La diète du bonheur


Girls in Human Pyramid

On souhaite à chacun, et à nous même, santé et bonheur. On déploie beaucoup d’énergie à rester en santé ou à retrouver la forme. Diètes, modes de vie sains, exercices, on ne compte plus combien de sites internet  et de livres  nous proposent des façons d’y arriver.

Mais le bonheur, qu’en est-il? Combien de temps passe-t-on chaque jour à l’entretenir? Si on se dit souvent : Bon, qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour être en forme? Se pose-t-on la question : Bon aujourd’hui, je fais quoi pour être heureux?

Pourtant, il parait qu’on peut adopter une « diète » du bonheur. Le cours est même enseigné à Harvard et a surpassé en popularité le cours introduction à l’économie. Les professeurs en psychologie positive Shawn Achor et Tal Ben Sharar nous enseignent comment cultiver le bonheur.

De leurs enseignements, il faut retenir que la recherche du bonheur n’a rien à voir avec la recherche du plaisir, qui est lui, est éphémère.  La réussite ne mènerait pas nécessairement au bonheur non plus. En effet, on peut avoir un poste qu’on convoitait depuis longtemps et s’apercevoir que nous ne sommes pas plus heureux.  Mais faire quelque chose que l’on aime mènerait à la réussite.

Des recherches indiqueraient que seulement 10% de notre bonheur serait influencé par nos gènes, nos antécédents familiaux ou nos expériences de vie. 90% serait dû à la manière dont notre cerveau interprète notre vie. Le bonheur serait donc, dans la tête plutôt que dans le pré!

Shawn Achor revisite l’exemple du verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein. En effet, si certains optimistes voient le verre d’eau à moitié plein et les pessimistes le voient à moitié vide, les gens heureux auraient plutôt tendance à se dire : peu importe s’il est à moitié vide ou à moitié plein, puisqu’il y a un pichet tout près.  Cette image renvoie à l’analogie des relations sociales. Quand on sera mal pris, il y aura toujours des gens pour nous aider, pour nous ressourcer. De là l’importance des relations sociales, à la base du bonheur.

pichet

Les gens heureux ne voient pas le verre à moitié plein ou vide, ils voient le pichet, symbole du bonheur inépuisable.

 

On comprend l’importance des interactions sociales dans le milieu du travail. En effet, seulement 25% de nos capacités intellectuelles et de nos compétences seraient vraiment importantes au travail. Le plus important serait nos connexions sociales.

bonheurtravail

Les interactions sociales au travail compteraient pour 75% des compétences recherchées.

 

LA DIÈTE DU BONHEUR

J’ai résumé pour vous les étapes à suivre quotidiennement pour avoir une bonne diète du bonheur.

1. Cultiver nos relations avec les autres. Chaque jour, prendre 2 minutes pour se rappeler une interaction positive avec quelqu’un que nous avons croisé dans la journée. Visualiser le souvenir de cette rencontre en nous arrêtant aux détails et au plaisir que nous avons éprouvé au contact de cette personne. En évoquant des souvenirs heureux, le cerveau se développera de nouveaux circuits qui nous amèneront à rechercher ce plaisir évoqué. La visualisation est une grande part de la vie des athlètes de haut niveau qui s’en servent pour améliorer leurs performances. Dans le cas du bonheur, l’approche est la même : conditionner le cerveau à atteindre cet état de bonheur et à rechercher les interactions plaisantes.

Family Eating Christmas Dinner Together

Développer des interactions sociales positives

 

2. Prendre 2 minutes par jour pour dire notre gratitude. Cela peut être en écrivant un journal où on prend le temps de noter les petits plaisirs de la journée : un bon café, une pause au soleil, un compliment reçu ou donné, etc. on prend aussi le temps d’écrire à quelques personnes, un courriel de remerciement ou d’encouragement. Mieux, on prend le téléphone et on appelle une personne dont on n’a pas eu de nouvelles depuis un bout de temps. Encore mieux, on le fait en personne.

Senior woman gardening

Prendre plaisir aux petits moments du quotidien

 

3. Faire des exercices tous les jours. L’exercice procure de la dopamine, la drogue naturelle du bonheur. Elle encourage l’action et la projection d’images positives. L’exercice procure aussi des endorphines, hormones du plaisir et de l’antidouleur.

Elderly Woman Smiling Wearing a Swimming Cap in a Swimming Pool

L’exercice c’est la drogue naturelle du bonheur

 

4. Méditer. Prendre 2 poses de 20 minutes par jour pour méditer ou tout simplement se concentrer sur sa respiration. Les bienfaits de la méditation mériteraient un article tout entier. Si c’est impossible de s’arrêter 20 minutes, prendre 2 minutes à chaque heure pour prendre 3 grandes inspirations. La méditation permet d’être présent en soi, hors du monde. Elle permet de se recentrer et de nous redonner l’énergie nécessaire à notre bon fonctionnement.

Man Meditating on a Rock at the Beach

Prendre du temps pour entrer en soi, hors du monde

 

Comme toute diète, il faut y travailler et y consacrer du temps. Avec de l’entrainement, et une réévaluation de ce qui nous rend heureux, on devrait être plus heureux! Encore faut-il redéfinir notre notion de bonheur.

Si nous avons comme discours que nous serions heureux si  nous gagnions le million, si nous avions telle voiture, tel emploi, tel bonus, nous plaçons notre bonheur dans des événements extérieurs à nous, un peu hors de notre contrôle. Ses stimuli sont externes et leur plaisir ne dure pas longtemps. Il ne faudrait pas attendre après quelque chose pour être heureux. Le bonheur est un choix qu’on ferait quotidiennement. C’est pourquoi il faut prendre plaisir à faire ce que l’on fait présentement.

Le mieux, dans cette diète du bonheur, c’est que ça ne coute rien d’essayer, et ça ne nous demande pas de nous priver de quoi que ce soit!

Je vous propose un site assez fabuleux où toutes sortes d’activités simples nous sont proposées. Journal de gratitudes, images et sons pour méditations courtes, quiz, etc. Le site n’est disponible qu’en anglais mais il est simple et convivial. Vous ouvrez votre dossier et on fait le reste pour vous. Happify.com.

Voir aussi une des conférences en ligne du professeur Tal Ben-Sharar qui nous parle de la théorie des 4 hamburgers.

Ici, Guy Corneau en entrevue au sujet du livre Happines-Le Grand Livre du Bonheur auquel ont participé plusieurs psychologues de la psychologie positive.

Partagez avec nous ce qui vous rend heureux chaque jour!

Publicités

2 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s