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LE COMPTE À REBOURS DE LA RENTRÉE

bus

S’il y a un moment significatif dans nos vies que nous avons tous en commun, c’est bien la rentrée scolaire. Qui n’a pas vécu cette période de fin d’été qui sonne la fin de la récréation et le retour en classe?

Les petits sont fébriles. Ils ont hâte de savoir qui seront leurs enseignants et de revoir leurs amis. Ils veulent des vêtements neufs et des crayons neufs pour repartir une nouvelle année en neuf!  Ils espèrent que tout ira bien. Peut-être commencent-ils à avoir mal au ventre et à moins bien s’endormir le soir.

Pour les parents, c’est aussi un retour à la normale et à la routine qui approche. Un peu de répit durant le jour, mais les lunchs à préparer, le matériel scolaire à acheter, les vêtements à repasser. Les enfants à calmer, à rassurer, à motiver.  Les devoirs le soir, le quotidien qui reprendra bientôt, mais avant, c’est la ruée vers les magasins.

Les directions travaillent déjà depuis quelques semaines pour s’assurer que tout sera prêt pour le jour J. Les horaires du personnel, le matériel commandé, l’école à nettoyer, les petits trucs à faire réparer. Les budgets à  planifier, les coupures à gérer, les formations à prévoir, les réunions à planifier.

Les secrétaires sont là depuis bien avant. Elles commandent le matériel, préparent les listes d’effets scolaires, les lettres à envoyer aux parents. Elles s’assurent que les dossiers d’élèves sont complets. Elles trient le matériel pédagogique qui arrive à la tonne.

Les enseignants commencent le 25 aout, mais coupent souvent court à leurs vacances, pour ranger leur classe, la décorer, préparer l’arrivée des élèves, revoir le programme et planifier leurs premières semaines de cours. Ils éplucheront les dossiers d’aide de leurs élèves pour savoir qui a un plan d’intervention, qui a besoin de services, et ce qu’on doit faire avec chacun d’eux pour leur assurer une réussite.

Le 25, se sera le brouhaha. Réunions, changements d’écoles, nouvelles inscriptions d’élèves à la dernière minute.  Ils auront trois jours pour tout préparer avant l’arrivée des élèves et des parents. Pas le temps de chômer.

Le personnel du service de garde commence aussi le 25 aout. C’est le temps de tout nettoyer, de ranger, de décorer. Le temps de planifier l’horaire des journées, de revoir les programmes éducatifs.

Le 25, les écoles seront  comme des fourmilières, où tout le monde court partout pour que tout soit fin prêt pour l’accueil des jeunes.  Les concierges sont en demande pour changer des meubles de place, nettoyer les fenêtres, faire le gazon qui a bien poussé durant l’été, enlever les toiles d’araignées qui se sont approprié les lieux.

Les enseignants font la file devant le bureau de la secrétaire. Il manque une clé, une brocheuse, une liste d’élèves. Les directions animent les réunions et voient aux réquisitions pour tout ce qui doit être réparé, posé, installé. Ils accueillent les nouveaux membres du personnel (techniciens, psychologues, psychoéducateurs) qui viendront d’apprendre où ils travailleront cette année.

Et quand sonne la cloche de la rentrée, les jeunes arrivent, tout beaux, et retrouvent leur école comme ils l’avaient laissée en juin. Sans savoir tout le travail que ça aura pris pour que tout semble comme avant. Tout le monde est fébrile. Un grand rassemblement dans la cour d’école, un discours de la direction, et les amis partent en classe, laissant leurs parents inquiets, quelque fois pressés de retourner à leur boulot ou quelques fois soulagés que les vacances finissent. Certains sont émus de voir leur petit entrer en maternelle, d’autres sont contents que leur pré-ado dégage un peu de la maison. Certains élèves ont mal au ventre, nerveux, d’autres sont excités et sautent partout. Quelques-uns se cachent dans les jupes de leur mère. D’autres sont déjà détachés, dans le fond de la cour, avec leurs amis. Il y a beaucoup de papas. Beaucoup plus qu’avant, ce qui est rassurant. Il y a aussi beaucoup d’enfants seuls, sans leurs parents ou grands-parents. C’est un peu triste pour eux. Mais on les repère vite, et on les accompagne et les dirige vers leur enseignant qui en prendront soin toute l’année.

Les enfants entrent en classe, les parents vont payer leur compte scolaire, certains seront heureux de l’enseignant qui prendra en charge leur enfant, d’autres viendront vite se plaindre à la direction qu’ils n’acceptent pas le classement de leur rejeton. Puis, tout le monde repart vaquer à ses occupations.

Et c’est parti! Une autre année commence, sous le thème des superhéros, des dinosaures, des espions ou autre.  Demain déjà, tout sera rentré dans l’ordre, revenu à la normale.

Mais pour l’instant, on vit dans la folie de la rentrée, et le compte à rebours est bien entamé!

LA VIE COMME UNE BALANÇOIRE

Couple Playing on a SwingLa vie, comme une balançoire, ça commence par les parents qui nous poussent pour nous donner de l’élan, ou nous retiennent, quand on en a trop. 

C’est l’adrénaline,  le sentiment de liberté, le risque, la quête du bonheur, le défi d’aller toujours plus haut, plus vite. C’est le sentiment d’avoir des ailes. C’est le temps de la récréation, le temps des pulsions. C’est l’euphorie de la montée et le vertige de la descente, grisant et épeurant à la fois.

On peut y jouer seul, mais c’est toujours mieux à deux.  On en tombe, quelquefois,  mais on a la renfourche, invariablement.  Ça virevolte, ça twiste, ça demande de l’énergie, ça brasse, ça secoue.

La vie, comme une balançoire, c’est  aussi des chaines qui nous retiennent au sol.  Des cordes qui nous rattachent à la réalité.  C’est comme un tape-cul qui cogne dur des fois. C’est un jeu parfois dangereux. Ça cause des éraflures.

C’est aussi la balancelle sur le porche ou sous le vieil arbre, où le doux mouvement de va-et-vient calme nos angoisses et remue nos souvenirs. C’est l’effet de pendule, qui rythme le temps qui passe. C’est là où l’on se retrouve, tous les deux, un peu plus vieux, main dans la main, ou seul avec nos souvenirs.

La balançoire, comme la vie, est en perpétuel mouvement. Et lorsqu’elle s’arrête, on sait que  c’est la fin du jeu.

fin du jeu

MAISON

J’ai décidé d’ajouter une section Maison à mon blog. Si vous êtes comme moi, vous êtes toujours à la recherche d’une idée déco, de produits maison à fabriquer , de trucs de rangement ou d’idées de recyclage.

Je me lance donc, moi qui ne suis pas la parfaite femme de maison. Je suis loin d’être Martha Stewart, mais même si je délaisse ma cuisine et que j’ai une femme de ménage dont je ne me départirais pour rien au monde, il m’arrive de vouloir faire un peu de cocooning et de vouloir soigner mon intérieur.

Je partagerai donc ici, mes trucs ou ceux des autres, pour soigner notre intérieur de maison!

Pour commencer, je fais cela simple avec le ménage du tiroir à épices.

photo: Sophie Vigneault

photo: Sophie Vigneault

 

Pour ceux qui aiment bricoler, voir L’art de faire du neuf avec du vieux.

avant

avant

 

Faire du neuf avec du vieux (partie 2)

avant

avant

La stakose, maladie du siècle?

stakose

Une mère m’a récemment informée que son fils souffrait de stakose. J’ai écarquillé les yeux, car je connais le TDAH, l’autisme, la dyspraxie, l’anxiété et autre désordres dont les enfants peuvent être affectés, mais la stakose, je ne connaissais pas. Elle m’a expliqué :

Lorsque questionné, son fils répond toujours, stakose que mon devoir était embarré dans ma case. Stakose que je n’avais pas mes espadrilles, stakose que mon ami a volé mon devoir. Vous voyez maintenant ce qu’est la stakose?

Finalement, la stakose est fréquente, et pas que chez les enfants. Ça s’appelle trouver des excuses, pointer du doigt un responsable autre que soi. Ça s’appelle aussi l’irresponsabilité. Et ça, c’est assez généralisé. Voici quelques symptômes  par lesquels la stakose se manifeste: 

Le gouvernement ne tient pas ses promesses, stakose du parti au pouvoir avant lui.

Les jeunes mangent du fast food, stakose que la bouffe de cafétéria n’est pas mangeable.

fast food

On ne cuisine plus pour nos enfants, qui mangent du fast food, stakose qu’on n’a pas le temps.

Nous ne faisons plus faire leurs devoirs aux enfants, stakose que c’est à l’école à le faire. Stakose qu’ils ont du sport le soir.

devoirs

Mon enfant échoue son année, stakose qu’il a un prof pourri qui n’aime pas mon enfant et qui s’acharne sur lui. L’année passée, tout allait bien.

profs

Mon enfant se fait intimider, stakose que l’école ne fait rien. C’est pas parce que je suis incapable de lui inculquer des habiletés sociales.

Mon enfant intimide, stakose qu’il s’est tellement fait écoeurer avant, que là c’est à son tour. C’est pas parce que je le bardasse à la maison et que je le traite de con.

bagarre

Plus personne ne ralentit aux feux jaunes, stakose qu’on est pressés. Notre temps est plus important que celui des autres.

feux circulation

On ne s’occupe plus de nos vieux, skakose qu’on n’a plus le temps. Y’a du monde payé pour ça.

les vieux

Les hommes n’ouvrent plus les portes aux dames, stakose du féminisme.

galanterie

Je suis grosse, stakose que ma glande thyroïde ne fonctionne pas. Stakose de Mc Donald qui ne m’a jamais dit que leur merde faisait engraisser.

gros

Les compagnies déménagent en chine, stakose de la mondialisation. C’est pas à cause que je vais magasiner au magasin à 1$ à toutes les semaines.

chine

On est corrompus, on donne des pots de vin, on en reçoit, on alloue des contrats à gros prix à nos « amis », stakose du système. C’est pas parce que ça fait mon affaire.

argent

On pollue même si les scientifiques s’entendent tous pour dire qu’on s’en va à notre perte, stakose que ce qui pollue engendre de l’argent et des jobs. On veut des jobs. Fuck les poissons, les forêts et tout le reste. J’vivrai pas assez vieux pour voir l’horreur qui nous attend. Et je veux continuer à surconsommer pour mon plaisir.

pollution

Oui, nous sommes réellement affectés de la stakose, à divers degrés. Mais apparemment que ça se soigne. Avec une bonne dose de conscience sociale et de sens des responsabilités. Par contre les stocks de conscience sociale et de responsabilités sont en baisse. Tout le monde ne pourra être vacciné.

 

 

Quatre degrés de stupidité

« Heureux les creux », comme disait mon père. À quoi nous répondions en chœur : « car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Voici mon corollaire à ce dicton. Plus tu es stupide, moins tu t’en rends compte, plus tu es heureux. Comme nous sommes tous à la recherche du bonheur, il faudrait donc tendre vers la stupidité.

 Voici mon échelle de stupidité créée pour vous avec l’aide du fameux test sur le Q.I. et autres sources encore moins crédibles.

génie

Niveau 1 : Normaux à géniaux. Les gens normaux à géniaux ne l’ont pas pantoute. Ils se posent trop de questions sur l’existence, sont rongés par la culpabilité et l’idée de réussir leur vie. Ils sont généralement anxieux. Ils sont branchés sur les nouvelles du Devoir, de La Presse,  et s’inquiètent pour le sort du monde. Ils sont  souvent  insatisfaits, voire même frustrés. Ils aspirent à plus : plus d’argent, plus de pouvoir, plus de prestige, plus d’éducation, plus de spiritualité. Ils en veulent trop. Leur niveau de conscience est beaucoup trop élevé. Ils ont un long  chemin à parcourir avant de pouvoir atteindre le quatrième niveau de stupidité.

superficiel

Niveau 2 : Cons.  S’ils ont quelque peu de jugeote, les cons le camouflent assez bien. Ils sont déjà un peu plus heureux que ceux du niveau 1 car ils vont dans la vie en suivant le flot. Ils ont, dans certains cas, une bonne capacité d’adaptation sociale. Ils font des niaiseries mais en sont conscients. Les Jackass en sont un bon exemple. Leurs comportements sont souvent clownesques et on voit bien qu’ils tentent d’atteindre le niveau du plus bas dénominateur commun. On sent tout de même chez eux un certain degré de conscience. Par contre, ils sont superficiels, ce qui leur donne une longueur d’avance vers la stupidité.   Les cons regardent les autres de haut et les traitent de stupides. Ça leur donne l’air intelligent sans avoir à l’être vraiment. Ils ont de brefs  éclairs de lucidité, mais quand ça leur arrive, ils calent un Martini ou une bière et ça leur passe. Ils aiment l’argent. Toutes les manières pour en faire sont bonnes: vendre de la drogue, frauder, se prostituer, voler, peut importe, pourvu qu’ils puissent vivre riches.

pantin

Niveau 3 : Borderline déficients. Tant qu’ils peuvent fonctionner  en société avec  gens qui aussi stupides qu’eux, ils sont heureux. Ils évitent les situations où il leur serait demandé de réfléchir et tout va bien. Ils sont totalement incultes.  Il ne reste que peu d’efforts à faire pour qu’ils soient totalement creux et heureux. Les explications sur les bouteilles de shampoing, c’est pour eux.  Ils sont  crédules.  Ici, je me sens dans l’obligation d’expliquer que crédule, ça veut dire naïf. Comme quelqu’un qui croit sans se poser de questions.  Ils sont du genre à voter pour un politicien qui a l’air cool plutôt qu’intelligent. Ils se sont déjà mis la tête dans le four à  micro-ondes pour voir ce que ça fait. En réunion comme dans la vie,  ils « dorment sur la switch ». Ils sont du genre à se plier de rire aux blagues des Denis Drolet, même à jeun. Ils sont de bons candidats pour adhérer à une secte parce que leur intellect ne peut prendre le dessus sur leur besoin primaire d’appartenir à un groupe dans lequel ils n’ont pas pas besoin de penser puisque quelqu’un le fait pour eux. Ils sont comme des pantins qu’on manipule facilement.  Le bonheur est à leur portée.

idiot

Niveau 4 : Crétins.  Ils n’ont aucun jugement, mais ils pensent tout savoir et sont béats de bonheur. Ils se font une fierté d’être épais. Leurs  amis les filment en train de torturer un chat et la vidéo pogne sur le net auprès d’autres crétins. Les pictogrammes avec une tête de mort sur les bouteilles d’eau de javel qui illustrent qu’il ne faut pas boire, c’est pour eux. Ils vivent au crochet de la société et ne pensent même pas qu’il pourrait en être autrement.  Ils regardent la lutte à la tv. et  y croient dur comme fer. Ils font partie du sélect club PBDC (plus bas dénominateur commun). Leur cerveau flotte dans du formol.   Les blagues pipi-caca sont les seules qui les font rire.  Ils sont fertiles et se reproduisent facilement. Ils trônent au top  sur l’échelle du bonheur.  Inconscients  de leur environnement, ils se croient les nombrils du monde. Leur mantra: Fuck The World!  Ils ont réussi!

 

Que vous vous situiez au niveau 1 ou 4, tout le monde a la possibilité d’atteindre le nirvana de la stupidité. Il s’agit d’y aller par étapes.  Je vous montrerai comment dans mon prochain billet.

 

À Propos de Moi

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Chers lecteurs,

je m’appelle Sophie et bien que j’occupe un emploi de directrice d’école (après avoir enseigné une dizaine d’années), je me vautre également dans la photographie et l’écriture, mes deux passions. J’ai commencé à écrire mon journal intime à l’âge de 11 ans. Ça fait un bail. Je me souviens que je devais user de créativité pour le cacher, car mes amies, et ma mère probablement, essayaient toujours de le trouver pour le lire. Sur ce site je publie mes billets d’humeurs, coups de cœur ou coups de gueule. Et j’espère seulement vous faire passer de bons moments.

J’ai écrit quelques articles pour La Presse et Clin D’Œil à titre de rédactrice pigiste. Et quelques uns de mes textes ont été primés ou publiés chez d’autres éditeurs tel LURELU. Par contre, les textes sur ce site sont publiés à titre personnel. Mes propos ne sont liés et ne représentent en aucun cas, les idées de mon employeur.

Bonne lecture!
Sophie