Uncategorized

POUR OU CONTRE LE ICE BUCKET CHALLENGE?

SEAU

Depuis quelques jours, on voit des gens s’insurger contre le défi du seau d’eau pour la maladie de Lou Gehrig.

Le phénomène viral sur internet dure depuis quelques mois et continue de prendre de l’ampleur. Petits et grands se déversent des seaux d’eau glacée sur la tête et passent le flambeau à d’autres, qui font la même chose.

Ceux qui n’adhèrent pas à ce phénomène sont surtout en désaccord avec le gaspillage d’eau et la futilité du geste.

Pour ma part, je suis tout à fait pour. Deux objectifs sont visés ici. Faire connaitre la cause et amasser des fonds. C’est grâce à  ce phénomène de vidéos virales que la maladie de Lou Gehrig (ou SLA) commence à être connue. Avant ça, qui en entendait parler et y prêtait attention? Juste pour ça, le défi est une réussite totale.

Pour ce qui est du gaspillage de l’eau, oui, c’est vrai qu’on gaspille, mais on gaspille pour bien d’autres raisons quand on arrose notre pelouse alors qu’elle finit quand même par jaunir comme celle du voisin qui n’arrose pas. Quand on remplit et vide nos spas et piscines, et j’en passe. Ce n’est pas ce seau d’eau qui va déshydrater la planète.

D’autre part, je me questionne à savoir si l’objectif d’amasser des fonds est atteint. C’est beau de se lancer un seau d’eau glacée sur la tête, mais est-ce qu’on donne aussi à l’organisme? De plus en plus de gens sont conscients qu’en participant au défi, on doit aussi donner. Ça parait, car ils en parlent depuis peu quand ils font leur défi. Le message commence à passer. Pour une des rares fois où tant de gens se sentent interpelés à participer à un mouvement de solidarité et que ça fonctionne, on ne se plaindra pas. La campagne ne coute rien, comparativement à toutes ces campagnes qui nous envoient des cartes, des collants, des 5 cennes et autres, je la trouve plutôt écologique. Pas de papier, pas de dépenses.

Si toutes les causes caritatives avaient la chance d’avoir une campagne aussi populaire que le  Ice Bucket Challenge, les chercheurs et malades seraient aux anges et je suis persuadée que les autres organismes se grattent la tête à savoir comment ils feraient pour obtenir le même succès.

Je ne peux que féliciter ceux qui ont donné des ailes au mouvement en espérant qu’on trouve une cure à  cette terrible maladie.

On connait un peu plus la maladie, maintenant, il faut donner. Pour faire un don à la fondation, cliquez :  SLA Québec

Publicités

BOLDUC, COUILLARD, ET LES CITRONS DE L’ÉDUCATION

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, s’enfarge dans son jargon médical et ose affirmer que si les bibliothèques scolaires n’achètent pas de nouveaux livres, les élèves n’en mourront pas et ils pourront lire quand même. C’est vrai. On ne peut blâmer monsieur Bolduc de parler de vie ou de mort, lui qui vient du secteur de la santé où tout est question de vie ou de mort. On peut toutefois le corriger. Affirmer qu’avoir de nouveaux livres dans une bibliothèque, ce n’est pas important puisqu’on en a déjà, c’est ne pas connaitre le contenu de nos bibliothèques scolaires. On pourrait l’inviter à venir visiter une bibliothèque de petite école. Il verrait qu’elle est remplie de vieux livres, souvent donnés par des parents, souvent dépassés, souvent abimés. Et on pourrait lui rappeler que la lecture, c’est la base de la réussite scolaire. Et que les élèves qui réussissent, deviennent nos médecins de demain.

Le Premier Ministre Couillard affirme le contraire en disant que les livres, c’est important et que les Commissions scolaires peuvent choisir de couper où elles  veulent. C’est un peu le même discours, au fond. Car les commissions scolaires sont rendues là : couper dans les livres. Quand tout a déjà été coupé, le choix des coupes devient mince, voire même inexistant. Des services ont été abolis, des postes de retraités non remplacés, des subventions dédiées disparaissent. Le Premier Ministère peut bien se targuer de nous laisser couper où l’on veut (mais pas dans les livres, nécessairement). Ainsi, il n’a pas l’odieux de confirmer qu’il coupe dans ceci ou cela, puisque ce sont les gens sur le terrain qui font le sale boulot.

L’ironie, c’est que d’année en année, on nous demande d’ajouter des programmes, selon les sujets chauds du jour. Par exemple, il y a deux ans, on nous a ajouté la mise sur pied d’un programme de lutte contre la violence et l’intimidation. Les argents ont suivi. On a formé des comités, tenu des activités, rédigé des rapports, etc. Puis, les sous n’arrivent plus. Mais la beauté de la chose, c’est qu’on est encore tenus de faire vivre ces programmes. C’est comme si on te forçait à manger du poisson pour ta santé au lieu des beurrées de beurre d’arachide (en te fournissant le budget qui va avec ta nouvelle nutrition), et qu’une fois l’habitude prise, on te retirait les sous, mais on te forçait à continuer ta diète de riche.

Ce sont donc de nombreux programmes qu’on a mis sur pied, et qu’on n’a plus le moyen de financer, mais qu’on doit continuer faire vivre. On presse les citrons. Ce sont les humains qui travaillent sur le terrain qui écopent. Et les jeunes, bien sûr.

Monsieur Bolduc, comme médecin, j’imagine que vous avez eu accès aux livres les plus à jour pour apprendre votre métier. J’imagine que vous aviez accès aux dernières avancées et technologies. Pourquoi les futurs médecins qui ont 5, 6, 7 ans, ne devraient pas avoir les mêmes privilèges, aujourd’hui? Quand 2 médecins, qui ont eu droit à des formations de pointe pour atteindre le niveau requis d’expertise, se mettent à  nous dire que l’on peut faire des miracles avec rien, que tout est important mais qu’il faut couper dans l’essentiel, c’est comme s’ils disaient aux futurs médecin : c’est important de pratiquer une médecine de pointe, mais vous allez apprendre par une médecine de brousse.

Bien sûr, personne ne meurt des coupes en éducation. Et c’est ça le problème. Les effets des coupes ne se font pas sentir sur le champ. L’éducation c’est du long terme et ça n’a pas d’effets concrets directs comme soigner une infection. Mais les effets sont là et causent de nombreux problèmes de société. Si vous voulez un exemple avec lequel vous compatirez, vous, médecins, analysez les congés de maladie du personnel du monde de l’éducation : 98 millions de dollars. 98 millions de dollars envolés parce que qu’entre autres, le personnel est à bout de souffle et se ramasse dans vos hôpitaux.    C’est assez concret, ça? Quand près de la moitié des Commissions scolaires vous demandent l’autorisation de fournir un budget déficitaire, n’est-ce pas un message que du gras, il n’y en a plus depuis belle lurette? Dans quelque temps, les commissions seront tellement pauvres, qu’elles vous supplieront de se fusionner. Vous qui pensiez devoir forcer des fusions, vous aurez enfin accompli votre plan de match : fusionner les c.s. à leur propre demande. Des postes seront naturellement coupés et d’autres citrons pressés.

En effet, messieurs Bolduc et Couillard, personne ne meurt des coupures en Éducation, mais tout le monde en souffre. Un système d’Éducation malade, c’est une société malade.

LA VIE COMME UNE BALANÇOIRE

Couple Playing on a SwingLa vie, comme une balançoire, ça commence par les parents qui nous poussent pour nous donner de l’élan, ou nous retiennent, quand on en a trop. 

C’est l’adrénaline,  le sentiment de liberté, le risque, la quête du bonheur, le défi d’aller toujours plus haut, plus vite. C’est le sentiment d’avoir des ailes. C’est le temps de la récréation, le temps des pulsions. C’est l’euphorie de la montée et le vertige de la descente, grisant et épeurant à la fois.

On peut y jouer seul, mais c’est toujours mieux à deux.  On en tombe, quelquefois,  mais on a la renfourche, invariablement.  Ça virevolte, ça twiste, ça demande de l’énergie, ça brasse, ça secoue.

La vie, comme une balançoire, c’est  aussi des chaines qui nous retiennent au sol.  Des cordes qui nous rattachent à la réalité.  C’est comme un tape-cul qui cogne dur des fois. C’est un jeu parfois dangereux. Ça cause des éraflures.

C’est aussi la balancelle sur le porche ou sous le vieil arbre, où le doux mouvement de va-et-vient calme nos angoisses et remue nos souvenirs. C’est l’effet de pendule, qui rythme le temps qui passe. C’est là où l’on se retrouve, tous les deux, un peu plus vieux, main dans la main, ou seul avec nos souvenirs.

La balançoire, comme la vie, est en perpétuel mouvement. Et lorsqu’elle s’arrête, on sait que  c’est la fin du jeu.

fin du jeu

La diète du bonheur

Girls in Human Pyramid

On souhaite à chacun, et à nous même, santé et bonheur. On déploie beaucoup d’énergie à rester en santé ou à retrouver la forme. Diètes, modes de vie sains, exercices, on ne compte plus combien de sites internet  et de livres  nous proposent des façons d’y arriver.

Mais le bonheur, qu’en est-il? Combien de temps passe-t-on chaque jour à l’entretenir? Si on se dit souvent : Bon, qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour être en forme? Se pose-t-on la question : Bon aujourd’hui, je fais quoi pour être heureux?

Pourtant, il parait qu’on peut adopter une « diète » du bonheur. Le cours est même enseigné à Harvard et a surpassé en popularité le cours introduction à l’économie. Les professeurs en psychologie positive Shawn Achor et Tal Ben Sharar nous enseignent comment cultiver le bonheur.

De leurs enseignements, il faut retenir que la recherche du bonheur n’a rien à voir avec la recherche du plaisir, qui est lui, est éphémère.  La réussite ne mènerait pas nécessairement au bonheur non plus. En effet, on peut avoir un poste qu’on convoitait depuis longtemps et s’apercevoir que nous ne sommes pas plus heureux.  Mais faire quelque chose que l’on aime mènerait à la réussite.

Des recherches indiqueraient que seulement 10% de notre bonheur serait influencé par nos gènes, nos antécédents familiaux ou nos expériences de vie. 90% serait dû à la manière dont notre cerveau interprète notre vie. Le bonheur serait donc, dans la tête plutôt que dans le pré!

Shawn Achor revisite l’exemple du verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein. En effet, si certains optimistes voient le verre d’eau à moitié plein et les pessimistes le voient à moitié vide, les gens heureux auraient plutôt tendance à se dire : peu importe s’il est à moitié vide ou à moitié plein, puisqu’il y a un pichet tout près.  Cette image renvoie à l’analogie des relations sociales. Quand on sera mal pris, il y aura toujours des gens pour nous aider, pour nous ressourcer. De là l’importance des relations sociales, à la base du bonheur.

pichet

Les gens heureux ne voient pas le verre à moitié plein ou vide, ils voient le pichet, symbole du bonheur inépuisable.

 

On comprend l’importance des interactions sociales dans le milieu du travail. En effet, seulement 25% de nos capacités intellectuelles et de nos compétences seraient vraiment importantes au travail. Le plus important serait nos connexions sociales.

bonheurtravail

Les interactions sociales au travail compteraient pour 75% des compétences recherchées.

 

LA DIÈTE DU BONHEUR

J’ai résumé pour vous les étapes à suivre quotidiennement pour avoir une bonne diète du bonheur.

1. Cultiver nos relations avec les autres. Chaque jour, prendre 2 minutes pour se rappeler une interaction positive avec quelqu’un que nous avons croisé dans la journée. Visualiser le souvenir de cette rencontre en nous arrêtant aux détails et au plaisir que nous avons éprouvé au contact de cette personne. En évoquant des souvenirs heureux, le cerveau se développera de nouveaux circuits qui nous amèneront à rechercher ce plaisir évoqué. La visualisation est une grande part de la vie des athlètes de haut niveau qui s’en servent pour améliorer leurs performances. Dans le cas du bonheur, l’approche est la même : conditionner le cerveau à atteindre cet état de bonheur et à rechercher les interactions plaisantes.

Family Eating Christmas Dinner Together

Développer des interactions sociales positives

 

2. Prendre 2 minutes par jour pour dire notre gratitude. Cela peut être en écrivant un journal où on prend le temps de noter les petits plaisirs de la journée : un bon café, une pause au soleil, un compliment reçu ou donné, etc. on prend aussi le temps d’écrire à quelques personnes, un courriel de remerciement ou d’encouragement. Mieux, on prend le téléphone et on appelle une personne dont on n’a pas eu de nouvelles depuis un bout de temps. Encore mieux, on le fait en personne.

Senior woman gardening

Prendre plaisir aux petits moments du quotidien

 

3. Faire des exercices tous les jours. L’exercice procure de la dopamine, la drogue naturelle du bonheur. Elle encourage l’action et la projection d’images positives. L’exercice procure aussi des endorphines, hormones du plaisir et de l’antidouleur.

Elderly Woman Smiling Wearing a Swimming Cap in a Swimming Pool

L’exercice c’est la drogue naturelle du bonheur

 

4. Méditer. Prendre 2 poses de 20 minutes par jour pour méditer ou tout simplement se concentrer sur sa respiration. Les bienfaits de la méditation mériteraient un article tout entier. Si c’est impossible de s’arrêter 20 minutes, prendre 2 minutes à chaque heure pour prendre 3 grandes inspirations. La méditation permet d’être présent en soi, hors du monde. Elle permet de se recentrer et de nous redonner l’énergie nécessaire à notre bon fonctionnement.

Man Meditating on a Rock at the Beach

Prendre du temps pour entrer en soi, hors du monde

 

Comme toute diète, il faut y travailler et y consacrer du temps. Avec de l’entrainement, et une réévaluation de ce qui nous rend heureux, on devrait être plus heureux! Encore faut-il redéfinir notre notion de bonheur.

Si nous avons comme discours que nous serions heureux si  nous gagnions le million, si nous avions telle voiture, tel emploi, tel bonus, nous plaçons notre bonheur dans des événements extérieurs à nous, un peu hors de notre contrôle. Ses stimuli sont externes et leur plaisir ne dure pas longtemps. Il ne faudrait pas attendre après quelque chose pour être heureux. Le bonheur est un choix qu’on ferait quotidiennement. C’est pourquoi il faut prendre plaisir à faire ce que l’on fait présentement.

Le mieux, dans cette diète du bonheur, c’est que ça ne coute rien d’essayer, et ça ne nous demande pas de nous priver de quoi que ce soit!

Je vous propose un site assez fabuleux où toutes sortes d’activités simples nous sont proposées. Journal de gratitudes, images et sons pour méditations courtes, quiz, etc. Le site n’est disponible qu’en anglais mais il est simple et convivial. Vous ouvrez votre dossier et on fait le reste pour vous. Happify.com.

Voir aussi une des conférences en ligne du professeur Tal Ben-Sharar qui nous parle de la théorie des 4 hamburgers.

Ici, Guy Corneau en entrevue au sujet du livre Happines-Le Grand Livre du Bonheur auquel ont participé plusieurs psychologues de la psychologie positive.

Partagez avec nous ce qui vous rend heureux chaque jour!

SUR LES BANCS D’ÉCOLES

Je suis directrice d’école et j’ai enseigné pendant longtemps. Tout ce qui touche l’éducation me passionne. Vous trouverez ici des articles sur les recherches en éducation, sur les projets qui se font dans les écoles, les gens qui y travaillent, les psychologies de l’apprentissage.

Des textes comme

5 ASTUCES POUR FAIRE DE MEILLEURES PHOTOS

LA VÉRITÉ SUR LES ENSEIGNANTS

LES PARENTS ET LE MENSONGE

LA VÉRITÉ SUR LES MENSONGES

LA DIÈTE DU BONHEUR

ADIEU MONSIEUR LE PROFESSEUR

La stakose, maladie du siècle?

stakose

Une mère m’a récemment informée que son fils souffrait de stakose. J’ai écarquillé les yeux, car je connais le TDAH, l’autisme, la dyspraxie, l’anxiété et autre désordres dont les enfants peuvent être affectés, mais la stakose, je ne connaissais pas. Elle m’a expliqué :

Lorsque questionné, son fils répond toujours, stakose que mon devoir était embarré dans ma case. Stakose que je n’avais pas mes espadrilles, stakose que mon ami a volé mon devoir. Vous voyez maintenant ce qu’est la stakose?

Finalement, la stakose est fréquente, et pas que chez les enfants. Ça s’appelle trouver des excuses, pointer du doigt un responsable autre que soi. Ça s’appelle aussi l’irresponsabilité. Et ça, c’est assez généralisé. Voici quelques symptômes  par lesquels la stakose se manifeste: 

Le gouvernement ne tient pas ses promesses, stakose du parti au pouvoir avant lui.

Les jeunes mangent du fast food, stakose que la bouffe de cafétéria n’est pas mangeable.

fast food

On ne cuisine plus pour nos enfants, qui mangent du fast food, stakose qu’on n’a pas le temps.

Nous ne faisons plus faire leurs devoirs aux enfants, stakose que c’est à l’école à le faire. Stakose qu’ils ont du sport le soir.

devoirs

Mon enfant échoue son année, stakose qu’il a un prof pourri qui n’aime pas mon enfant et qui s’acharne sur lui. L’année passée, tout allait bien.

profs

Mon enfant se fait intimider, stakose que l’école ne fait rien. C’est pas parce que je suis incapable de lui inculquer des habiletés sociales.

Mon enfant intimide, stakose qu’il s’est tellement fait écoeurer avant, que là c’est à son tour. C’est pas parce que je le bardasse à la maison et que je le traite de con.

bagarre

Plus personne ne ralentit aux feux jaunes, stakose qu’on est pressés. Notre temps est plus important que celui des autres.

feux circulation

On ne s’occupe plus de nos vieux, skakose qu’on n’a plus le temps. Y’a du monde payé pour ça.

les vieux

Les hommes n’ouvrent plus les portes aux dames, stakose du féminisme.

galanterie

Je suis grosse, stakose que ma glande thyroïde ne fonctionne pas. Stakose de Mc Donald qui ne m’a jamais dit que leur merde faisait engraisser.

gros

Les compagnies déménagent en chine, stakose de la mondialisation. C’est pas à cause que je vais magasiner au magasin à 1$ à toutes les semaines.

chine

On est corrompus, on donne des pots de vin, on en reçoit, on alloue des contrats à gros prix à nos « amis », stakose du système. C’est pas parce que ça fait mon affaire.

argent

On pollue même si les scientifiques s’entendent tous pour dire qu’on s’en va à notre perte, stakose que ce qui pollue engendre de l’argent et des jobs. On veut des jobs. Fuck les poissons, les forêts et tout le reste. J’vivrai pas assez vieux pour voir l’horreur qui nous attend. Et je veux continuer à surconsommer pour mon plaisir.

pollution

Oui, nous sommes réellement affectés de la stakose, à divers degrés. Mais apparemment que ça se soigne. Avec une bonne dose de conscience sociale et de sens des responsabilités. Par contre les stocks de conscience sociale et de responsabilités sont en baisse. Tout le monde ne pourra être vacciné.

 

 

PORTRAITS D’ENFANTS: TOM, 5 ANS

roux

 

Je suis directrice d’école. Je vois beaucoup d’enfants et je côtoie habituellement les plus agités ou troublés. Les autres ont moins besoin de moi. J’ai des protégés. Ce sont les plus démunis. Pas que les petits bien habillés, bien propres et bien polis ne me touchent pas, mais ils ont tout ce dont ils ont besoin. Pas mes petits chouchous.

Et parmi ceux qu’il m’a été donné de croiser, il y en a un, à qui je pense encore beaucoup. Je vous raconte. Il est beau comme un cœur. Tout rousselé. Il a 5 ans, potelé. Il est en maternelle. Ses parents ont une déficience légère. Le père est alcoolique. La mère est méchante.  Je vais appeler mon chouchou, Tom. Ce n’est pas son vrai prénom. Tom est attachant malgré qu’il ne sente pas toujours bon et qu’il soit un peu tannant. Comme il a déjà un dossier d’aide à son actif, je le feuillette et m’aperçois qu’il y a déjà eu des plaintes de formulées à la Direction de la Protection de la Jeunesse pour négligence parentale. Les parents sont d’ailleurs suivis par une équipe de professionnels. Une technicienne en éducation spécialisée s’occupe de lui, à l’école, quand ça ne va pas. On garde l’œil ouvert.

Un bon matin, je croise Tom qui saigne de la lèvre. Je l’accompagne aux toilettes pour l’aider à le soigner. Je vois alors sur sa lèvre supérieure, ce qui me semble être une brûlure en train de guérir. Tom a arraché la gale. Mon cœur fait un bon et je lui demande tout bonnement comment il s’était fait ce bobo. Il me répond candidement que sa mère a échappé sa cigarette sur lui. Mon cœur s’arrête. Je lui pose d’autres questions. J’ai la certitude que sa mère n’a pas échappé sa cigarette mais qu’elle lui a carrément écrasée sur la lèvre. On voit bien le trou, bien rond et creux. Je l’emmène voir la technicienne et on procède à lui demander de soulever les manches longues de son chandail, puis on découvre son dos. Il a des marques.

On discute avec lui. Il nous parle ouvertement qu’il va voir un monsieur, un ami de sa mère et que celui-ci lui donne des billets rouges (50$). On découvre que ces cadeaux ne sont pas de généreux dons anodins mais qu’il doit performer des actes de nature sexuelle pour les obtenir, avec le consentement de maman. Il n’a pas les mots pour décrire ce qu’il doit faire, alors il mime les gestes. Très explicites. Nous sommes horrifiées.

Ébranlées, nous communiquons avec la DPJ qui retient le signalement. Un représentant va voir directement les parents en leur dévoilant les propos du petit. Le lendemain la DPJ vient rencontrer Tom. Évidemment, il change son histoire et dit que maman ne veut pas qu’il parle.

Bref, nous sommes coincées. Par contre, d’autres événements se produisent et nous permettent enfin d’avoir un dossier béton. Nous sommes conviées à aller témoigner en cour.  Le juge est d’avis que l’enfant est en danger dans sa famille biologique. Par contre, comme il n’y a pas de familles d’accueil disponibles dans la région et que Tom devrait s’éloigner et changer d’école, il décide de le laisser chez lui. Je suis sans mot.  À partir de ce moment, les parents se méfient de nous et l’enfant aussi. Il restera fermé comme une huitre.

Un mois plus tard, sa grande sœur fait un signalement à la DPJ pour violence. Son signalement est retenu. Elle est retirée de la famille, mais pas Tom. Le signalement ne le concernait pas!

Puis, les parents déménagent, emmenant mon beau Tom avec eux, hors de ma portée. Je n’ai plus revu Tom, mais j’y pense souvent. Chaque fois que j’entends son prénom ou que je croise un petit rouquin dans l’école. J’espère qu’il va bien. Je sais que ce n’est pas le cas.

10 RAISONS DE TRIPPER SUR LE CITRON

citrona

J’adore le citron, sa couleur, son odeur, son goût et ses bienfaits. Voici 10 raisons pour lesquelles tout le monde devrait l’adopter, et pas seulement en cuisine.

limonade

Santé

Bourré de vitamine C, le citron est un détox naturel.

1-Ayez toujours dans votre frigo, un pichet rempli d’eau et de tranches de citron. Ça désaltère et ça nettoie notre organisme en même temps. De plus, ça fait une bonne limonade à servir l’été si on y ajoute un peu de sucre, des tranches de lime et pourquoi pas, quelques feuilles de menthe.  Ce mélange simple et peu cher vous donnera en prime une bonne haleine.  Prenez soin de nettoyer la pelure du citron qui pourrait contenir des insecticides.

Un verre d’eau tiède mélangée au jus d’un citron pressé à chaque matin contribue à éclaircir le teint, à désintoxiquer l’organisme, à digérer et à abaisser le taux de cholestérol.

 beauté

Beauté

2-Le citron éclaircit le teint et est parfait pour les peaux grasses car il est un astringent naturel et resserre les pores.  On n’a qu’à imbiber du coton de gouttes de citron et le tour est joué.

Pour un antirides complètement naturel, on mélange quelques gouttes de jus de citron à quelques gouttes d’huile d’olive et le tour est joué.

3-Pour des ongles jaunis par le vernis ou la cigarette, un trempage des doigts ou des orteils dans une eau citronnée est parfaite et rendra vos ongles solides.

4-Le citron est un excellent anti-sudorifique. Si vous frottez une tranche de citron sous vos pieds, ceux-ci dégageront moins d’odeurs et transpireront moins.

nettoyant

Maison

4-Le citron désinfecte et sent bon.  Après avoir préparé un repas au four, profitez que le four est encore chaud pour y placer quelques tranches de citron avec la pelure. Le fruit absorbe les odeurs nauséabondes et dégage un effluve de fraicheur.

Mettez un demi -citron dans la porte du frigo et il absorbera également les mauvaises odeurs

5-Le citron blanchit les vêtements blancs qui ont jauni. Ajoutez le jus de 2 citrons à 1 litre d’eau bouillante et faites tremper le vêtement.

6-Le citron, sur un linge de coton imbibé qu’on prendra pour frotter la coutellerie ou les bijoux d’argent  les fera briller. Même chose pour les objets de cuivre.  Il s’agit de mettre 1 part de citron pour 5 parts d’eau.

7-Le citron est idéal pour nettoyer les joints de céramique et le calcaire déposé sur les robinets. Pour nettoyer les joints de céramique, mélangez 1 portion de bicarbonate de soude à 1 portion de jus de citron. Vous obtiendrez une pâte à étendre sur les joints. Attendez 10 minutes, frottez avec une brosse et rincez.

8- Le citron est aussi un insecticide. Si vous avez des invasions de fourmis, mettez quelques tranches de fruit aux endroits  où les fourmis se faufilent.  Elles agiront comme agent répulsif.

9-Pour le ménage du printemps, si vous voulez nettoyer vos armoires, mélangez  ½  litre d’eau au jus de 3 citrons.

10-Pour nettoyer votre four micro-ondes, placez dans le four, 1 tasse d’eau mélangée au jus de 1 citron. Faites chauffer 1 à 2 minutes. La vapeur se chargera de nettoyer le four. Vous n’aurez plus qu’à passer un linge pour essuyer le tout.

A NE PAS FAIRE : se laver les dents au jus de citron! Beaucoup de gens vous diront que ça blanchit les dents, mais votre dentiste vous assurera que vous en abimerez  ainsi l’émail.

 Si vous concoctez une des recettes proposées, soyez gentils et partagez vos résultats!

Les Parents et le Mensonge

mensonge

Billet d’humeur à prendre avec un grain d’humour

Mon enfant ne ment pas! C’est ce que me disent de plus en plus de parents qui jurent que leur progéniture, pris la main dans le sac, n’a pas menti et que tout est de la faute de l’autre (l’autre enfant, l’enseignant). Ce à quoi je leur réponds le plus souvent : Si votre enfant ne ment pas, il n’est pas normal. Bon, enfin, c’est ce que je me dis. Parce que si je leur répondais vraiment ça, ce serait assez pour qu’ils me disent que j’accuse leur enfant d’être anormal.

Pire que le mensonge de l’enfant est la réaction des parents quand on les informe que leur enfant a menti.

Le parent avocat

avocat

Le parent avocat défendra son enfant jusqu’à porter plainte à la Commission scolaire si on ne capitule pas. Il ne sait pas ce qu’il s’est passé (il n’était pas là), mais il  croit son enfant. Comme un avocat, peut lui importe vraiment ce qui est arrivé, tout ce qu’il veut qu’on retienne de sa longue diatribe enflammée, c’est que son enfant ne ment pas. Il est le seul juré et sa conclusion est le seul verdict acceptable.

Cher parent avocat, il se peut que votre enfant subisse une injustice, mais faudrait pas mettre tout le système en branle pour un simple mensonge. Il se peut aussi que votre enfant soit déclaré coupable et que ce soit vrai. La peine ne sera pas si grave. Au plus il aura une réflexion à faire, un geste réparateur à poser. Et sachez que les enfants n’ont pas toujours besoin d’avocats. Ils se défendent assez bien seuls. Ou bien ils l’apprendront, ce qui est encore mieux.

Le parent détective

espion

Le parent qui demande les preuves. On lui dit qu’une telle a vu l’enfant porter un geste. Le parent nous répond qu’il veut parler à cette personne. Qu’on lui expose de long en large les étapes qu’on a suivies durant une enquête qui nous a pris 2 heures de notre journée pour venir à bout des versions de tous ceux impliqués, ça ne compte pas. Il veut refaire le travail lui-même. Il ira même jusqu’à communiquer avec d’autres parents, pour s’assurer que le leur a bien été puni, que l’école n’a pas monté un scénario de toutes pièces pour harceler leur chérubin. Il se tiendra près de la cour de récréation et observera son ange interagir avec les autres, pour les prendre sur le fait d’un autre crime beaucoup plus grave qui demanderait notre attention et la dévierait de son chérubin. Cher parent détective, pensez-vous vraiment qu’on conspire pour accuser les jeunes à tort, votre enfant en particulier? On en a des centaines à éduquer ou à martyriser, c’est selon.

Le parent qui exorcise ses démons

diable

J’ai aussi le grand plaisir de recevoir des billets qu’on a envoyés aux parents, dans une enveloppe cachetée, nous revenir par les mains de l’enfant, avec un message bien en vue graffigné à l’encre rouge, comme possédée de la main du diable,  qui dit que son enfant n’a pas menti et que la prochaine fois, on devra le croire! Bien sûr, l’enfant se fait en général un plaisir de nous soumettre la lettre, avec un petit sourire presque diabolique. D’autre fois, l’enfant est mal à l’aise. Il sait qu’il a mal fait. Il culpabilise un peu.

Le parent qui s’exprime est verbomoteur et aussi très peu discret. Sa voix peut monter d’une octave ou sembler venir tout droit d’outre-tombe. Il arrive en coup de vent, exige de nous rencontrer pour nous expliquer à quel point nous sommes incompétents. Habituellement, il a détesté l’école étant jeune et transfère sa haine du système sur nous.  Il ne se gêne pas pour laisser exploser sa colère et cracher son venin sur tout ce qui l’entoure.  Le problème, c’est l’enseignante, toujours sur le dos de son rejeton. Il croit que son enfant est étiqueté et qu’on passe notre temps à le diaboliser. Il exigera qu’on retire la conséquence imposée, il refusera que son enfant assiste à une retenue ou autre.

Cher parent qui exorcise ses démons. Vous vous y prenez très mal et on n’a pas le gout d’être gentil avec vous. Sachez que la prochaine fois que vous vous pointerez à l’école, nous aurons envie de vous éviter, et peut-être qu’on brandira le crucifix pour vous tenir éloigné.

Le parent guerrier

guerrier

Le parent guerrier en veut à l’école, à l’enseignant, à la direction pour la grande injustice qu’on vient de porter envers son enfant. Il a la mémoire longue et vient de déclarer la guerre. Il trouvera toutes les excuses possibles pour envoyer des notes rageuses à l’enseignant de son enfant, comme autant de petits coups de poignard. Il posera des embuscades, soulignera une faute d’orthographe de l’enseignante à gros traits.  Ainsi, il critiquera l’enseignante qui me transmettra, en larmes, le dernier message méchant qu’il a reçu du parent guerrier. Aucune trêve en vue, la guerre froide durera jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à ce que l’enseignante se trouve vaincue. L’enseignant du niveau supérieur tremble déjà en sachant que l’enfant du parent guerrier aboutira dans sa classe l’an prochain.

Le parent de l’extrême droite

extremiste

Le parent de l’extrême droite est « trop de notre bord ». Il nous dit que son enfant est un menteur. Qu’il est pareil à la maison. Qu’il est souvent puni pour ses mensonges. Il fomente la pire des punitions pour dompter son fils. Punition qui pourra même aller à un mois sans amis, ou sans jeu. Bref, il en met trop. Avec le parent d’extrême droite, on en arrive à vouloir banaliser la situation à la dédramatiser, à tenter de calmer le parent car on a un peu peur pour notre petit protégé qui n’a tué personne.

L’enfant du parent extrémiste a très peur qu’on appelle son parent. Il tremble de peur. Ce qui fait qu’on ne communique pas souvent avec ce parent. On règle ça à l’école et on essaie de faire comprendre à l’élève ce que son parent ne comprend pas. Un mensonge, ce n’est pas si grave, mais ce n’est pas bien non plus. Par contre, on comprend le jeune de mentir pour éviter une punition. On le ferait aussi si on avait affaire à un parent extrémiste.

Le parent idéal

entente

Le parent idéal existe. Il compose même la grande majorité de notre population. C’est celui qui ne panique pas, et s’assure d’écouter ce qu’on a à dire avant de porter un jugement. Il ne nous prend pas pour des caves et se dit que si on prend la peine de communiquer avec lui, il prendra la peine d’avoir une vraie conversation. Il pourra même nous faire part de ses inquiétudes en sachant qu’on fera notre possible pour l’aider. Il comprendra que son enfant a commis une bévue mais n’en fera pas un drame. Quand le parent sortira de notre bureau, on aura encore le sourire aux lèvres. On saura que la situation est réglée à la satisfaction de tous (à part peut-être l’élève qui aura à vivre avec les conséquences de son geste). On n’aura pas peur que le petit se fasse battre en arrivant le soir à la maison. On saura qu’on peut compter sur ce parent-là pour collaborer car nous sommes sur la même longueur d’ondes et nous travaillons vers un même but. On a le même objectif : faire de l’enfant un être qui sera équilibré.

Cher parent, votre enfant ment, mais on l’aime et il est normal! Vous voulez savoir pourquoi on ment? Lisez ceci: La vérité sur les mensonge.

SANS SES HUSKY, L’HOMME EST ICI PERDU, ISOLÉ

HUSKY
Le titre de ce billet est tiré d’un reportage de TF1 sur le Québec appelé « Au Pays des Caribous » mais aussi bien surnommé « Pire Reportage sur le Québec ». L’équipe de journalistes G. Debré M. Derien et A. Geoffroy nous y décrit un Québec pittoresque, isolé du monde et enseveli sous 4 mètres de neige 8 mois par année. Très poétique, mais bourré d’erreurs sur les faits. Quant à moi, je me rejoue le clip quand j’ai envie de rire un bon coup. Pour savoir ce dont je parle, je vous suggère de le visionner. Au pays des Caribous. 

Pas pour crever votre bulle mais :

Sans ses Husky, l’homme est perdu. Personne au Québec ne se fie sur quel qu’animal que ce soit pour se déplacer. On fait bien des tours de carrioles tirés par des chevaux, à l’occasion (Noël ou cabane à sucre), mais pour le reste on se déplace en automobile, vélo, autobus, mobilette, comme dans tous les pays développés. La plupart des Français qui viennent au Québec l’hiver pratiqueront la motoneige mais il y a fort à parier qu’ils ne rencontreront pas l’Homme et son Husky.

Pays de caribous…J’en ai bien vu un ou deux au zoo de St-Félicien, mais il est rare que j’en croise un dans le coin. Si vous apercevez un caribou durant votre séjour, dites-vous que vous êtes très chanceux et probablement perdus dans un bois. Par contre, ne soyez pas surpris si vous voyez  des chevreuils, des renards, des hiboux, des vaches et chevaux. Ils sont nombreux et couvrent une grande partie du territoire.

-25 degrés, une chaleur hivernale. Ben oui, toi! Quand on regarde pourtant les statistiques québécoises, les moyennes hivernales oscillent entre -6 et -10 degrés. On a bien eu un record de froid le 23 janvier 1976 avec un -49.1 (avec le refroidissement éolien). Mais on ne se promène pas en cagoule, bottes de loup marin, couverts de peaux d’ours. Si vous voulez vous déguiser en Québécois, le manteau, la tuque, bottes et mitaines modernes feront l’affaire.

4 mètres de neige, 8 mois par année. C’est plutôt la moitié moins de neige, et cela, étendu sur 6 mois de l’année, particulièrement de décembre à mars. On a un vrai automne, un vrai printemps et un vrai été.

Le québécois qu’on voit sur la vidéo, trop content de pelleter la neige dans son entrée ne représente pas le québécois moyen. Celui-ci paye souvent un déneigeur (équipé d’une grosse souffleuse à neige et non d’une pelle), et se sauve dans le sud s’il le peut pour échapper à l’hiver au moins une semaine. Pelleter n’est pas un passe-temps très apprécié pour la grande majorité.

Chers amis étrangers, je ne voudrais pas crever votre bulle, mais vous seriez mieux de vous informer avant de venir au Québec pour y faire du chien de traineau, observer les caribous et grimper les chutes Montmorency gelées. Vous aurez certainement du plaisir dans le vrai Québec moderne, invitant et plein d’attraits touristiques accessibles au commun des mortels. Des activités qui représentent de façon plus réaliste, ce qu’on fait au Québec l’hiver.
Bref, le reportage sans crédibilité, mais très drôle, que je qualifierais de publicité, nous vend un beau Québec invitant. Sauf que c’est de la fausse publicité. Les faits sont erronés. Seules les images sont authentiques. Bravo au caméraman.

En fait, cela me fait penser à toutes ces pubs sur les destinations soleil où on ne voit que des gens heureux sur la plage. Fort à parier que si on nous montrait la vraie vie, tout à côté du paradis, avec sa pauvreté, sa criminalité, ses petites horreurs du quotidien, on n’aurait pas envie de s’y ruer. On veut voir le beau, comme une carte postale et la vidéo est belle. Mais n’appelez pas ça un reportage s.v.p.

Vous voulez savoir ce qu’on fait vraiment en hiver au Québec? Lisez ceci.