

Finalement, la stakose est fréquente, et pas que chez les enfants. Ça s’appelle trouver des excuses, pointer du doigt un responsable autre que soi. Ça s’appelle aussi l’irresponsabilité. Et ça, c’est assez généralisé. Voici quelques symptômes  par lesquels la stakose se manifeste: 

Le gouvernement ne tient pas ses promesses, stakose du parti au pouvoir avant lui.

Les jeunes mangent du fast food, stakose que la bouffe de cafétéria n’est pas mangeable.

fast food

On ne cuisine plus pour nos enfants, qui mangent du fast food, stakose qu’on n’a pas le temps.

Nous ne faisons plus faire leurs devoirs aux enfants, stakose que c’est à l’école à le faire. Stakose qu’ils ont du sport le soir.

devoirs

Mon enfant échoue son année, stakose qu’il a un prof pourri qui n’aime pas mon enfant et qui s’acharne sur lui. L’année passée, tout allait bien.

profs

Mon enfant se fait intimider, stakose que l’école ne fait rien. C’est pas parce que je suis incapable de lui inculquer des habiletés sociales.

Mon enfant intimide, stakose qu’il s’est tellement fait écoeurer avant, que là c’est à son tour. C’est pas parce que je le bardasse à la maison et que je le traite de con.

bagarre

Plus personne ne ralentit aux feux jaunes, stakose qu’on est pressés. Notre temps est plus important que celui des autres.

feux circulation

On ne s’occupe plus de nos vieux, skakose qu’on n’a plus le temps. Y’a du monde payé pour ça.

les vieux

Les hommes n’ouvrent plus les portes aux dames, stakose du féminisme.

galanterie

Je suis grosse, stakose que ma glande thyroïde ne fonctionne pas. Stakose de Mc Donald qui ne m’a jamais dit que leur merde faisait engraisser.

gros

Les compagnies déménagent en chine, stakose de la mondialisation. C’est pas à cause que je vais magasiner au magasin à 1$ à toutes les semaines.

chine

On est corrompus, on donne des pots de vin, on en reçoit, on alloue des contrats à gros prix à nos « amis », stakose du système. C’est pas parce que ça fait mon affaire.

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On pollue même si les scientifiques s’entendent tous pour dire qu’on s’en va à notre perte, stakose que ce qui pollue engendre de l’argent et des jobs. On veut des jobs. Fuck les poissons, les forêts et tout le reste. J’vivrai pas assez vieux pour voir l’horreur qui nous attend. Et je veux continuer à surconsommer pour mon plaisir.

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Oui, nous sommes réellement affectés de la stakose, à divers degrés. Mais apparemment que ça se soigne. Avec une bonne dose de conscience sociale et de sens des responsabilités. Par contre les stocks de conscience sociale et de responsabilités sont en baisse. Tout le monde ne pourra être vacciné.

 

 

PORTRAITS D’ENFANTS: TOM, 5 ANS

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Je suis directrice d’école. Je vois beaucoup d’enfants et je côtoie habituellement les plus agités ou troublés. Les autres ont moins besoin de moi. J’ai des protégés. Ce sont les plus démunis. Pas que les petits bien habillés, bien propres et bien polis ne me touchent pas, mais ils ont tout ce dont ils ont besoin. Pas mes petits chouchous.

Et parmi ceux qu’il m’a été donné de croiser, il y en a un, à qui je pense encore beaucoup. Je vous raconte. Il est beau comme un cœur. Tout rousselé. Il a 5 ans, potelé. Il est en maternelle. Ses parents ont une déficience légère. Le père est alcoolique. La mère est méchante.  Je vais appeler mon chouchou, Tom. Ce n’est pas son vrai prénom. Tom est attachant malgré qu’il ne sente pas toujours bon et qu’il soit un peu tannant. Comme il a déjà un dossier d’aide à son actif, je le feuillette et m’aperçois qu’il y a déjà eu des plaintes de formulées à la Direction de la Protection de la Jeunesse pour négligence parentale. Les parents sont d’ailleurs suivis par une équipe de professionnels. Une technicienne en éducation spécialisée s’occupe de lui, à l’école, quand ça ne va pas. On garde l’œil ouvert.

Un bon matin, je croise Tom qui saigne de la lèvre. Je l’accompagne aux toilettes pour l’aider à le soigner. Je vois alors sur sa lèvre supérieure, ce qui me semble être une brûlure en train de guérir. Tom a arraché la gale. Mon cœur fait un bon et je lui demande tout bonnement comment il s’était fait ce bobo. Il me répond candidement que sa mère a échappé sa cigarette sur lui. Mon cœur s’arrête. Je lui pose d’autres questions. J’ai la certitude que sa mère n’a pas échappé sa cigarette mais qu’elle lui a carrément écrasée sur la lèvre. On voit bien le trou, bien rond et creux. Je l’emmène voir la technicienne et on procède à lui demander de soulever les manches longues de son chandail, puis on découvre son dos. Il a des marques.

On discute avec lui. Il nous parle ouvertement qu’il va voir un monsieur, un ami de sa mère et que celui-ci lui donne des billets rouges (50$). On découvre que ces cadeaux ne sont pas de généreux dons anodins mais qu’il doit performer des actes de nature sexuelle pour les obtenir, avec le consentement de maman. Il n’a pas les mots pour décrire ce qu’il doit faire, alors il mime les gestes. Très explicites. Nous sommes horrifiées.

Ébranlées, nous communiquons avec la DPJ qui retient le signalement. Un représentant va voir directement les parents en leur dévoilant les propos du petit. Le lendemain la DPJ vient rencontrer Tom. Évidemment, il change son histoire et dit que maman ne veut pas qu’il parle.

Bref, nous sommes coincées. Par contre, d’autres événements se produisent et nous permettent enfin d’avoir un dossier béton. Nous sommes conviées à aller témoigner en cour.  Le juge est d’avis que l’enfant est en danger dans sa famille biologique. Par contre, comme il n’y a pas de familles d’accueil disponibles dans la région et que Tom devrait s’éloigner et changer d’école, il décide de le laisser chez lui. Je suis sans mot.  À partir de ce moment, les parents se méfient de nous et l’enfant aussi. Il restera fermé comme une huitre.

Un mois plus tard, sa grande sœur fait un signalement à la DPJ pour violence. Son signalement est retenu. Elle est retirée de la famille, mais pas Tom. Le signalement ne le concernait pas!

Puis, les parents déménagent, emmenant mon beau Tom avec eux, hors de ma portée. Je n’ai plus revu Tom, mais j’y pense souvent. Chaque fois que j’entends son prénom ou que je croise un petit rouquin dans l’école. J’espère qu’il va bien. Je sais que ce n’est pas le cas.

ORDINAIRE OU EXTRAORDINAIRE?

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Il y a des jours où je me sens comme un être ordinaire dans une vie ordinaire. Une fille comme les autres, qui tourne comme un hamster dans sa roue de métro-boulot-dodo. Une fille sur qui on n’écrira jamais de biographie, qui n’aura pas son nom et son pédigrée dans Wikipédia. Une fille qui ne sait même pas faire une sauce à spaghetti. Une fille travaillant en rêvant à des vacances et qui une fois en vacances angoisse en pensant à son retour au travail. Avec une vie ordinaire. Une maison ordinaire, une auto ordinaire. Une vie qui ne fera jamais l’objet d’un film.

incompétent

D’autres fois, je me sens comme un être ordinaire dans une vie extraordinaire. Une fille qui se dit, comment ça se fait que moi, une fille ordinaire, je puisse vivre une vie si extraordinaire? Une carrière établie, un travail bien rémunéré, avec une retraite assurée. Un beau pays, où il n’y a pas de tsunami, de tremblements de terre, où tout semble si sécuritaire. Une vie faite de voyages fabuleux. Une fille qui se dit que si elle était presque partout ailleurs sur la planète, elle en serait réduite à quémander de l’argent, de la nourriture, des permissions à son mari ou à ses frères et qui se demande pourquoi, elle, a tant de chance.

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Il y a aussi ces jours où je me crois être extraordinaire dans une vie trop ordinaire. Je porte mon rôle de femme ordinaire comme coincée dans une vielle robe trop serrée, délavée et complètement « out » alors que je rêve de paillettes et de haute couture. Une fille qui aurait voulu faire partie d’un cercle de personnalités qui changent le monde. Une fille de la trempe des Fred Pellerin, des Pussy Riot, des Oprah de ce monde. Une fille qui se dit qu’est-ce que je fais ici, dans un coin perdu où rien ne se passe? Une vie où je devrais être écrivaine célèbre au lieu de bloggeuse inconnue.

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Encore d’autres fois, je me sens comme un être extraordinaire dans une vie extraordinaire elle aussi. Une fille pleine de talents, ou de potentiel, qui s’épanouie dans son travail, profite du confort de sa maison. Une fille qui a le luxe de dire non, si ça lui chante. Une fille qui pourra se rappeler tous les souvenirs de voyages qu’elle aura faits durant sa vie, bien au chaud dans une chaise inclinable lorsqu’elle sera vieille. Une vie remplie d’amies fidèles. Avec une famille et des gens qui l’aiment. Une vie que bien des gens envieraient, s’ils en connaissaient l’existence. Une vie, qui, si elle était écrite, serait un roman d’aventures plein de rebondissements.

En fait, j’oscille entre l’ordinaire et l’extraordinaire. Je tangue d’un côté à l’autre. Mais aujourd’hui, je serai extraordinaire dans une vie extraordinaire, parce que je le choisis.

Le Stampede des Cocos de Pâques

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Je me demandais pourquoi je parlerais bien de Pâques dans un blogue. Pâques n’est plus. Elle est remplacée par une farce pastelle rose, mauve et jaune, des cocos de plastique avec une bébelle en plastique dedans, du chocolat au lait sur-emballé et des lapins hideux qui auraient besoin de broches pour corriger leurs dents d’en avant.

Mais c’était sans compter sur le Stampede qui a eu lieu à Laval au désormais célèbre Cocothon. Une belle activité prévue ce weekend pour permettre aux familles de se s’amuser dans le parc en participant à la gigantesque chasse aux cocos de Pâques. Enfin, c’était ce qui était planifié par les organisateurs.

Personne n’avait prévu que les parents se transformeraient en véritables hooligans, semblables aux fanatiques du soccer européen qui ont causé des émeutes meurtrières dans les stades de sports en se piétinant. Des parents qui n’ont pas attendu le signal de départ pour se lancer sur le terrain comme s’ils étaient en plein Hunger Games. Des parents qui couraient sans se soucier de leur propre enfant, bousculant les enfants des autres et dérobant les trésors de touts petits.

Hon! Que le petit Jésus doit avoir de la peine qu’on célèbre le jour de sa résurrection  en se bousculant ainsi.  Est-ce que c’est le  carême assidu de 40 jours qui aurait pu avoir un impact important sur leur santé physique et mentale?  C’est vrai que quand il est question de survie, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Et s’il faut voler à plus petit que soi pour se nourrir, on le fait. Je blague, les Québécois ne jeûnent pas beaucoup à notre époque. La réponse est ailleurs.

En théorie, on payait un gros 2$ et on passait un agréable moment. En pratique, on a assisté au remous d’une foule incontrôlée et probablement incontrôlable. On aura beau critiquer l’organisation, la Ville et le Protecteur du Citoyen. Les vrais coupables sont les parents qui ont perdu les pédales et succombé `a l’hystérie collective. Rien de bien reluisant comme modèles pour nos jeunes. « Mon enfant n’avait pas de coco, j’ai dû en voler un au p’tit gars d’à côté  pour pas qu’il pleure». C’est le genre de réflexion qu’ils devaient se faire pour s’octroyer le droit de déroger au plus simple des gestes de civilité.

Le pire c’est que certains parents veulent se faire rembourser! Quoi? Ils se plaignent d’avoir perdu du temps en file devant le stand de hot-dog et vont maintenant perdre une demi- journée à chercher où se faire rembourser leur 2 piasses? Dites-moi que je rêve.

Oui, l’organisation aurait dû prévoir la participation de milliers de gens par la vente de billets, mais non, elle n’aurait pas dû s’attendre au manque de civilité de ces petites familles. J’espère que l’an prochain, la Ville organisera une grande messe à l’Église. J’suis assez certaine qu’il n’y aura pas de bousculade aux portes du temple.

LA VÉRITÉ SUR LES INCOMPÉTENTS

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1- L’incompétent, c’est jamais nous, c’est toujours l’autre;

2- L’incompétent semble toujours en contrôle de ses affaires, c’est pourquoi il peut arriver à la dernière minute, et partir le premier. Il est le roi de la procrastination;

3- L’incompétent improvise, ce pourquoi il a du temps. Il en profite pour aller se plaindre de ses collègues au patron, pour montrer qu’il est découragé et qu’il est le seul à avoir le bien de l’organisation en tête. Il vous donnera des idées, qu’il a volées à un voisin de bureau, pour montrer qu’il pense fort à comment améliorer les choses. Il vous signifiera qu’un tel ne fait pas son travail, ce qui entrave la qualité de son propre travail;

4- L’incompétent ne se rend pas compte qu’il est incompétent. C’est pourquoi il siffle et chantonne et qu’on a le goût de l’étrangler;

5- L’incompétent est l’expert en délégation de tâche. À qui délègue t-il ? À vous, le plus souvent. Jusqu’à ce que vous en ayez assez et qu’il siphonne quelqu’un d’autre;

6- L’incompétent a le don de faire pitié pour qu’on l’aide. On aide les démunis, c’est connu;

7- L’incompétent s’ignore le plus souvent. Et lorsqu’il se reconnait comme incompétent, s’absente régulièrement pour fuir la réalité, mais revient, toujours aussi incompétent;

8- L’incompétent dira haut et fort en réunion qu’il n’a pas ces problèmes-là, lui.

9- L’incompétent est hissé vers le haut grâce à ses collègues, ou bien il entraine ses collègues vers le bas;

10- L’incompétent plus rusé sera tôt ou tard dans le jus, « meaning » : N’en mettez pas plus sur mon assiette je sens que je vais faire un burnout! Alors on ne lui en exige pas trop. Sinon, l’incompétent fera appel à son syndicat et portera plainte pour harcèlement…

Les Parents et le Mensonge

mensonge

Billet d’humeur à prendre avec un grain d’humour

Mon enfant ne ment pas! C’est ce que me disent de plus en plus de parents qui jurent que leur progéniture, pris la main dans le sac, n’a pas menti et que tout est de la faute de l’autre (l’autre enfant, l’enseignant). Ce à quoi je leur réponds le plus souvent : Si votre enfant ne ment pas, il n’est pas normal. Bon, enfin, c’est ce que je me dis. Parce que si je leur répondais vraiment ça, ce serait assez pour qu’ils me disent que j’accuse leur enfant d’être anormal.

Pire que le mensonge de l’enfant est la réaction des parents quand on les informe que leur enfant a menti.

Le parent avocat

avocat

Le parent avocat défendra son enfant jusqu’à porter plainte à la Commission scolaire si on ne capitule pas. Il ne sait pas ce qu’il s’est passé (il n’était pas là), mais il  croit son enfant. Comme un avocat, peut lui importe vraiment ce qui est arrivé, tout ce qu’il veut qu’on retienne de sa longue diatribe enflammée, c’est que son enfant ne ment pas. Il est le seul juré et sa conclusion est le seul verdict acceptable.

Cher parent avocat, il se peut que votre enfant subisse une injustice, mais faudrait pas mettre tout le système en branle pour un simple mensonge. Il se peut aussi que votre enfant soit déclaré coupable et que ce soit vrai. La peine ne sera pas si grave. Au plus il aura une réflexion à faire, un geste réparateur à poser. Et sachez que les enfants n’ont pas toujours besoin d’avocats. Ils se défendent assez bien seuls. Ou bien ils l’apprendront, ce qui est encore mieux.

Le parent détective

espion

Le parent qui demande les preuves. On lui dit qu’une telle a vu l’enfant porter un geste. Le parent nous répond qu’il veut parler à cette personne. Qu’on lui expose de long en large les étapes qu’on a suivies durant une enquête qui nous a pris 2 heures de notre journée pour venir à bout des versions de tous ceux impliqués, ça ne compte pas. Il veut refaire le travail lui-même. Il ira même jusqu’à communiquer avec d’autres parents, pour s’assurer que le leur a bien été puni, que l’école n’a pas monté un scénario de toutes pièces pour harceler leur chérubin. Il se tiendra près de la cour de récréation et observera son ange interagir avec les autres, pour les prendre sur le fait d’un autre crime beaucoup plus grave qui demanderait notre attention et la dévierait de son chérubin. Cher parent détective, pensez-vous vraiment qu’on conspire pour accuser les jeunes à tort, votre enfant en particulier? On en a des centaines à éduquer ou à martyriser, c’est selon.

Le parent qui exorcise ses démons

diable

J’ai aussi le grand plaisir de recevoir des billets qu’on a envoyés aux parents, dans une enveloppe cachetée, nous revenir par les mains de l’enfant, avec un message bien en vue graffigné à l’encre rouge, comme possédée de la main du diable,  qui dit que son enfant n’a pas menti et que la prochaine fois, on devra le croire! Bien sûr, l’enfant se fait en général un plaisir de nous soumettre la lettre, avec un petit sourire presque diabolique. D’autre fois, l’enfant est mal à l’aise. Il sait qu’il a mal fait. Il culpabilise un peu.

Le parent qui s’exprime est verbomoteur et aussi très peu discret. Sa voix peut monter d’une octave ou sembler venir tout droit d’outre-tombe. Il arrive en coup de vent, exige de nous rencontrer pour nous expliquer à quel point nous sommes incompétents. Habituellement, il a détesté l’école étant jeune et transfère sa haine du système sur nous.  Il ne se gêne pas pour laisser exploser sa colère et cracher son venin sur tout ce qui l’entoure.  Le problème, c’est l’enseignante, toujours sur le dos de son rejeton. Il croit que son enfant est étiqueté et qu’on passe notre temps à le diaboliser. Il exigera qu’on retire la conséquence imposée, il refusera que son enfant assiste à une retenue ou autre.

Cher parent qui exorcise ses démons. Vous vous y prenez très mal et on n’a pas le gout d’être gentil avec vous. Sachez que la prochaine fois que vous vous pointerez à l’école, nous aurons envie de vous éviter, et peut-être qu’on brandira le crucifix pour vous tenir éloigné.

Le parent guerrier

guerrier

Le parent guerrier en veut à l’école, à l’enseignant, à la direction pour la grande injustice qu’on vient de porter envers son enfant. Il a la mémoire longue et vient de déclarer la guerre. Il trouvera toutes les excuses possibles pour envoyer des notes rageuses à l’enseignant de son enfant, comme autant de petits coups de poignard. Il posera des embuscades, soulignera une faute d’orthographe de l’enseignante à gros traits.  Ainsi, il critiquera l’enseignante qui me transmettra, en larmes, le dernier message méchant qu’il a reçu du parent guerrier. Aucune trêve en vue, la guerre froide durera jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à ce que l’enseignante se trouve vaincue. L’enseignant du niveau supérieur tremble déjà en sachant que l’enfant du parent guerrier aboutira dans sa classe l’an prochain.

Le parent de l’extrême droite

extremiste

Le parent de l’extrême droite est « trop de notre bord ». Il nous dit que son enfant est un menteur. Qu’il est pareil à la maison. Qu’il est souvent puni pour ses mensonges. Il fomente la pire des punitions pour dompter son fils. Punition qui pourra même aller à un mois sans amis, ou sans jeu. Bref, il en met trop. Avec le parent d’extrême droite, on en arrive à vouloir banaliser la situation à la dédramatiser, à tenter de calmer le parent car on a un peu peur pour notre petit protégé qui n’a tué personne.

L’enfant du parent extrémiste a très peur qu’on appelle son parent. Il tremble de peur. Ce qui fait qu’on ne communique pas souvent avec ce parent. On règle ça à l’école et on essaie de faire comprendre à l’élève ce que son parent ne comprend pas. Un mensonge, ce n’est pas si grave, mais ce n’est pas bien non plus. Par contre, on comprend le jeune de mentir pour éviter une punition. On le ferait aussi si on avait affaire à un parent extrémiste.

Le parent idéal

entente

Le parent idéal existe. Il compose même la grande majorité de notre population. C’est celui qui ne panique pas, et s’assure d’écouter ce qu’on a à dire avant de porter un jugement. Il ne nous prend pas pour des caves et se dit que si on prend la peine de communiquer avec lui, il prendra la peine d’avoir une vraie conversation. Il pourra même nous faire part de ses inquiétudes en sachant qu’on fera notre possible pour l’aider. Il comprendra que son enfant a commis une bévue mais n’en fera pas un drame. Quand le parent sortira de notre bureau, on aura encore le sourire aux lèvres. On saura que la situation est réglée à la satisfaction de tous (à part peut-être l’élève qui aura à vivre avec les conséquences de son geste). On n’aura pas peur que le petit se fasse battre en arrivant le soir à la maison. On saura qu’on peut compter sur ce parent-là pour collaborer car nous sommes sur la même longueur d’ondes et nous travaillons vers un même but. On a le même objectif : faire de l’enfant un être qui sera équilibré.

Cher parent, votre enfant ment, mais on l’aime et il est normal! Vous voulez savoir pourquoi on ment? Lisez ceci: La vérité sur les mensonge.