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DICTONS POUR CYNIQUES

DICTONS POUR CYNIQUES.

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DICTONS POUR CYNIQUES

Je me souviens avoir lu ce livre, Aujourd’hui je vais nourrir mon martyre intérieur-Affirmations for Cynics, par Ann Thornhill et Sarah Wells. J’étais sur une plage d’Ogunquit avec mon amie Dominique et nous avions bien ri de ces affirmations cyniques se riant de la pop psychologie qui nous inonde de clichés sur notre enfant intérieur, notre manque d’estime de soi et toutes ces phrases qu’on se dit pour s’aider à être heureux.

Entre autres affirmations : « Aujourd’hui, je vais faire une crise de nerfs pour me sentir vivante! Mieux vaut parler dans le dos des autres que de leur faire de la peine en pleine face. Aujourd’hui, je vais pelleter ma neige dans la cour du voisin. Nonobstant ce que les autres en pensent, ma propension à faire des crises fait de moi une personne théâtrale et intéressante. Aujourd’hui je me répète que je n’ai besoin de personne. Je suis une île. Aujourd’hui, je vais me pratiquer à utiliser le mot « pathétique » pour parler des autres et de leur vie. »

Vous voyez le genre? Inspirée de ce petit bijou de livre, j’ai moi-même concocté mes dictons pour cyniques frustrés, qui je l’espère, vous feront sourire.

Voici un diaporama des dictons cyniques que j’ai concoctés et apposés sur mes photos.

 

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Quatre degrés de stupidité

« Heureux les creux », comme disait mon père. À quoi nous répondions en chœur : « car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Voici mon corollaire à ce dicton. Plus tu es stupide, moins tu t’en rends compte, plus tu es heureux. Comme nous sommes tous à la recherche du bonheur, il faudrait donc tendre vers la stupidité.

 Voici mon échelle de stupidité créée pour vous avec l’aide du fameux test sur le Q.I. et autres sources encore moins crédibles.

génie

Niveau 1 : Normaux à géniaux. Les gens normaux à géniaux ne l’ont pas pantoute. Ils se posent trop de questions sur l’existence, sont rongés par la culpabilité et l’idée de réussir leur vie. Ils sont généralement anxieux. Ils sont branchés sur les nouvelles du Devoir, de La Presse,  et s’inquiètent pour le sort du monde. Ils sont  souvent  insatisfaits, voire même frustrés. Ils aspirent à plus : plus d’argent, plus de pouvoir, plus de prestige, plus d’éducation, plus de spiritualité. Ils en veulent trop. Leur niveau de conscience est beaucoup trop élevé. Ils ont un long  chemin à parcourir avant de pouvoir atteindre le quatrième niveau de stupidité.

superficiel

Niveau 2 : Cons.  S’ils ont quelque peu de jugeote, les cons le camouflent assez bien. Ils sont déjà un peu plus heureux que ceux du niveau 1 car ils vont dans la vie en suivant le flot. Ils ont, dans certains cas, une bonne capacité d’adaptation sociale. Ils font des niaiseries mais en sont conscients. Les Jackass en sont un bon exemple. Leurs comportements sont souvent clownesques et on voit bien qu’ils tentent d’atteindre le niveau du plus bas dénominateur commun. On sent tout de même chez eux un certain degré de conscience. Par contre, ils sont superficiels, ce qui leur donne une longueur d’avance vers la stupidité.   Les cons regardent les autres de haut et les traitent de stupides. Ça leur donne l’air intelligent sans avoir à l’être vraiment. Ils ont de brefs  éclairs de lucidité, mais quand ça leur arrive, ils calent un Martini ou une bière et ça leur passe. Ils aiment l’argent. Toutes les manières pour en faire sont bonnes: vendre de la drogue, frauder, se prostituer, voler, peut importe, pourvu qu’ils puissent vivre riches.

pantin

Niveau 3 : Borderline déficients. Tant qu’ils peuvent fonctionner  en société avec  gens qui aussi stupides qu’eux, ils sont heureux. Ils évitent les situations où il leur serait demandé de réfléchir et tout va bien. Ils sont totalement incultes.  Il ne reste que peu d’efforts à faire pour qu’ils soient totalement creux et heureux. Les explications sur les bouteilles de shampoing, c’est pour eux.  Ils sont  crédules.  Ici, je me sens dans l’obligation d’expliquer que crédule, ça veut dire naïf. Comme quelqu’un qui croit sans se poser de questions.  Ils sont du genre à voter pour un politicien qui a l’air cool plutôt qu’intelligent. Ils se sont déjà mis la tête dans le four à  micro-ondes pour voir ce que ça fait. En réunion comme dans la vie,  ils « dorment sur la switch ». Ils sont du genre à se plier de rire aux blagues des Denis Drolet, même à jeun. Ils sont de bons candidats pour adhérer à une secte parce que leur intellect ne peut prendre le dessus sur leur besoin primaire d’appartenir à un groupe dans lequel ils n’ont pas pas besoin de penser puisque quelqu’un le fait pour eux. Ils sont comme des pantins qu’on manipule facilement.  Le bonheur est à leur portée.

idiot

Niveau 4 : Crétins.  Ils n’ont aucun jugement, mais ils pensent tout savoir et sont béats de bonheur. Ils se font une fierté d’être épais. Leurs  amis les filment en train de torturer un chat et la vidéo pogne sur le net auprès d’autres crétins. Les pictogrammes avec une tête de mort sur les bouteilles d’eau de javel qui illustrent qu’il ne faut pas boire, c’est pour eux. Ils vivent au crochet de la société et ne pensent même pas qu’il pourrait en être autrement.  Ils regardent la lutte à la tv. et  y croient dur comme fer. Ils font partie du sélect club PBDC (plus bas dénominateur commun). Leur cerveau flotte dans du formol.   Les blagues pipi-caca sont les seules qui les font rire.  Ils sont fertiles et se reproduisent facilement. Ils trônent au top  sur l’échelle du bonheur.  Inconscients  de leur environnement, ils se croient les nombrils du monde. Leur mantra: Fuck The World!  Ils ont réussi!

 

Que vous vous situiez au niveau 1 ou 4, tout le monde a la possibilité d’atteindre le nirvana de la stupidité. Il s’agit d’y aller par étapes.  Je vous montrerai comment dans mon prochain billet.

 

LA VÉRITÉ SUR LES INCOMPÉTENTS

F échec

1- L’incompétent, c’est jamais nous, c’est toujours l’autre;

2- L’incompétent semble toujours en contrôle de ses affaires, c’est pourquoi il peut arriver à la dernière minute, et partir le premier. Il est le roi de la procrastination;

3- L’incompétent improvise, ce pourquoi il a du temps. Il en profite pour aller se plaindre de ses collègues au patron, pour montrer qu’il est découragé et qu’il est le seul à avoir le bien de l’organisation en tête. Il vous donnera des idées, qu’il a volées à un voisin de bureau, pour montrer qu’il pense fort à comment améliorer les choses. Il vous signifiera qu’un tel ne fait pas son travail, ce qui entrave la qualité de son propre travail;

4- L’incompétent ne se rend pas compte qu’il est incompétent. C’est pourquoi il siffle et chantonne et qu’on a le goût de l’étrangler;

5- L’incompétent est l’expert en délégation de tâche. À qui délègue t-il ? À vous, le plus souvent. Jusqu’à ce que vous en ayez assez et qu’il siphonne quelqu’un d’autre;

6- L’incompétent a le don de faire pitié pour qu’on l’aide. On aide les démunis, c’est connu;

7- L’incompétent s’ignore le plus souvent. Et lorsqu’il se reconnait comme incompétent, s’absente régulièrement pour fuir la réalité, mais revient, toujours aussi incompétent;

8- L’incompétent dira haut et fort en réunion qu’il n’a pas ces problèmes-là, lui.

9- L’incompétent est hissé vers le haut grâce à ses collègues, ou bien il entraine ses collègues vers le bas;

10- L’incompétent plus rusé sera tôt ou tard dans le jus, « meaning » : N’en mettez pas plus sur mon assiette je sens que je vais faire un burnout! Alors on ne lui en exige pas trop. Sinon, l’incompétent fera appel à son syndicat et portera plainte pour harcèlement…

L’ART DE FAIRE SA VALISE

Je pars pour le Maroc, et ça fait trois jours que je prépare mes valises. Si on me disait à l’improviste : on part ce soir, fais tes bagages, c’est sûr que je me tape une crise d’anxiété! Car si j’ai perfectionné l’art de faire mes valoches (J’ai trouvé ce mot dans le dictionnaire des synonymes pour ne pas répéter le mot valise quinze fois), je n’ai certainement pas atteint le but de les faire en 1 heure!

liste

Première étape : LA LISTE! Ce que je dois apporter? Je commence  par les vêtements, mais j’y vais de façon vague car je n’arrive pas à me souvenir de tout ce que je range dans mes tiroirs. En tous cas, il fera très chaud le jour et très frais le soir. On oublie le bikini la brosse à dent! C’est beaucoup plus complexe que ça, de nos jours. Je m’assieds devant la télé avec mon  calepin et crayon à la main. Je dresse un première ébauche de ma liste : 2 paires de shorts, une paire de  jeans, une robe, une jupe, 6 t-shirts et/ou camisoles, 2 chandails chauds, des espadrilles, des sandales attachées. Pas de gougounes car nous marcherons dans les parcs nationaux. Puis, mes idées ralentissent. J’attends l’inspiration.  House Hunters International joue sur HGTV. J’en regarde un épisode, puis deux. J’ai une petite faim. Je me prépare des Tostitos faibles en matières grasses avec trempette mexicaine et un bon verre de thé glacé zéro calorie pour compenser. Ah! Oui, ça me revient : il ne faut pas oublier mon passeport et mes trucs photo. J’inscris le tout sur ma liste. Trois épisodes de House Hunters ont maintenant défilé devant mes yeux et le quatrième est une reprise du premier. Assez rêvé d’une maison aux Iles Fidji ou d’un condo à Londres. Je me botte le derrière pour entamer la deuxième étape.

 

inventaire

Deuxième étape : l’INVENTAIRE de mes vêtements. Pour savoir ce que j’apporte, il me faut me rappeler ce que j’ai.  Je monte à l’étage. Je commence à fouiller dans ma garde-robe. Je trouve tout de suite la petite robe qu’il me faut pour les journées à 40 degrés. Je l’ai achetée la veille. Y’a rien de plus plate que de prendre des photos sur lesquelles on est habillé avec du linge qu’on portait lors de nos deux précédents voyages! Pour les t-shirts, c’est plus compliqué. Je sors ceux qui seront pratiques, jolis (mais pas les plus beaux au cas où on égare ma valoche, décidément, j’aime ce nouveau mot), pas trop chauds, car rien de plus laid que des ronds de sueurs foncés sur un chandail pâle! J’évite le noir qui serait parfait pour les ronds de sueurs mais qui me feraient suer davantage en attirant les rayons du soleil. Comme j’ai pris quelques kilos cet été, je me mets en tête d’essayer la dizaine que j’ai triée sur le volet.  Les chandails trop moulants, je les mets de côté sur une pile de choses à donner. Taille empire, j’ai l’air enceinte. Les trop dispendieux, je n’ose pas les mettre dans la valise, encore une fois de peur qu’elle ne se fasse voler.  Me reste les t-shirts que j’avais l’été passé en voyage. Pour les shorts, c’est un autre problème. Trop pâles, ils se saliront. Trop court, je crois qu’on voit de la cellulite. J’ai besoin de couleurs foncées, contrairement aux t-shirts. Le problème, c’est qu’à l’essayage, on dirait qu’elles ont rapetissé d’une grandeur. Et malheureusement, cela me fait un petit bourrelet disgracieux  au-dessus de la ceinture. Pas le choix, je dois aller magasiner pour m’en trouver deux paires de neuves.

shopping

Troisième étape : MAGASINAGE.  Première boutique (je ne vous dis pas où mais je vous donne un indice : ce n’est pas chez Laflamme Fourrure), je ne trouve pas de shorts, mais des petits t-shirts pas trop onéreux, pas trop moulants, pas taille empire, pas trop clairs. Deuxième boutique : je trouve ce que je cherche : shorts en jeans une grandeur plus grande que j’aimerais et un bleu marin. J’ai tout ce dont j’ai besoin mais je ne peux me retenir d’arrêter chez Jean Coutu. Je n’aurais pas dû. Un auto-bronzant, une lime à ongle, des shampoings, rince crème, gel à raser en petit formats. Un vernis à ongles couleur de l’été.  Parfait pour le voyage.  Retour à la maison avec arrêt chez Valentine pour me gâter avec un hot-dog et une poutine. Je jure que je me mets à la diète au retour de voyage!

 

rangement

Quatrième étape : RANGEMENT du bordel. À force d’essayer des vêtements, j’ai presque tout sorti de mes garde-robes. Je me mets au ramassage. Tant qu’à y être, je devrais faire des sacs pour les pauvres. Va chercher des sacs, trie les vêtements, en essaye d’autres. Je suis épuisée après deux heures et ma chambre ressemble encore à une scène de crime.  La saucisse Valentine m’a foutu un  mal de tête et je suis écœurée. La tâche me paraissant trop lourde, je prends les trucs qui trainent et les fous sur la plus haute étagère de la penderie (eh oui, encore merci au dico des syno). Je ferai ça en revenant.  C’est The Bachelorette qui joue sur Slice. La célibataire a choisi  4 jeunes hommes sur les 25 qui rivalisaient entre eux pour obtenir son cœur, et elle se fera abandonner par celui des quatre qu’elle aime vraiment.  Je ne peux manquer ça. Le reste ira à demain.

valise

Cinquième étape : la VALISE! Je repasse tout ce qui y entre, même si c’est complètement inutile. Je roule ensuite mes vêtements en boudins, ce qui rend mon repassage déjà obsolète. Plus pratique quand on fouille dedans que des piles de vêtements qu’on doit défaire pour aller chercher le t-shirt qui se trouve sous la pile.  Trop de vêtements, car je n’ai plus de place pour mes produits de beauté et mon trépied à caméra. Enlève une paire de sous-vêtements pour faire de l’espace. O.k. tout est là.

boite à lunch

Sixième étape : Mon SAC À COSMÉTIQUES. Mon sac à cosmétiques est devenu, avec le temps, une boite à lunch. Le modèle thermos qu’on zippe et où il y a un espace fermé sur le dessus. Le genre de boite à lunch que les enfants apportent à l’école. Raison? C’est grand et imperméable. Mais pas si grand que ça car je dois quand même faire des choix. Les essentiels : mascara, cache-cernes, crème de jour, crème de nuit, savon, shampoing, rince-crème, anti-sudorifique, gel à raser (tous ceux en formats de voyage acheté chez Jean Coutu), rasoir, crème solaire, brosse ronde, vernis à ongle, lime, ciseaux (on ne sait jamais, ça peut servir), épingles, diachylons (c’est sûr que j’en aurai besoin), parfum (ma plus petite bouteille), démaquillant, cure-oreilles, huile pour le corps, après bronzage, huile hydratante pour cheveux secs, mousse à friser, mini fer plat à défriser (pour le toupet). Ma boite à lunch ferme, mais la fermeture éclair menace de fendre. Ça ira comme ça. J’ai l’essentiel!

sac épaule

Septième étape : MON SAC À ÉPAULE. Il ne doit pas peser plus de 25 livres. J’y mets une paire de short, un t-shirt et une paire de petites culottes (celles que j’avais enlevées de ma valise). Car il m’est arrivé de perdre mes bagages, et laissez-moi vous dire qu’on est malheureux sans vêtements de rechange! Mon appareil photo et ses lentilles sont bien là. Plus rien n’entre dans mon sac à dos.  Je dois remplir ma sacoche. Trop petite. J’en prends une énorme, un fourre-tout gros comme une taie d’oreiller grandeur extra large. J’y rentre une petite couverture pour l’avion où on gèle tout le temps, des bas,  un cache yeux, des bouchons pour les oreilles,  mon passeport, ma tablette IPad, mon porte-monnaie, mon hydratant pour les lèvres. Mon sac est tellement plein que je n’ai plus d’espace pour un rouge à lèvres.  Je crois que J’ai tout ce dont je pourrais avoir besoin.

Dans le fond, j’ai mon passeport et ma carte de crédit. J’ai l’essentiel. Le reste, je pourrai toujours l’acheter là-bas! J

 

Les Parents et le Mensonge

mensonge

Billet d’humeur à prendre avec un grain d’humour

Mon enfant ne ment pas! C’est ce que me disent de plus en plus de parents qui jurent que leur progéniture, pris la main dans le sac, n’a pas menti et que tout est de la faute de l’autre (l’autre enfant, l’enseignant). Ce à quoi je leur réponds le plus souvent : Si votre enfant ne ment pas, il n’est pas normal. Bon, enfin, c’est ce que je me dis. Parce que si je leur répondais vraiment ça, ce serait assez pour qu’ils me disent que j’accuse leur enfant d’être anormal.

Pire que le mensonge de l’enfant est la réaction des parents quand on les informe que leur enfant a menti.

Le parent avocat

avocat

Le parent avocat défendra son enfant jusqu’à porter plainte à la Commission scolaire si on ne capitule pas. Il ne sait pas ce qu’il s’est passé (il n’était pas là), mais il  croit son enfant. Comme un avocat, peut lui importe vraiment ce qui est arrivé, tout ce qu’il veut qu’on retienne de sa longue diatribe enflammée, c’est que son enfant ne ment pas. Il est le seul juré et sa conclusion est le seul verdict acceptable.

Cher parent avocat, il se peut que votre enfant subisse une injustice, mais faudrait pas mettre tout le système en branle pour un simple mensonge. Il se peut aussi que votre enfant soit déclaré coupable et que ce soit vrai. La peine ne sera pas si grave. Au plus il aura une réflexion à faire, un geste réparateur à poser. Et sachez que les enfants n’ont pas toujours besoin d’avocats. Ils se défendent assez bien seuls. Ou bien ils l’apprendront, ce qui est encore mieux.

Le parent détective

espion

Le parent qui demande les preuves. On lui dit qu’une telle a vu l’enfant porter un geste. Le parent nous répond qu’il veut parler à cette personne. Qu’on lui expose de long en large les étapes qu’on a suivies durant une enquête qui nous a pris 2 heures de notre journée pour venir à bout des versions de tous ceux impliqués, ça ne compte pas. Il veut refaire le travail lui-même. Il ira même jusqu’à communiquer avec d’autres parents, pour s’assurer que le leur a bien été puni, que l’école n’a pas monté un scénario de toutes pièces pour harceler leur chérubin. Il se tiendra près de la cour de récréation et observera son ange interagir avec les autres, pour les prendre sur le fait d’un autre crime beaucoup plus grave qui demanderait notre attention et la dévierait de son chérubin. Cher parent détective, pensez-vous vraiment qu’on conspire pour accuser les jeunes à tort, votre enfant en particulier? On en a des centaines à éduquer ou à martyriser, c’est selon.

Le parent qui exorcise ses démons

diable

J’ai aussi le grand plaisir de recevoir des billets qu’on a envoyés aux parents, dans une enveloppe cachetée, nous revenir par les mains de l’enfant, avec un message bien en vue graffigné à l’encre rouge, comme possédée de la main du diable,  qui dit que son enfant n’a pas menti et que la prochaine fois, on devra le croire! Bien sûr, l’enfant se fait en général un plaisir de nous soumettre la lettre, avec un petit sourire presque diabolique. D’autre fois, l’enfant est mal à l’aise. Il sait qu’il a mal fait. Il culpabilise un peu.

Le parent qui s’exprime est verbomoteur et aussi très peu discret. Sa voix peut monter d’une octave ou sembler venir tout droit d’outre-tombe. Il arrive en coup de vent, exige de nous rencontrer pour nous expliquer à quel point nous sommes incompétents. Habituellement, il a détesté l’école étant jeune et transfère sa haine du système sur nous.  Il ne se gêne pas pour laisser exploser sa colère et cracher son venin sur tout ce qui l’entoure.  Le problème, c’est l’enseignante, toujours sur le dos de son rejeton. Il croit que son enfant est étiqueté et qu’on passe notre temps à le diaboliser. Il exigera qu’on retire la conséquence imposée, il refusera que son enfant assiste à une retenue ou autre.

Cher parent qui exorcise ses démons. Vous vous y prenez très mal et on n’a pas le gout d’être gentil avec vous. Sachez que la prochaine fois que vous vous pointerez à l’école, nous aurons envie de vous éviter, et peut-être qu’on brandira le crucifix pour vous tenir éloigné.

Le parent guerrier

guerrier

Le parent guerrier en veut à l’école, à l’enseignant, à la direction pour la grande injustice qu’on vient de porter envers son enfant. Il a la mémoire longue et vient de déclarer la guerre. Il trouvera toutes les excuses possibles pour envoyer des notes rageuses à l’enseignant de son enfant, comme autant de petits coups de poignard. Il posera des embuscades, soulignera une faute d’orthographe de l’enseignante à gros traits.  Ainsi, il critiquera l’enseignante qui me transmettra, en larmes, le dernier message méchant qu’il a reçu du parent guerrier. Aucune trêve en vue, la guerre froide durera jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à ce que l’enseignante se trouve vaincue. L’enseignant du niveau supérieur tremble déjà en sachant que l’enfant du parent guerrier aboutira dans sa classe l’an prochain.

Le parent de l’extrême droite

extremiste

Le parent de l’extrême droite est « trop de notre bord ». Il nous dit que son enfant est un menteur. Qu’il est pareil à la maison. Qu’il est souvent puni pour ses mensonges. Il fomente la pire des punitions pour dompter son fils. Punition qui pourra même aller à un mois sans amis, ou sans jeu. Bref, il en met trop. Avec le parent d’extrême droite, on en arrive à vouloir banaliser la situation à la dédramatiser, à tenter de calmer le parent car on a un peu peur pour notre petit protégé qui n’a tué personne.

L’enfant du parent extrémiste a très peur qu’on appelle son parent. Il tremble de peur. Ce qui fait qu’on ne communique pas souvent avec ce parent. On règle ça à l’école et on essaie de faire comprendre à l’élève ce que son parent ne comprend pas. Un mensonge, ce n’est pas si grave, mais ce n’est pas bien non plus. Par contre, on comprend le jeune de mentir pour éviter une punition. On le ferait aussi si on avait affaire à un parent extrémiste.

Le parent idéal

entente

Le parent idéal existe. Il compose même la grande majorité de notre population. C’est celui qui ne panique pas, et s’assure d’écouter ce qu’on a à dire avant de porter un jugement. Il ne nous prend pas pour des caves et se dit que si on prend la peine de communiquer avec lui, il prendra la peine d’avoir une vraie conversation. Il pourra même nous faire part de ses inquiétudes en sachant qu’on fera notre possible pour l’aider. Il comprendra que son enfant a commis une bévue mais n’en fera pas un drame. Quand le parent sortira de notre bureau, on aura encore le sourire aux lèvres. On saura que la situation est réglée à la satisfaction de tous (à part peut-être l’élève qui aura à vivre avec les conséquences de son geste). On n’aura pas peur que le petit se fasse battre en arrivant le soir à la maison. On saura qu’on peut compter sur ce parent-là pour collaborer car nous sommes sur la même longueur d’ondes et nous travaillons vers un même but. On a le même objectif : faire de l’enfant un être qui sera équilibré.

Cher parent, votre enfant ment, mais on l’aime et il est normal! Vous voulez savoir pourquoi on ment? Lisez ceci: La vérité sur les mensonge.

SANS SES HUSKY, L’HOMME EST ICI PERDU, ISOLÉ

HUSKY
Le titre de ce billet est tiré d’un reportage de TF1 sur le Québec appelé « Au Pays des Caribous » mais aussi bien surnommé « Pire Reportage sur le Québec ». L’équipe de journalistes G. Debré M. Derien et A. Geoffroy nous y décrit un Québec pittoresque, isolé du monde et enseveli sous 4 mètres de neige 8 mois par année. Très poétique, mais bourré d’erreurs sur les faits. Quant à moi, je me rejoue le clip quand j’ai envie de rire un bon coup. Pour savoir ce dont je parle, je vous suggère de le visionner. Au pays des Caribous. 

Pas pour crever votre bulle mais :

Sans ses Husky, l’homme est perdu. Personne au Québec ne se fie sur quel qu’animal que ce soit pour se déplacer. On fait bien des tours de carrioles tirés par des chevaux, à l’occasion (Noël ou cabane à sucre), mais pour le reste on se déplace en automobile, vélo, autobus, mobilette, comme dans tous les pays développés. La plupart des Français qui viennent au Québec l’hiver pratiqueront la motoneige mais il y a fort à parier qu’ils ne rencontreront pas l’Homme et son Husky.

Pays de caribous…J’en ai bien vu un ou deux au zoo de St-Félicien, mais il est rare que j’en croise un dans le coin. Si vous apercevez un caribou durant votre séjour, dites-vous que vous êtes très chanceux et probablement perdus dans un bois. Par contre, ne soyez pas surpris si vous voyez  des chevreuils, des renards, des hiboux, des vaches et chevaux. Ils sont nombreux et couvrent une grande partie du territoire.

-25 degrés, une chaleur hivernale. Ben oui, toi! Quand on regarde pourtant les statistiques québécoises, les moyennes hivernales oscillent entre -6 et -10 degrés. On a bien eu un record de froid le 23 janvier 1976 avec un -49.1 (avec le refroidissement éolien). Mais on ne se promène pas en cagoule, bottes de loup marin, couverts de peaux d’ours. Si vous voulez vous déguiser en Québécois, le manteau, la tuque, bottes et mitaines modernes feront l’affaire.

4 mètres de neige, 8 mois par année. C’est plutôt la moitié moins de neige, et cela, étendu sur 6 mois de l’année, particulièrement de décembre à mars. On a un vrai automne, un vrai printemps et un vrai été.

Le québécois qu’on voit sur la vidéo, trop content de pelleter la neige dans son entrée ne représente pas le québécois moyen. Celui-ci paye souvent un déneigeur (équipé d’une grosse souffleuse à neige et non d’une pelle), et se sauve dans le sud s’il le peut pour échapper à l’hiver au moins une semaine. Pelleter n’est pas un passe-temps très apprécié pour la grande majorité.

Chers amis étrangers, je ne voudrais pas crever votre bulle, mais vous seriez mieux de vous informer avant de venir au Québec pour y faire du chien de traineau, observer les caribous et grimper les chutes Montmorency gelées. Vous aurez certainement du plaisir dans le vrai Québec moderne, invitant et plein d’attraits touristiques accessibles au commun des mortels. Des activités qui représentent de façon plus réaliste, ce qu’on fait au Québec l’hiver.
Bref, le reportage sans crédibilité, mais très drôle, que je qualifierais de publicité, nous vend un beau Québec invitant. Sauf que c’est de la fausse publicité. Les faits sont erronés. Seules les images sont authentiques. Bravo au caméraman.

En fait, cela me fait penser à toutes ces pubs sur les destinations soleil où on ne voit que des gens heureux sur la plage. Fort à parier que si on nous montrait la vraie vie, tout à côté du paradis, avec sa pauvreté, sa criminalité, ses petites horreurs du quotidien, on n’aurait pas envie de s’y ruer. On veut voir le beau, comme une carte postale et la vidéo est belle. Mais n’appelez pas ça un reportage s.v.p.

Vous voulez savoir ce qu’on fait vraiment en hiver au Québec? Lisez ceci.

LES ROUX, UNE ESPÈCE EN VOIE DE DISPARITION

moi petite

moi, petite

Billet d’humour

Le roux, cette espèce rare, évolue dans les landes pluvieuses du Nord de l’Europe où il constitue 4 à 6 % de la population. Bien qu’on en retrouve sur le reste de la planète, il ne constitue que 1 à 2 % de toute l’espèce humaine. Les études à son sujet prédisent même sa disparition complète d’ici une centaine d’années. On le reconnait facilement à la couleur de son pelage qui passe du doré à l’orangé, à ses taches de rousseur qui tapissent sa peau très blanche et à sa sensibilité au soleil. On le dit fougueux et rusé. Toutefois, ce serait un animal mal aimé. Certaines mères souhaiteraient même que leur rejeton, surtout s’il est mâle, ne naisse pas roux.

Cette description, digne du National Geographic aurait pu être écrite au sujet des rouquins, au IVème siècle lorsqu’une théorie fumiste aurait associé les traits des hommes à des animaux. La zoo morphologie a attribué aux roux, le renard et le porc! Le renard étant fourbe et le porc étant sale et lubrique, ce serait là que les préjugés auraient pris naissance. Les roux, parce que leur chevelure rappelait la couleur du feu, reliée à l’enfer, ont longtemps été diabolisés. On accusait les rousses de sorcellerie. Harry Potter est-il la preuve que le mythe des sorcières rousses est toujours de mise? Ben non, ça adonne de même!

Le stéréotype qui m’a le plus étonnée? Les roux pueraient. C’est vrai, bien sûr, comme tout ce qu’on lit sur internet. Oui, on a un gène qui produit du sulfure d’hydrogène, un poison nauséabond qui, inhalé en grande quantité, peut provoquer la dégénérescence du nerf olfactif (ce qui n’est pas mal, car alors, vous ne sentirez plus la puanteur des roux), des pertes de consciences et même la mort! Tenez-vous le pour dit : se mettre le nez sous les aisselles d’une rousse en chaleur peut entrainer de graves conséquences pour votre santé. Et pour les roux, cette arme est étrangement utile afin d’éloigner les attardés.

Trêve de plaisanteries. Le plus grand scandale concernant les roux est provenu du groupe Cryos, une banque de spermes qui refuse maintenant les donneurs roux, prétextant que l’offre est trop forte pour la demande. Les futurs parents ne désirent pas tant pas donner naissance à un bébé roux. De l’anti-roussisme (une expression que je viens de découvrir) ou une démarche purement capitaliste? Beaucoup de bruit pour rien, à mon avis. Les parents veulent des enfants qui leur ressemblent, c’est tout. Et comme ils ne sont probablement pas roux, ils trouveraient détonnant sur le portrait de famille, qu’un joli minois roux tranche considérablement avec leur chevelure brune. Ce même couple refuserait-il un enfant blond? Ça, c’est une autre question, pour un autre billet. Je m’inquiéterai encore un temps des enfants qu’on jette parce qu’ils sont nés de sexe féminin, avant de capoter sur un business qui offre ce qu’on lui demande. J’espère seulement qu’avoir un bébé en santé vient encore au premier rang des espoirs parentaux.

En faisant ma recherche pour ce billet, je me suis vite rendue compte que le sujet soulevait bien des passions. À ma grande surprise, de nombreux sites d’anti-roux ont déjà vu le jour, après quoi ont poussé comme des champignons, des sites qui se portent à la défense des roux. Vraiment? Pas d’autres causes à dénoncer ou à défendre? La traite des femmes, le travail des enfants, la violence, les états totalitaires, la guerre, les famines, la corruption, le crime organisé, l’analphabétisme, ça ne vaut pas de partir des mouvements? Faut pas virer fou. Les roux n’ont jamais vécu l’esclavage, jamais un roux n’a dû utiliser de toilettes leur étant réservées et jamais on n’a mis le feu à un autobus rempli de roux. Les roux ne sont pas une cause à défendre. Si le pire qui peut arriver à un roux, c’est de tomber sur une carte de Noël qui dit « le Père Noël aime tout le monde, même les roux », on peut en rire. Le Père Noël n’existe même pas, who cares qui il aime!

Un jeune ado de 14 ans a même créé une page Facebook intitulée Journée nationale des coups de pieds aux roux. Imaginez-vous donc, que 5000 fans se sont vite inscrits et que le 20 novembre 2008, plusieurs en ont profité pour mettre leur pied au cul de pauvres roux à leur portée. Le jeune a fait ses excuses, le site a été fermé. Il avait été « inspiré » par un épisode de South Park où Cartman partait en guerre contre les roux. Un autre exemple qui montre qu’un bon pourcentage de la population manque un brin d’intelligence pour comprendre que l’humour, c’est fait pour être drôle,  pas pour être pris au sérieux. Et je ne parle pas spécifiquement de l’ado qui a fait une blague de très mauvais goût, mais des 5000 « cromos » qui l’ont pris au pied de la lettre. Encore une chance que personne n’ait encore pensé à créer une journée « Frappe un stupide » car on serait probablement en pleine guerre civile.

Le seul vrai désavantage à avoir le gène de la rousseur, c’est le redoublement du risque d’être atteint d’un cancer de la peau. Alors, les roux, protégez du soleil votre peau laiteuse.

Éloge du roux
Ceci dit, je suis rousse. Pour moi, être rousse, c’est comme mesurer 5 et 3. Ça fait partie de moi et de ma personnalité. Je n’ai jamais été complexée d’être rousse et je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse en souffrir.

Petite, j’étais très rousse et rousselée. Pourtant, un seul ami m’a surnommée « carotte » et il le faisait avec tellement de tendresse, que j’aimais ça. Le grand-père de ma meilleure amie d’enfance m’appelait aussi, affectueusement, son « gros bébé roux ». C’est devenu un peu plus gênant lorsque j’ai atteint l’adolescence, mais cela reste pour moi de bons souvenirs. À propos de mes éphélides (taches de rousseur), il y avait bien un « mononcle » pour me dire « t’es-tu fait griller à travers un scrigne? » (t’es-tu fait bronzer à travers un grillage). Des taquineries affectueuses, que je n’ai jamais prises pour des insultes au point de me frotter des tranches de citron dans le visage pour effacer le tout. À une époque ou tout un chacun se dessine des tatouages pour agrémenter leur épiderme, nous avons l’univers entier tatoué sur le corps à coups de picots lumineux.

Pour le reste, j’ai toujours reçu des compliments sur la couleur de ma tignasse. C’est peut-être pour ça que je perçois ma rousseur comme une chance. En effet, quand les « madames » payent pour essayer d’obtenir ta couleur de cheveux, ça te solidifie une confiance en soi. Quant à moi, j’ai certainement économisé quelques milliers de dollars en teintures.

Je fais partie d’une minorité d’humains qui ont la particularité d’être un peu plus orangé que la moyenne. Au Québec, nous sommes peut-être 1% de la population, mais comme beaucoup de femmes se teignent en rousses, nous n’avons rien de si exotique. Je trouve particulièrement intéressant de vous dire que dans l’école où je travaille, nous sommes environ 35 personnes, et parmi elles, nous sommes 5 vraies rousses. Par contre, nous sommes aussi 5 à être dans la quarantaine, 5 à être Gémeaux, 5 à aimer la pizza. Encore là, ça adonne de même.

Par contre, je me souviens être allée dans des pays arabes où ma couleur de cheveux n’avait rien de banal et fascinait les africains. Je me souviens aussi être allée en Irlande et m’être sentie tellement chez moi parmi tous ces rouquins! Là-bas, on aurait dit que tout le monde était roux et j’ai ressenti un sentiment d’appartenance assez surprenant. Même les Irlandais me prenaient pour l’une d’eux. Ce n’est seulement que lorsque j’ouvrais la bouche et que je leur sortais un « Ha wa you » bien accentué, qu’ils constataient que j’étais peut-être rousse, mais pas nécessairement des leurs.

Puisqu’être roux relève de la génétique, et que les roux font des enfants avec des bruns, en majorité, il y a de fortes chances, je dirais qu’il y a de fort risques, que les roux disparaissent effectivement d’ici 100 ans. Si cette situation ne semble pas affecter les non-roux, les roux, eux, prennent cela au sérieux. Surtout aux Pays-Bas, où un festival est né en l’honneur des roux. Ils ont ainsi créé la journée mondiale des roux et défilent dans les rue de Breda, en Hollande pendant ce festival orangé. Pourquoi pas? On a bien des festivals de jumeaux! Le mouvement « Ginger Pride » est aussi né en Angleterre. C’est bien d’être fier, mais vous ne me verrez pas de sitôt en pèlerinage aux Pays-Bas ou dans un défilé de roux.

Je suis même tombée l’autre jour, sur une série web : Les roux. Des capsules humoristiques mettant en vedette des roux qui s’amusent avec les stéréotypes. En voici un extrait à regarder si vous avez le sens de l’humour.  http://www.kebweb.tv/lesroux/bande-annonce

Il y a aussi des mythes positifs sur les rousses. Les rousses chaleureuses, passionnées, pulpeuses. Un stéréotype pas trop déplaisant incarné à la perfection par l’actrice Christina Hendricks dans la populaire série Mad Men. Une fausse rousse, en passant. Exploitez donc le côté positif de votre sort: on ne vous perd pas dans une foule, vous vous distinguez de la masse, on envie votre teinte en secret, vous mettez un peu de couleur à notre décor et vous sauvez des milliers de dollars en teintures! De plus, on vous imagine comme une bombe sexuelle. Que demander de plus?

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Messieurs, bien que je crois qu’être roux est plus difficile pour vous que nous autres, les filles, je pense aussi que votre heure de gloire a sonné. Le roux le plus sexy du monde, actuellement, est l’acteur Michael Fassbender. Il n’a rien à envier aux bruns ténébreux.

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Chers roux et rousses, célébrez-donc votre tignasse de feu ou de soleil couchant et exhibez-la fièrement, effrontément. Elle fait partie de votre unicité. Elle évoque la chaleur, l’énergie, la lumière, la passion, la vivacité. Si vous êtes vraiment, mais vraiment complexés et que vous êtes pompés à la lecture de ce texte qui aurait dû vous faire sourire, teignez-vous en brun ou en blond. Rien de plus simple! Et de grâce, développez un sens de l’humour! Il vous servira dans d’autres sphères de votre vie qu’il faudra prendre avec un grain de sel, ou de paprika, pour ceux qui préfèrent l’orangé! Après tout, nous aurons disparu d’ici 100 ans. Autant en profiter! Il paraît même que les taches de rousseur font leur come back. En savoir plus avec cet article du Huffington Post.

UNE RELÂCHE PLATE, S.V.P.!

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Je fais partie des chanceux qui peuvent s’arrêter pour une semaine de relâche en mars. Si vous êtes comme moi, vous avez tellement tiré sur l’élastique que là, vous sentez que si vous ne vous arrêtez pas, ça va péter. Vous pensez à cette semaine de rêve depuis des lunes et vous vous en promettez de toutes sortes. Vous planifiez votre semaine. Je vais aller au spa. Je vais profiter de ce qu’il reste de l’hiver pour aller patiner sur la rivière. Je vais faire de longues promenades en forêt, en raquettes. Je vais me préparer des bouffes orgiaques. Je vais lire, je vais profiter des joies de la vie. Je vais m’enfuir au soleil.

C’est ce que je me disais aussi. Je n’ai pas d’enfants, alors vous penseriez que je suis libre de faire ce que je veux. Eh! Bien pas vraiment. Je suis tellement exténuée et vidée, que je n’ai aucune envie de faire du patin, du shopping ou de la bouffe.

Ce dont je rêve en ce moment, c’est de me répandre sur le sofa, à regarder des films et me bourrer la face de sucre et de sel. Je rêve de ne pas avoir à me maquiller le matin, à ne pas porter de soutien-gorge, à m’habiller mou. Je rêve de boire du vin et d’avoir la paix. J’en peux pu de devoir sourire toute la journée. J’peux-tu avoir l’air bête une heure sans me sentir coupable?

En fait, je rêve d’une semaine où il ne se passera rien, enfin. Parce que de l’action, j’en ai à revendre dans mon quotidien. Là c’est le moment où je peux enfin prendre 4 cafés avec du Bailey’s dedans, en pyjama, à fureter sur le net et à regarder des niaiseries. Mettre mon cerveau à « off ». Me faire livrer ma bouffe et me laisser pousser le poil su’é jambes. Une semaine entière pendant laquelle je n’aurai pas peur, si le téléphone sonne, que ce soit une urgence à régler ou une mauvaise nouvelle au travail. Une semaine où je n’ai rien à l’agenda et où je ne planifie rien!

Oui, pour la relâche, je rêve d’une semaine plate. Pour pouvoir repartir en fou le 10 mars et recommencer à sourire aux gens sincèrement, sans avoir envie de les envoyer valser. Pour recommencer à tirer sur un élastique neuf qui tiendra le coup jusqu’aux prochaines vacances.

Et vous de quelle relâche rêvez-vous?

À Propos de Moi

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Chers lecteurs,

je m’appelle Sophie et bien que j’occupe un emploi de directrice d’école (après avoir enseigné une dizaine d’années), je me vautre également dans la photographie et l’écriture, mes deux passions. J’ai commencé à écrire mon journal intime à l’âge de 11 ans. Ça fait un bail. Je me souviens que je devais user de créativité pour le cacher, car mes amies, et ma mère probablement, essayaient toujours de le trouver pour le lire. Sur ce site je publie mes billets d’humeurs, coups de cœur ou coups de gueule. Et j’espère seulement vous faire passer de bons moments.

J’ai écrit quelques articles pour La Presse et Clin D’Œil à titre de rédactrice pigiste. Et quelques uns de mes textes ont été primés ou publiés chez d’autres éditeurs tel LURELU. Par contre, les textes sur ce site sont publiés à titre personnel. Mes propos ne sont liés et ne représentent en aucun cas, les idées de mon employeur.

Bonne lecture!
Sophie