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10 objets à acheter en brocante

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Les brocantes, on aime ou on déteste, mais si on aime, cela peut vite devenir une drogue dont on ne peut se passer. Pour éviter que la maison se remplisse d’objets inutiles, il faut donc se discipliner un peu.

Dans un prochain billet, je mettrai l’accent sur ce qu’il ne faut pas acheter, mais aujourd’hui, on y va pour les trouvailles auxquelles il est permis de succomber!

  1. Les abat-jour
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Si trouver de belles bases de lampes est assez facile, il n’en est pas de même pour les abat-jour. Difficile d’en dénicher qui ne soient pas trop abîmés. Si vous en voyez de beaux modèles qui pourraient s’agencer avec une base que vous avez déjà, c’est un bon achat.

Pour les plus audacieux, il est possible de recouvrir un abat-jour ou de le repeindre s’il est jauni. Pour ma part, j’ai cumulé un grand lot d’abat-jour et j’en ai toujours un en réserve lorsque j’achète une jolie base de lampe. J’avoue que cela prend beaucoup d’espace, c’est pourquoi il faut quand même y aller avec modération et opter  pour des abat-jour impeccables.

2. Les poignées décoratives pour meubles

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Les poignées sont des objets intéressants à se procurer si on retape des meubles ou si l’on veut donner un nouveau look à ceux que l’on possède. Optez pour la qualité et les modèles stylisés. Si vous tombez sur un lot, souvent très peu dispendieux, c’est doublement mieux!

3.  La quincaillerie

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Les  articles de quincaillerie sont toujours pratiques pour les projets de bricolage. Souvent très abordables, on les achète même rouillés. Il peuvent embellir un meuble et lui donner de la personnalité.

4.  Les miroirs biseautés

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Il ne se fait plus beaucoup de miroirs biseautés dans le coin: trop coûteux à produire.  Si vous tombez sur l’un deux, n’hésitez pas. Même si le cadre ne vous plait pas, vous pourrez toujours l’insérer dans un superbe cadre que vous aurez trouvé en brocante!

5. Les cadres

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Les jolis cadres sont une valeur sûre. Il y a tellement de possibilités créatives pour les réutiliser, qu’ils sont rarement un mauvais achat. Sauf s’ils restent au sous-sol durant des années. Assurez-vous d’avoir des projets en tête et laissez-vous aller!

6.  Les coffres

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Les coffres, en plus d’offrir du rangement, sont souvent faciles et plaisants à relooker. Qu’ils soient en bois, métal ou rotin, ils sont une valeur sûre. Au pire vous les utiliserez comme bacs à rangement au lieu de ceux en plastique.

7.  La laine

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Les balles de laines, on saute dessus pour nos projets de macramé, de pompons et autre bricolages. Assez chères en boutique spécialisée, elles sont presque données aux puces.

8.  Les tissus

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Pour recouvrir vos chaises, vos abat-jour, pour en faire des housses de coussins, les tissus en vrac sont une belle ressource à avoir. Assurez-vous qu’ils soient propres que le soleil ne les aient pas délavés. Idéalement, on les lave en arrivant à la maison.

9. Les objets rares

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On peut se laisser séduire par des objets décoratifs qui regorgent en brocante. Par contre, s’assurer qu’on saura quoi en faire et qu’ils soient rares et de bonne qualité. Rien ne sert d’acheter un bibelot à 50 sous s’il vaut 2$ en magasins.

Se faire un regroupement d’objets décoratifs comme sur la photo est déjà un bon point de départ pour les mettre en valeur.

10.  Les coups de coeur

Les coups de cœur sont quand même l’essence des brocantes. Ici, on pose la question: en ai-je vraiment besoin? Si la réponse est non, on se demande alors: si je le laisse là, le regretterai-je? La plupart du temps, la réponse est non. Mais si on pense en rêver la nuit, vaut mieux l’acheter qu’avoir des regrets. Bye bye la discipline!

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LE COMPTE À REBOURS DE LA RENTRÉE

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S’il y a un moment significatif dans nos vies que nous avons tous en commun, c’est bien la rentrée scolaire. Qui n’a pas vécu cette période de fin d’été qui sonne la fin de la récréation et le retour en classe?

Les petits sont fébriles. Ils ont hâte de savoir qui seront leurs enseignants et de revoir leurs amis. Ils veulent des vêtements neufs et des crayons neufs pour repartir une nouvelle année en neuf!  Ils espèrent que tout ira bien. Peut-être commencent-ils à avoir mal au ventre et à moins bien s’endormir le soir.

Pour les parents, c’est aussi un retour à la normale et à la routine qui approche. Un peu de répit durant le jour, mais les lunchs à préparer, le matériel scolaire à acheter, les vêtements à repasser. Les enfants à calmer, à rassurer, à motiver.  Les devoirs le soir, le quotidien qui reprendra bientôt, mais avant, c’est la ruée vers les magasins.

Les directions travaillent déjà depuis quelques semaines pour s’assurer que tout sera prêt pour le jour J. Les horaires du personnel, le matériel commandé, l’école à nettoyer, les petits trucs à faire réparer. Les budgets à  planifier, les coupures à gérer, les formations à prévoir, les réunions à planifier.

Les secrétaires sont là depuis bien avant. Elles commandent le matériel, préparent les listes d’effets scolaires, les lettres à envoyer aux parents. Elles s’assurent que les dossiers d’élèves sont complets. Elles trient le matériel pédagogique qui arrive à la tonne.

Les enseignants commencent le 25 aout, mais coupent souvent court à leurs vacances, pour ranger leur classe, la décorer, préparer l’arrivée des élèves, revoir le programme et planifier leurs premières semaines de cours. Ils éplucheront les dossiers d’aide de leurs élèves pour savoir qui a un plan d’intervention, qui a besoin de services, et ce qu’on doit faire avec chacun d’eux pour leur assurer une réussite.

Le 25, se sera le brouhaha. Réunions, changements d’écoles, nouvelles inscriptions d’élèves à la dernière minute.  Ils auront trois jours pour tout préparer avant l’arrivée des élèves et des parents. Pas le temps de chômer.

Le personnel du service de garde commence aussi le 25 aout. C’est le temps de tout nettoyer, de ranger, de décorer. Le temps de planifier l’horaire des journées, de revoir les programmes éducatifs.

Le 25, les écoles seront  comme des fourmilières, où tout le monde court partout pour que tout soit fin prêt pour l’accueil des jeunes.  Les concierges sont en demande pour changer des meubles de place, nettoyer les fenêtres, faire le gazon qui a bien poussé durant l’été, enlever les toiles d’araignées qui se sont approprié les lieux.

Les enseignants font la file devant le bureau de la secrétaire. Il manque une clé, une brocheuse, une liste d’élèves. Les directions animent les réunions et voient aux réquisitions pour tout ce qui doit être réparé, posé, installé. Ils accueillent les nouveaux membres du personnel (techniciens, psychologues, psychoéducateurs) qui viendront d’apprendre où ils travailleront cette année.

Et quand sonne la cloche de la rentrée, les jeunes arrivent, tout beaux, et retrouvent leur école comme ils l’avaient laissée en juin. Sans savoir tout le travail que ça aura pris pour que tout semble comme avant. Tout le monde est fébrile. Un grand rassemblement dans la cour d’école, un discours de la direction, et les amis partent en classe, laissant leurs parents inquiets, quelque fois pressés de retourner à leur boulot ou quelques fois soulagés que les vacances finissent. Certains sont émus de voir leur petit entrer en maternelle, d’autres sont contents que leur pré-ado dégage un peu de la maison. Certains élèves ont mal au ventre, nerveux, d’autres sont excités et sautent partout. Quelques-uns se cachent dans les jupes de leur mère. D’autres sont déjà détachés, dans le fond de la cour, avec leurs amis. Il y a beaucoup de papas. Beaucoup plus qu’avant, ce qui est rassurant. Il y a aussi beaucoup d’enfants seuls, sans leurs parents ou grands-parents. C’est un peu triste pour eux. Mais on les repère vite, et on les accompagne et les dirige vers leur enseignant qui en prendront soin toute l’année.

Les enfants entrent en classe, les parents vont payer leur compte scolaire, certains seront heureux de l’enseignant qui prendra en charge leur enfant, d’autres viendront vite se plaindre à la direction qu’ils n’acceptent pas le classement de leur rejeton. Puis, tout le monde repart vaquer à ses occupations.

Et c’est parti! Une autre année commence, sous le thème des superhéros, des dinosaures, des espions ou autre.  Demain déjà, tout sera rentré dans l’ordre, revenu à la normale.

Mais pour l’instant, on vit dans la folie de la rentrée, et le compte à rebours est bien entamé!

LA VIE COMME UNE BALANÇOIRE

Couple Playing on a SwingLa vie, comme une balançoire, ça commence par les parents qui nous poussent pour nous donner de l’élan, ou nous retiennent, quand on en a trop.

C’est l’adrénaline,  le sentiment de liberté, le risque, la quête du bonheur, le défi d’aller toujours plus haut, plus vite. C’est le sentiment d’avoir des ailes. C’est le temps de la récréation, le temps des pulsions. C’est l’euphorie de la montée et le vertige de la descente, grisant et épeurant à la fois.

On peut y jouer seul, mais c’est toujours mieux à deux.  On en tombe, quelquefois,  mais on a la renfourche, invariablement.  Ça virevolte, ça twiste, ça demande de l’énergie, ça brasse, ça secoue.

La vie, comme une balançoire, c’est  aussi des chaines qui nous retiennent au sol.  Des cordes qui nous rattachent à la réalité.  C’est comme un tape-cul qui cogne dur des fois. C’est un jeu parfois dangereux. Ça cause des éraflures.

C’est aussi la balancelle sur le porche ou sous le vieil arbre, où le doux mouvement de va-et-vient calme nos angoisses et remue nos souvenirs. C’est l’effet de pendule, qui rythme le temps qui passe. C’est là où l’on se retrouve, tous les deux, un peu plus vieux, main dans la main, ou seul avec nos souvenirs.

La balançoire, comme la vie, est en perpétuel mouvement. Et lorsqu’elle s’arrête, on sait que  c’est la fin du jeu.

fin du jeu

MAISON

J’ai décidé d’ajouter une section Maison à mon blog. Si vous êtes comme moi, vous êtes toujours à la recherche d’une idée déco, de produits maison à fabriquer , de trucs de rangement ou d’idées de recyclage.

Je me lance donc, moi qui ne suis pas la parfaite femme de maison. Je suis loin d’être Martha Stewart, mais même si je délaisse ma cuisine et que j’ai une femme de ménage dont je ne me départirais pour rien au monde, il m’arrive de vouloir faire un peu de cocooning et de vouloir soigner mon intérieur.

Je partagerai donc ici, mes trucs ou ceux des autres, pour soigner notre intérieur de maison!

Pour commencer, je fais cela simple avec le ménage du tiroir à épices.

photo: Sophie Vigneault

photo: Sophie Vigneault

 

Pour ceux qui aiment bricoler, voir L’art de faire du neuf avec du vieux.

avant

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Faire du neuf avec du vieux (partie 2)

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La stakose, maladie du siècle?

stakose

Une mère m’a récemment informée que son fils souffrait de stakose. J’ai écarquillé les yeux, car je connais le TDAH, l’autisme, la dyspraxie, l’anxiété et autre désordres dont les enfants peuvent être affectés, mais la stakose, je ne connaissais pas. Elle m’a expliqué :

Lorsque questionné, son fils répond toujours, stakose que mon devoir était embarré dans ma case. Stakose que je n’avais pas mes espadrilles, stakose que mon ami a volé mon devoir. Vous voyez maintenant ce qu’est la stakose?

Finalement, la stakose est fréquente, et pas que chez les enfants. Ça s’appelle trouver des excuses, pointer du doigt un responsable autre que soi. Ça s’appelle aussi l’irresponsabilité. Et ça, c’est assez généralisé. Voici quelques symptômes  par lesquels la stakose se manifeste: 

Le gouvernement ne tient pas ses promesses, stakose du parti au pouvoir avant lui.

Les jeunes mangent du fast food, stakose que la bouffe de cafétéria n’est pas mangeable.

fast food

On ne cuisine plus pour nos enfants, qui mangent du fast food, stakose qu’on n’a pas le temps.

Nous ne faisons plus faire leurs devoirs aux enfants, stakose que c’est à l’école à le faire. Stakose qu’ils ont du sport le soir.

devoirs

Mon enfant échoue son année, stakose qu’il a un prof pourri qui n’aime pas mon enfant et qui s’acharne sur lui. L’année passée, tout allait bien.

profs

Mon enfant se fait intimider, stakose que l’école ne fait rien. C’est pas parce que je suis incapable de lui inculquer des habiletés sociales.

Mon enfant intimide, stakose qu’il s’est tellement fait écoeurer avant, que là c’est à son tour. C’est pas parce que je le bardasse à la maison et que je le traite de con.

bagarre

Plus personne ne ralentit aux feux jaunes, stakose qu’on est pressés. Notre temps est plus important que celui des autres.

feux circulation

On ne s’occupe plus de nos vieux, skakose qu’on n’a plus le temps. Y’a du monde payé pour ça.

les vieux

Les hommes n’ouvrent plus les portes aux dames, stakose du féminisme.

galanterie

Je suis grosse, stakose que ma glande thyroïde ne fonctionne pas. Stakose de Mc Donald qui ne m’a jamais dit que leur merde faisait engraisser.

gros

Les compagnies déménagent en chine, stakose de la mondialisation. C’est pas à cause que je vais magasiner au magasin à 1$ à toutes les semaines.

chine

On est corrompus, on donne des pots de vin, on en reçoit, on alloue des contrats à gros prix à nos « amis », stakose du système. C’est pas parce que ça fait mon affaire.

argent

On pollue même si les scientifiques s’entendent tous pour dire qu’on s’en va à notre perte, stakose que ce qui pollue engendre de l’argent et des jobs. On veut des jobs. Fuck les poissons, les forêts et tout le reste. J’vivrai pas assez vieux pour voir l’horreur qui nous attend. Et je veux continuer à surconsommer pour mon plaisir.

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Oui, nous sommes réellement affectés de la stakose, à divers degrés. Mais apparemment que ça se soigne. Avec une bonne dose de conscience sociale et de sens des responsabilités. Par contre les stocks de conscience sociale et de responsabilités sont en baisse. Tout le monde ne pourra être vacciné.

 

 

Quatre degrés de stupidité

« Heureux les creux », comme disait mon père. À quoi nous répondions en chœur : « car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Voici mon corollaire à ce dicton. Plus tu es stupide, moins tu t’en rends compte, plus tu es heureux. Comme nous sommes tous à la recherche du bonheur, il faudrait donc tendre vers la stupidité.

 Voici mon échelle de stupidité créée pour vous avec l’aide du fameux test sur le Q.I. et autres sources encore moins crédibles.

génie

Niveau 1 : Normaux à géniaux. Les gens normaux à géniaux ne l’ont pas pantoute. Ils se posent trop de questions sur l’existence, sont rongés par la culpabilité et l’idée de réussir leur vie. Ils sont généralement anxieux. Ils sont branchés sur les nouvelles du Devoir, de La Presse,  et s’inquiètent pour le sort du monde. Ils sont  souvent  insatisfaits, voire même frustrés. Ils aspirent à plus : plus d’argent, plus de pouvoir, plus de prestige, plus d’éducation, plus de spiritualité. Ils en veulent trop. Leur niveau de conscience est beaucoup trop élevé. Ils ont un long  chemin à parcourir avant de pouvoir atteindre le quatrième niveau de stupidité.

superficiel

Niveau 2 : Cons.  S’ils ont quelque peu de jugeote, les cons le camouflent assez bien. Ils sont déjà un peu plus heureux que ceux du niveau 1 car ils vont dans la vie en suivant le flot. Ils ont, dans certains cas, une bonne capacité d’adaptation sociale. Ils font des niaiseries mais en sont conscients. Les Jackass en sont un bon exemple. Leurs comportements sont souvent clownesques et on voit bien qu’ils tentent d’atteindre le niveau du plus bas dénominateur commun. On sent tout de même chez eux un certain degré de conscience. Par contre, ils sont superficiels, ce qui leur donne une longueur d’avance vers la stupidité.   Les cons regardent les autres de haut et les traitent de stupides. Ça leur donne l’air intelligent sans avoir à l’être vraiment. Ils ont de brefs  éclairs de lucidité, mais quand ça leur arrive, ils calent un Martini ou une bière et ça leur passe. Ils aiment l’argent. Toutes les manières pour en faire sont bonnes: vendre de la drogue, frauder, se prostituer, voler, peut importe, pourvu qu’ils puissent vivre riches.

pantin

Niveau 3 : Borderline déficients. Tant qu’ils peuvent fonctionner  en société avec  gens qui aussi stupides qu’eux, ils sont heureux. Ils évitent les situations où il leur serait demandé de réfléchir et tout va bien. Ils sont totalement incultes.  Il ne reste que peu d’efforts à faire pour qu’ils soient totalement creux et heureux. Les explications sur les bouteilles de shampoing, c’est pour eux.  Ils sont  crédules.  Ici, je me sens dans l’obligation d’expliquer que crédule, ça veut dire naïf. Comme quelqu’un qui croit sans se poser de questions.  Ils sont du genre à voter pour un politicien qui a l’air cool plutôt qu’intelligent. Ils se sont déjà mis la tête dans le four à  micro-ondes pour voir ce que ça fait. En réunion comme dans la vie,  ils « dorment sur la switch ». Ils sont du genre à se plier de rire aux blagues des Denis Drolet, même à jeun. Ils sont de bons candidats pour adhérer à une secte parce que leur intellect ne peut prendre le dessus sur leur besoin primaire d’appartenir à un groupe dans lequel ils n’ont pas pas besoin de penser puisque quelqu’un le fait pour eux. Ils sont comme des pantins qu’on manipule facilement.  Le bonheur est à leur portée.

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Niveau 4 : Crétins.  Ils n’ont aucun jugement, mais ils pensent tout savoir et sont béats de bonheur. Ils se font une fierté d’être épais. Leurs  amis les filment en train de torturer un chat et la vidéo pogne sur le net auprès d’autres crétins. Les pictogrammes avec une tête de mort sur les bouteilles d’eau de javel qui illustrent qu’il ne faut pas boire, c’est pour eux. Ils vivent au crochet de la société et ne pensent même pas qu’il pourrait en être autrement.  Ils regardent la lutte à la tv. et  y croient dur comme fer. Ils font partie du sélect club PBDC (plus bas dénominateur commun). Leur cerveau flotte dans du formol.   Les blagues pipi-caca sont les seules qui les font rire.  Ils sont fertiles et se reproduisent facilement. Ils trônent au top  sur l’échelle du bonheur.  Inconscients  de leur environnement, ils se croient les nombrils du monde. Leur mantra: Fuck The World!  Ils ont réussi!

 

Que vous vous situiez au niveau 1 ou 4, tout le monde a la possibilité d’atteindre le nirvana de la stupidité. Il s’agit d’y aller par étapes.  Je vous montrerai comment dans mon prochain billet.

 

LA VÉRITÉ SUR LES INCOMPÉTENTS

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1- L’incompétent, c’est jamais nous, c’est toujours l’autre;

2- L’incompétent semble toujours en contrôle de ses affaires, c’est pourquoi il peut arriver à la dernière minute, et partir le premier. Il est le roi de la procrastination;

3- L’incompétent improvise, ce pourquoi il a du temps. Il en profite pour aller se plaindre de ses collègues au patron, pour montrer qu’il est découragé et qu’il est le seul à avoir le bien de l’organisation en tête. Il vous donnera des idées, qu’il a volées à un voisin de bureau, pour montrer qu’il pense fort à comment améliorer les choses. Il vous signifiera qu’un tel ne fait pas son travail, ce qui entrave la qualité de son propre travail;

4- L’incompétent ne se rend pas compte qu’il est incompétent. C’est pourquoi il siffle et chantonne et qu’on a le goût de l’étrangler;

5- L’incompétent est l’expert en délégation de tâche. À qui délègue t-il ? À vous, le plus souvent. Jusqu’à ce que vous en ayez assez et qu’il siphonne quelqu’un d’autre;

6- L’incompétent a le don de faire pitié pour qu’on l’aide. On aide les démunis, c’est connu;

7- L’incompétent s’ignore le plus souvent. Et lorsqu’il se reconnait comme incompétent, s’absente régulièrement pour fuir la réalité, mais revient, toujours aussi incompétent;

8- L’incompétent dira haut et fort en réunion qu’il n’a pas ces problèmes-là, lui.

9- L’incompétent est hissé vers le haut grâce à ses collègues, ou bien il entraine ses collègues vers le bas;

10- L’incompétent plus rusé sera tôt ou tard dans le jus, « meaning » : N’en mettez pas plus sur mon assiette je sens que je vais faire un burnout! Alors on ne lui en exige pas trop. Sinon, l’incompétent fera appel à son syndicat et portera plainte pour harcèlement…

Les Parents et le Mensonge

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Billet d’humeur à prendre avec un grain d’humour

Mon enfant ne ment pas! C’est ce que me disent de plus en plus de parents qui jurent que leur progéniture, pris la main dans le sac, n’a pas menti et que tout est de la faute de l’autre (l’autre enfant, l’enseignant). Ce à quoi je leur réponds le plus souvent : Si votre enfant ne ment pas, il n’est pas normal. Bon, enfin, c’est ce que je me dis. Parce que si je leur répondais vraiment ça, ce serait assez pour qu’ils me disent que j’accuse leur enfant d’être anormal.

Pire que le mensonge de l’enfant est la réaction des parents quand on les informe que leur enfant a menti.

Le parent avocat

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Le parent avocat défendra son enfant jusqu’à porter plainte à la Commission scolaire si on ne capitule pas. Il ne sait pas ce qu’il s’est passé (il n’était pas là), mais il  croit son enfant. Comme un avocat, peut lui importe vraiment ce qui est arrivé, tout ce qu’il veut qu’on retienne de sa longue diatribe enflammée, c’est que son enfant ne ment pas. Il est le seul juré et sa conclusion est le seul verdict acceptable.

Cher parent avocat, il se peut que votre enfant subisse une injustice, mais faudrait pas mettre tout le système en branle pour un simple mensonge. Il se peut aussi que votre enfant soit déclaré coupable et que ce soit vrai. La peine ne sera pas si grave. Au plus il aura une réflexion à faire, un geste réparateur à poser. Et sachez que les enfants n’ont pas toujours besoin d’avocats. Ils se défendent assez bien seuls. Ou bien ils l’apprendront, ce qui est encore mieux.

Le parent détective

espion

Le parent qui demande les preuves. On lui dit qu’une telle a vu l’enfant porter un geste. Le parent nous répond qu’il veut parler à cette personne. Qu’on lui expose de long en large les étapes qu’on a suivies durant une enquête qui nous a pris 2 heures de notre journée pour venir à bout des versions de tous ceux impliqués, ça ne compte pas. Il veut refaire le travail lui-même. Il ira même jusqu’à communiquer avec d’autres parents, pour s’assurer que le leur a bien été puni, que l’école n’a pas monté un scénario de toutes pièces pour harceler leur chérubin. Il se tiendra près de la cour de récréation et observera son ange interagir avec les autres, pour les prendre sur le fait d’un autre crime beaucoup plus grave qui demanderait notre attention et la dévierait de son chérubin. Cher parent détective, pensez-vous vraiment qu’on conspire pour accuser les jeunes à tort, votre enfant en particulier? On en a des centaines à éduquer ou à martyriser, c’est selon.

Le parent qui exorcise ses démons

diable

J’ai aussi le grand plaisir de recevoir des billets qu’on a envoyés aux parents, dans une enveloppe cachetée, nous revenir par les mains de l’enfant, avec un message bien en vue graffigné à l’encre rouge, comme possédée de la main du diable,  qui dit que son enfant n’a pas menti et que la prochaine fois, on devra le croire! Bien sûr, l’enfant se fait en général un plaisir de nous soumettre la lettre, avec un petit sourire presque diabolique. D’autre fois, l’enfant est mal à l’aise. Il sait qu’il a mal fait. Il culpabilise un peu.

Le parent qui s’exprime est verbomoteur et aussi très peu discret. Sa voix peut monter d’une octave ou sembler venir tout droit d’outre-tombe. Il arrive en coup de vent, exige de nous rencontrer pour nous expliquer à quel point nous sommes incompétents. Habituellement, il a détesté l’école étant jeune et transfère sa haine du système sur nous.  Il ne se gêne pas pour laisser exploser sa colère et cracher son venin sur tout ce qui l’entoure.  Le problème, c’est l’enseignante, toujours sur le dos de son rejeton. Il croit que son enfant est étiqueté et qu’on passe notre temps à le diaboliser. Il exigera qu’on retire la conséquence imposée, il refusera que son enfant assiste à une retenue ou autre.

Cher parent qui exorcise ses démons. Vous vous y prenez très mal et on n’a pas le gout d’être gentil avec vous. Sachez que la prochaine fois que vous vous pointerez à l’école, nous aurons envie de vous éviter, et peut-être qu’on brandira le crucifix pour vous tenir éloigné.

Le parent guerrier

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Le parent guerrier en veut à l’école, à l’enseignant, à la direction pour la grande injustice qu’on vient de porter envers son enfant. Il a la mémoire longue et vient de déclarer la guerre. Il trouvera toutes les excuses possibles pour envoyer des notes rageuses à l’enseignant de son enfant, comme autant de petits coups de poignard. Il posera des embuscades, soulignera une faute d’orthographe de l’enseignante à gros traits.  Ainsi, il critiquera l’enseignante qui me transmettra, en larmes, le dernier message méchant qu’il a reçu du parent guerrier. Aucune trêve en vue, la guerre froide durera jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à ce que l’enseignante se trouve vaincue. L’enseignant du niveau supérieur tremble déjà en sachant que l’enfant du parent guerrier aboutira dans sa classe l’an prochain.

Le parent de l’extrême droite

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Le parent de l’extrême droite est « trop de notre bord ». Il nous dit que son enfant est un menteur. Qu’il est pareil à la maison. Qu’il est souvent puni pour ses mensonges. Il fomente la pire des punitions pour dompter son fils. Punition qui pourra même aller à un mois sans amis, ou sans jeu. Bref, il en met trop. Avec le parent d’extrême droite, on en arrive à vouloir banaliser la situation à la dédramatiser, à tenter de calmer le parent car on a un peu peur pour notre petit protégé qui n’a tué personne.

L’enfant du parent extrémiste a très peur qu’on appelle son parent. Il tremble de peur. Ce qui fait qu’on ne communique pas souvent avec ce parent. On règle ça à l’école et on essaie de faire comprendre à l’élève ce que son parent ne comprend pas. Un mensonge, ce n’est pas si grave, mais ce n’est pas bien non plus. Par contre, on comprend le jeune de mentir pour éviter une punition. On le ferait aussi si on avait affaire à un parent extrémiste.

Le parent idéal

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Le parent idéal existe. Il compose même la grande majorité de notre population. C’est celui qui ne panique pas, et s’assure d’écouter ce qu’on a à dire avant de porter un jugement. Il ne nous prend pas pour des caves et se dit que si on prend la peine de communiquer avec lui, il prendra la peine d’avoir une vraie conversation. Il pourra même nous faire part de ses inquiétudes en sachant qu’on fera notre possible pour l’aider. Il comprendra que son enfant a commis une bévue mais n’en fera pas un drame. Quand le parent sortira de notre bureau, on aura encore le sourire aux lèvres. On saura que la situation est réglée à la satisfaction de tous (à part peut-être l’élève qui aura à vivre avec les conséquences de son geste). On n’aura pas peur que le petit se fasse battre en arrivant le soir à la maison. On saura qu’on peut compter sur ce parent-là pour collaborer car nous sommes sur la même longueur d’ondes et nous travaillons vers un même but. On a le même objectif : faire de l’enfant un être qui sera équilibré.

Cher parent, votre enfant ment, mais on l’aime et il est normal! Vous voulez savoir pourquoi on ment? Lisez ceci: La vérité sur les mensonge.

LA FOIS OÙ J’AI ÉTÉ INTIMIDÉE, OU L’HISTOIRE D’UNE DOUCE REVANCHE

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Tout le monde et son voisin semblent avoir été intimidés. Il est presque bon ton d’affirmer, aujourd’hui, avoir souffert d’intimidation étant plus jeune. Même Céline Dion raconte qu’elle a été intimidée à l’école (Et c’est vrai. J’ai une collègue qui fréquentait la même école qu’elle et qui se sent encore coupable aujourd’hui de s’être moquée de Céline à l’époque). Ce ne fut pas mon cas. Je n’ai eu que deux épisodes durant lesquels j’ai eu peur de quelqu’un qui me menaçait. Je ne peux donc pas  affirmer que j’ai été victime d’intimidation. Enfin, je pourrais, mais je charrierais un peu.

Je vous raconte. J’étais au primaire et j’étais bonne à l’école, Sonia (mon intimidatrice d’un jour) devait être moyenne. Nous n’avions pas beaucoup de cadeaux dans ce temps-là (les magasins à 1$ n’existaient pas vraiment), mais une bonne fois, l’enseignante avait étalé sur une table, des prix à gagner pour un combat de mathématique. (Vous savez, les combats où deux équipes se plaçaient en rangées et où on combattait notre opposant en devant donner la bonne réponse le plus rapidement possible? Lorsque qu’on gagnait, l’autre allait s’asseoir. On combattait jusqu’au dernier survivant. Un peu comme l’ancêtre des Hunger Games. Une activité que j’adorais mais qui a dû disparaitre parce qu’elle faisait trop de victimes.)

Alors Sonia reluquait les prix en salivant, et moi j’étais confiante de repartir avec la banque en forme de hibou, qui me faisait saliver aussi. Je connaissais mes multiplications et j’étais vite sur la gâchette. Ce matin-là, à la récréation, Sonia (bâtie comme une armoire à glace) est venue me voir pour me dire que si je gagnais un prix, j’allais devoir le lui donner après. Quelques menaces bien senties à mon endroit (j’étais quand même la plus petite de la classe, toujours la première dans les rangs de grandeur) ont suffi à me rendre très anxieuse. Inutile de vous dire que mon cerveau a été occupé à me demander quoi faire dans cette situation nouvelle pour moi. J’ai bien pensé faire exprès pour perdre, mais c’était plus fort que moi, j’aimais la compétition. Presqu’à mon corps défendant, j’ai alors remporté la première place. J’étais donc la première à choisir et mon hibou me faisait de l’œil. Je savais pourtant que j’allais devoir le donner à l’armoire à glace si je tenais un peu à garder ma face intacte. Plantée devant la table et ses offrandes, un éclair que j’oserais qualifier de génial m’a frappé. J’ai vu le disque 45 tours d’une chanson quétaine qu’on avait apprise un peu plus tôt et dont l’enseignante avait dû vouloir se débarrasser. Un triste objet que personne n’avait même remarqué. Et je l’ai choisi non sans lancer un dernier regard sur mon hibou que j’abandonnais, presque comme une mère abandonne son enfant à l’orphelinat. L’enseignante m’a regardée, très surprise et m’a demandé si j’étais bien certaine d’avoir fait le bon choix. J’ai dit oui (même si ma face devait exprimer tout le chagrin que j’avais). Et avec le motton, j’ai levé les yeux sur Sonia. Elle avait l’air déconfit.

L’armoire à glace est revenue me voir après la classe et m’a demandé pourquoi je n’avais pas choisi le hibou (enragée, bien sûr). Je lui ai répondu que la prochaine fois qu’elle voulait quelque chose, elle n’aurait qu’à le gagner par elle-même. Je lui ai tendu le piteux 45 tours d’un air totalement désintéressé comme si je garrochais une cenne noire dans une fontaine. Elle l’a refusé. Sonia ne m’a plus jamais taxée. J’ai gardé mon prix. J’avais eu ma douce-amère revanche.

Les Égos Ratatinés

voilier

J’avais 12 ans. J’étais assise dans un cours de catéchèse. Une de mes boucles d’oreilles était tombée et madame Lise, mon enseignante, m’avait aidée à la remettre. Ça faisait mal et je grimaçais. Puis elle m’a dit : Faut souffrir pour être belle.

Allez savoir pourquoi cet événement banal a marqué ma mémoire. Peut-être parce qu’avec leurs 180 élèves, les enseignants du secondaire n’avaient pas souvent le temps de s’attarder à moi. Ils devaient déjà perdre un temps fou à remettre à leur place les élèves les plus dérangeants. Après ça, il fallait bien qu’ils transmettent leurs savoirs. Et du temps, il n’en restait plus pour les autres.

Faut souffrir pour être belle. Cette phrase toute faite, je l’avais prise comme un compliment et mieux, comme un sophisme. J’avais souffert, j’étais donc belle. Ça m’a marquée, et je m’en souviens encore aujourd’hui, beaucoup plus tard. C’est d’ailleurs les seuls souvenirs qu’il me reste de ce cours : ce compliment, et madame Lise que j’ai aimée encore plus à partir de ce moment.

Je pense que ça m’a marquée, parce qu’à ce moment même, devant toute la classe, je m’étais sentie reconnue, approuvée. Je m’étais sentie quelqu’un. Et je m’étais sentie jolie. Quoi de plus important, à 12 ans?

Encore aujourd’hui, les compliments que je reçois me font du bien. Parce que certains matins, on se lève avec l’égo tout petit, ratatiné et on a besoin de se le faire gonfler un peu. Les compliments, ça nous insuffle comme une brise dans les voiles.

Et je ne parle pas de flatterie qui quelquefois, ne sert qu’à celui qui nous flatte. Je parle d’un compliment sincère qui se donne sous la forme d’un encouragement, de félicitation ou d’une tape dans le dos.

Et ça prend 100 tapes dans le dos pour effacer une claque dans la face. Doctor Phil dit que ça en prend mille, mais ça, c’est pour une très grosse claque.

Dans mon travail, je côtoie au quotidien des enfants et des adolescents qui n’ont pas reçu beaucoup d’encouragements dans leur jeune vie. Ils se trouvent poches et moches. Ils se promènent le dos courbé, les yeux au sol.  J’essaie de leur gonfler les voiles un peu, chaque fois que je les vois. Même si comme directrice d’école, je ne suis pas celle qu’on vient rencontrer sans y être un peu obligé et sans une petite crainte, j’essaie de trouver un point positif à chacun. Pour qu’ils se sentent reconnus et capables. Ça ne coute rien, un compliment et je sais que ça fait du bien. J’exige quelque chose d’eux, un meilleur comportement, la politesse, un moins haut taux d’absentéisme, peu importe, mais en retour, j’essaie de leur montrer que je crois qu’ils ont ce qu’il faut pour y arriver.

À une adolescente enragée, je peux dire qu’elle est tellement jolie quand elle sourit. À un autre qui s’oppose sans cesse, je peux dire qu’il a la répartie facile et qu’il ferait un bon avocat. À un autre qui a été abusé, je peux dire qu’avec toutes les difficultés qu’il a vécues, je le trouve courageux et qu’il peut briser le cycle. Bref, je fais mon possible pour planter une petite graine qui saura peut-être pousser et s’épanouir entre les craques de leur vie asphaltées.

Et j’espère juste qu’un jour j’aurai fait pour l’un d’eux ce que Madame Lise a fait pour moi; me faire sentir que j’existais et que j’étais quelqu’un qui n’avait besoin que d’un petit compliment pour se sentir grande.

Pour savoir si vous avez un égo démesuré, faites le test sur le lien suivant: Test: égocentrique: Avez-vous l’égo démesuré? Selon vos réponses au 13 questions, vous saurez si votre égo est trop modeste, trop envahissant, en dent de scie ou à la bonne taille.

Et vous, avez-vous souvenir d’un compliment qui vous a regonflé les voiles? Partagez-le.