La vérité sur les enseignants


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Les enseignants sont une race à part. Souvent idolâtrés par les petits, ils sont plutôt mal-aimés par le public en général.

Vous voulez que je vous dise la vérité sur eux? Ils ont fait 3 ou 4 années d’études supérieures à l’Université. Ils sortent de l’école endettés et prennent plusieurs années à rembourser ces dettes étant donné leur salaire de base qui tourne autour de 38 902$. En comparaison, voici les salaires de bases d’autres professions dans le secteur public:

*Ingénieur forestier : 38 843$
*Enseignant : 38 902$
*Comptable : entre 38 750 et 47 500$
*Analyste informatique : 40 557$
*Arpenteur géomètre : 40 557$
*Bibliothécaire : 40 617$
*Agent de protection de la faune : 43 166$
*Avocat : 53 310$
*Fiscaliste : 56 250$

On comprendra facilement que les enseignants, en comparaison, sont loin d’être au dessus de la moyenne. Et on arrêtera peut-être de leur lancer en pleine face qu’ils sont payés pour être en vacances deux mois l’été. Oui, ils sont en vacances, mais ils les paient eux-mêmes ces vacances à même leur salaire qui est réparti sur toute l’année. Ils ne retirent pas de chômage (à moins d’être à statut précaire) durant l’été.  Ils ont une semaine de congé en mars, semaine qu’ils prennent souvent pour corriger leurs épreuves de fin d’étape et colliger les notes pour faire les bulletins qui devront être remis avant le 15 mars. Les seules vacances payées sont les jours fériés. Par contre, la comparaison avec d’autres professions devient alors un peu erronée puisque le garde forestier, par exemple, qui gagne à peu près le même salaire, doit travailler en moyenne 341 jours par année, soit 141 de plus pour gagner le même salaire. La question salariale devient alors plus reluisante pour les enseignants en termes de jours travaillés.

Durant leur formation universitaire, ils font 4 stages en milieux scolaires. Stages non rémunérés. Ils sont évalués lors de ces stages. Au sortir de l’école, ils sont encore évalués par leur direction d’école et ont 180 jours pour faire leurs preuves.

Ils sont maintenant payés pour une semaine de 32 heures où chaque minute est compilée. Ils ont droit à 5 heures de travail personnel par semaine. Pour planifier, corriger, rechercher. C’est une heure par jour pour préparer 3 à 4 heures d’enseignement dans la même journée.

Lors des fameuses 20 journées pédagogiques ils assistent à des réunions obligatoires, des formations, des rencontres d’équipes ou de comités.

En plus de leur tâche d’enseignement, ils doivent maintenant adapter les contenus pour les divers niveaux des élèves d’une même classe (Certains élèves sont de niveau 5ème mais ils n’ont réussi qu’une 3ème). Ils doivent souvent compléter des rapports d’observations pour les médecins et psychologues qui se basent sur ceux-ci pour émettre leurs diagnostiques. Ils remplissent aussi de petits carnets de route pour certains élèves (environ deux par classe) pour informer les parents des difficultés de leur enfant.

Ils ont en moyenne un à deux élèves souffrant d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Ils ont souvent un élève atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. Ils ont aussi de plus en plus d’élèves souffrant de dyspraxie ou d’un retard de langage, ou d’un trouble anxieux. Bref, ils composent avec tellement de contraintes, qu’il se peut, quelquefois, qu’ils décrochent. Comme c’est le cas pour 1 jeune enseignant sur 5 qui changera de profession après avoir goûté au métier.

Ils doivent assister à des plans d’intervention pour leurs élèves en difficulté (en moyenne trois par classe). Ils doivent ensuite appliquer les moyens déterminés pour assurer la réussite de ces élèves (port de coquilles anti-bruit, temps supplémentaire aux épreuves d’évaluation, textes à l’avance à la maison, aide supplémentaire en tout temps, consignes répétée à l’élève qui ne comprend pas si on s’adresse à tout le groupe, remise à la tâche des élèves qui partent systématiquement dans la lune aux 5 minutes, ballons pour un, objet à manipuler pour l’autre, coin de retrait, et j’en passe).

Ils composent aussi avec les parents de leurs élèves et avec les exigences de leur direction et les mesures (souvent des coupures) de leur commission scolaire.

Ils font des heures supplémentaires le soir et les fins de semaines pour rattraper les retards. Leur conjoint vous le confirmera. Ces heures ne sont pas payées à temps double. Elles ne sont pas compilées du tout.

Voici une vidéo marrante créée par des enseignants du secondaire pour illustrer leur quotidien. Elle vaut la peine d’être regardée. Bref, Je Suis un Prof.  

Comme dans tous les métiers, il y a bien sûr, des enseignants incompétents qui ne font pas l’affaire. Malheureusement, on met l’accent sur eux, comme on met l’accent sur les policiers incompétents, les avocats véreux ou les comptables fraudeurs. Pourtant la grande majorité est compétente et fait de son mieux pour éduquer nos enfants.

Que disiez-vous sur les enseignants donc? Ah! Oui, vous ne feriez pas leur boulot. J’pensais aussi!

Je vous invite à lire l’article: Adieu Monsieur le Professeur, en lien direct avec ce texte.

Sophie, directrice d’école (notez que les opinions émises dans ce texte sont d’ordre personnel et ne devraient aucunement être associées à mon employeur).

*Source : Conseil du trésor du Canada

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88 commentaires

  1. Et ça, c’est sans parler de l’autre classe de 6e quand il y a une classe d’anglais intensif dans l’école. On peut doubler, tripler et même quadrupler les cas d’élèves en difficulté!

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    1. Les classes d’anglais intensif ne font pas augmenter les cas d’élèves en difficulté. Avant de faire ce genre de commentaire, renseigne-toi bien. Le MELS a publié en 2011 une étude qui relate l’évolution de l’enseignement de l’anglais intensif au Québec depuis 30 ans. Plus de 12 pages de résultats et observations provenant de linguistes, de dirigeants de commissions scolaire et professeurs d’université démontrent que l’enseignement de l’anglais intensif n’augmente pas l’échec scolaire. Ton commentaire est assez typique des titulaires, serais-tu l’une d’entre-eux ?

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      1. Je pense que vous n’avez pas compris le commentaire. S’il y a une classe d’immersion dans une école les meilleurs élèves constitueront le groupe d’immersion donc le second groupe, celui dit régulier, se retrouvera évidemment avec beaucoup plus d’élèves en difficulté. Le problème n’est pas le groupe d’immersion!!!

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      2. « Ton commentaire est assez typique des titulaires, serais-tu l’une d’entre-eux ?» En effet, je crois qu’il n’y a pas mieux qu’un titulaire pour savoir de quoi on parle et en connaître tous les enjeux. Beaucoup de gérants d’estrade qui ne lisent que des études comportant l’avis de personnes qui ne sont pas directement dans le milieu de l’enseignement au primaire et secondaire s’improvisent experts… Le problème, ce n’est pas qu’on pense que l’anglais intensif augmente les élèves en difficultés. Cette idée saugrenue prouve que vous n’avez pas compris les enjeux…

        Le problème, c’est que pour bénéficier d’un tel programme (qui est très formateur pour les élèves), les élèves doivent être capables de suivre le rythme. Or, les élèves en difficultés ont peine et misère à maîtriser les concepts de base dans les matières principales et ont souvent besoin de plus de temps d’enseignement que le temps fixé pour chaque matière.

        L’ anglais intensif vise des élèves ayant de la facilité et de la rapidité à apprendre, souvent ils passent à travers du programme en une demi-année et reçoivent l’enseignement de l’anglais l’autre moitié de l’année scolaire. Parfois, le programme est échelonné sur toute l’année comme l’enseignement régulier, mais la deuxième partie se déroule en anglais. Vous comprendrez, j’espère, que ces élèves doivent être déjà bien outillés dans les matières de base dont les concepts assez complexes vont leur être enseignés dans une autre langue. C’est pour cela que seuls les élèves autonomes et ayant des bases solides sont sélectionnés pour l’anglais intensif, laissant les autres classes avec une concentration plus importante d’élèves en difficulté.

        L’égalité des chances pour tous, c’est aussi s’adapter au niveau des élèves et leur permettre de vivre des réussites. Pour cela, il faut y aller progressivement. Malheureusement, dans plusieurs milieux, des élèves sont en réalité deux niveaux en dessous que le niveau dans lequel il est classé. Dans les milieux défavorisés, beaucoup d’élèves sont déjà en échec parce qu’ils ont un bon nombre de lacunes accumulées d’année en année. L’idéal serait plus de classes d’adaptation scolaire, mais ça coûte cher et on se bat contre le système.

        Donc, enseigner les matières de base à certains élèves se révèle parfois très ardu dans leur propre langue, alors qu’on a parfois l’impression de leur parler une autre langue tellement c’est difficile. Malgré plus de temps accordé, de la manipulation d’objets concrets, méthode constructiviste, des mises en situations, des périodes de récupération, plus d’explications, etc. , certains élèves ne sont pas encore prêts à recevoir cet enseignement. Donnons aussi la chance à ces élèves de mieux réussir, donc surtout pas en leur ajoutant une difficulté importante de plus.

        C’est comme pour l’anglais intensif : on ne peut privilégier cet enseignement quand le principal n’est pas maîtrisé. Il faut répondre à leurs besoins pédagogiques et d’apprentissage avant de viser plus haut. Je ne dis pas que l’anglais intensif n’est pas une bonne idée, mais il y a bien d’autres batailles à gagner avant cela. Le problème, c’est que le programme d’anglais intensif ne s’applique pas de façon réaliste à TOUS les élèves.

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      3. Elle ne dit pas que ça augmente l’échec scolaire, mais que les enfants avec des troubles d’apprentissage ne sont que très rarement admis en intensif, donc la classe qui n’est pas en intensif contient beaucoip plus d’enfants à besoins différents.

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      4. Je pense qu’Annick parlait de la classe régulière de 6e année lorsqu’il y en a une d’anglais intensif. Les meilleurs élèves sont souvent choisis d’après leurs bons résultats scolaires pour participer au projet d’anglais alors les élèves en difficultés se retrouvent en plus grand nombre dans les classes régulières.

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      5. Les résultats sont souvent faussés puisque les études sont souvent réalisées dans les beaux milieux. Êtes-vous bien sur le terrain ?? Q’avez-vous contre les titulaires qui passent leur semaine avec les élèves et qui, à mon avis, sont les mieux placés pour connaître la réalité et les enjeux que cela aura à long terme sur les élèves en difficultés ?? L’anglais intensif oui, mais pour tous. Je ne suis pas convaincue puisque la plupart des établissements s’enlignent vers cela et dans quelques années, ils diront sûrement, avec des études de 12 pages, qu’ils ne recommandent pas cela pour tous !

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      6. Ce n’est pas la classe d’anglais intensif qui fait augmenter les cas d’élèves en difficulté..On doit toutefois comprendre que dans la majorité des écoles quand il y a une classe de 6e régulière, les cas d’élèves en difficulté y sont alors presque tous regroupés! Toutefois, le PAI est un excellent programme!

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      7. Vous parlez madame Labbé du document d’implantation. Ce document dont vous parlez est biaisé il a été réalisé par le SPEAQ. Société pour la promotion de l’enseignement de l’anglais langue seconde au Québec.Étiez-vous renseigné à ce sujet ?

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      8. Par contre, le fait que la crème des élèves se retrouvent en anglais intensif fait en sorte que la classe régulière prend le reste…

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      9. Saviez-vous qu’auparavant le programme était offert aux premiers de classe et que maintenant on en fait des choix d’école ou commissions? Cela change le pourcentage de réussite.

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      10. Quand on parle de régions où le bassin d’élèves est restreint, je crois que le commentaire d’Annick est tout à fait juste.

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      11. Moi, je le vis ce programme d’anglais intensif pour tous dans mon école, depuis 3 ans. Oui, je suis titulaire. Toi, tu dois être prof d’anglais. Facile de juger la prof qui se retrouve avec des jeunes cumulant déjà une ou 2 années de retard, à qui elle doit enseigner 10 mois de contenu en 5. Eux qui ne digérent déjà pas la matière en 10 mois, avec des mesures d’adaptation ! La partie anglais passe comme dans du beurre dans mon école. La prof se tape sur les cuisses tous les jours, va au gym avec ses jeunes 5 périodes sur 10 jours de rotation. Ben quoi, elle a le temps ! Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est elle ! Elle a un programme qui se donne habituellement
        en 4 périodes sur 10 jours, mais elle dispose de 41 périodes sur 10 jours pour faire le même programme…ça créé un drôle de climat quand ces jeunes font l’échange de prof fin janvier. Ils se retrouvent à devoir mettre les bouchées doubles alors que ça fait 7 mois qu’ils n’ont peu ou pas de devoirs et de leçons. Donc, avec mon expérience des 3 dernières années dans ma situation, à mon école avec ces profs et ce programme, ben c’est pas super 😦

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      12. Ce que je retiens de votre commentaire, c’est le «tu» et le ton «je-suis-frustrée-et-j’en-connais-plus-que-TOI- sur-le-sujet». Il y a une façon de dire les choses; il y a aussi une façon de répondre à des gens que l’on ne connaît ni d’Adam, ni d’Eve. Que vous ayez raison ou pas (et je crois que vous avez raison!), vous semblez avoir de la difficulté à exprimer votre opinion sans passer à l’attaque. Sans vouloir vous offusquer…fallait juste que je le dise.

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  2. et que dire de nous, spécialistes… avec en moyenne 15 groupes différents, 6 niveaux d’enseignement, parfois plus si on compte les groupes multi-âges, inter-cycles… et oui (groupes de 2e/3e et 4e/5e) et les groupes TC. 2 périodes d’enseignement par cycle de 6 jours à raison de 47 minutes par période. Sans compter les minutes perdues par les déplacements, l’habillage et déshabillage au retour des récréations… 3 compétences à évaluer pour le bulletin. 0 minute supplémentaire afin de préparer et adapter notre matériel à ces différents groupes et jeunes élèves en difficulté. Pourtant, leur PI stipule bien qu’on doit appliquer les moyens déterminés pour assurer la réussite de ces élèves … La cerise sur le sundae; ce sont, nous dit-on, des groupes réguliers… imaginez alors les groupes en adaptation scolaire…. 🙂

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    1. Oui les spécialistes vivent une toute autre réalité… c’est pas facile d’avoir autant de groupe ou même d’avoir plusieurs écoles pour avoir une tâche raisonnable. Souvent en situation précaire même si eux aussi ont fait 4 ans d’université et tous les stages.

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  3. Deux semaines payées à Noël et la semaine de relâche payée???? Pas moi en tout cas. 🙂 Je travaille 200 jours, je suis payée 200 jours. Aucune journée fériée payée, aucun congé payé. Point. Suis-je la seule?

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      1. Oh que nenon! Voit TA convention collective! Tu n’as rien de payé. Si c’est le cas (je doute à 1000%), je change pour ta Commission scolaire demain matin!

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      2. si nous avons des vacances payées et relache alors pourquoi une journée sans solde est coupée a 1/200 et non 1/220. Cela prouve que Noel et relache et conges feries ne sont pas payés.

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      3. On travaille 200 jours payés, point à la ligne. Pas de Noël, pas de relâche, pas de vacance, pas de 4%, … Ju, vois ton délégué pour qu’il t’explique…

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      1. Il n’y a rien de payé. Regarder votre paie, on le prend l’argent sur nos vacances d’été. Durant toute l’année on met de l’argent de côté pour nos vacances de noël et d’été et la relâche.

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    1. nous sommes aussi payés 200 jours répartis en 26 payes par année. Tu as des congés fériés assurément qui sont inscrits dans la loi. Sinon ça veut dire que tu travailles au noir.

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    2. Ma chère Geneviève, ma conjointe est enseignante en première année et je peux te dire qu’elle travaille au mois 2 heures par soir dans sa planification, organisation et correction. Alors, si tu es bonne en calcul mental, 180 jours de cours x 2 heures par soir = 360 heures sans salaire divisé par 8 heures = 45 jours de travail de fait en soirée ou pendant les fins de semaine. Toi, travailles-tu 2 heures par soir après ton travail…………….

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      1. Je ne comprends pas ton point, François. Je SUIS enseignante aussi. Tout ce que je dis, c’est que je suis payée 200 jours, 32 heures par semaine. Si je travaille plus d’heures (ce qui est le cas, ne t’inquiète pas pour moi!), je ne suis pas payée davantage. Si je travaille le strict minimum (il y en a peu dans l’enseignement, mais il y en a), je suis payée le même salaire que celui/celle qui s’ajoute 15 heures de boulot par semaine (correction, planification, comités, travail à la maison, etc.). Mon conjoint a déjà calculé que je travaillais en moyenne 70 heures par semaine à la rentrée scolaire (temps passé à l’école + temps de travail à la maison). Est-ce que je m’en plains? Non. C’est juste un constat de MA réalité. Dont il faut tenir compte quand on juge l’autre.

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    3. Le commun des mortels travailles 250 jours par année. Le salaire moyen des bacheliers au Québec , après 10 ans d’expérience est de 42 000$. Les enseignants sont choyés , point final.

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      1. Je vous invite a passé une semaine avec un enseignant, on s’en reparlera après. Ils sont loin d’être choyés.

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      2. Aller passer 1 semaine avec les gars de l hydro au mois de janvier – fevrier ,du haut de leur poteau, apres on s en reparlera …aller passer une semaine avec les éboueurs , en été , après on s en reparlera…
        Aller passer une semaine avec les gars qui font de l ‘asphaltage l été , après on s en reparlera…….
        On se plaint encore …..???????!!!!!!!??????

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      3. Chère Sylvie,
        Vous avez toute mon admiration, car jamais je ne ferais votre travail! Enseigner et soigner sont des vocations, toutefois vous pouvez (même si des fois ça vous est imposé), être payé pour les heures supplémentaires que vous faites. Ceci dit, je ne comprends pas pourquoi on en fait un débat sur ce qui est mieux ( dans ma cour ou dans la tienne)! Tous les métiers sont différents, ils ont des avantages et des inconvénients…
        Je crois que les nombreux textes que l’on peut lire sur la profession d’enseignant sont surtout destinés à ces derniers, car la rare valorisation que l’on puisse avoir vient de nos pairs!

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      4. Oui Marie, vous avez tout à fait raison, mais on peut y lire tellement  » peu  » de commentaires positifs de la part des enseignants ….
        Comment dans un climat de déceptions totales , peut-on offrir un bon rendement …?
        De là la maxime : quand on se compare , on se console …..!
        C est triste à lire l etat d âme des enseignants d aujourd hui …

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      5. Aller passer 1 semaine avec les gars de l hydro au mois de janvier – fevrier ,du haut de leur poteau, apres on s en reparlera …aller passer une semaine avec les éboueurs , en été , après on s en reparlera…
        Aller passer une semaine avec les gars qui font de l ‘asphaltage l été , après on s en reparlera…….
        Aller enfin passer une semaine avec une infirmière dans les hôpitaux ….
        On se plaint encore …..???????!!!!!!!??????

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      6. Pour la 8000e fois : JE NE ME PLAINS PAS!!! Je sais que je suis choyée, je ne suis pas une parfaite idiote! Mais quand il est écrit que j’ai des congés payés alors que c’est faux, je trouve important de le mentionner, c’est tout (pour ne pas ajouter un autre fichu argument aux anti-profs-remplis-de-mauvaise-volonté). Si ça ne vous intéressait pas de faire partie du commun des mortels qui travaille 250 jours par année, fallait être prof, point final. J’ai choisi ma profession par passion avant tout, pas pour les congés ou le salaire. J’aimerais bien gagner le salaire annuel d’un pilote d’avion, mais je ne suis pas prête à assumer tout ce qui vient avec.

        Je ne dis pas qu’être prof est la pire profession et qu’on fait donc pitié. Ce que je vois beaucoup, c’est que dès qu’un travailleur, peu importe son métier ou sa profession, se plaint de quelque chose, on lui tape sur la tête et pas qu’un peu. Les travailleurs de Postes Canada se plaignent? Maudits fainéants grassement payés avec nos taxes! Les médecins se plaignent? Ils veulent quoi avec leur salaire de débile? Les infirmières se plaignent? Avec leur fond de pension, pour vrai? Les ouvrières se plaignent? Elles avaient qu’à faire des études, j’ai bien été capable, moi!

        Zéro compassion, zéro solidarité, zéro écoute. Que moi-moi-moi. Un cuisinier qui se plaint d’un élément de son travail n’implique pas qu’il soit incapable de réaliser qu’il y a des avantages ou qu’il nie les doléances des autres travailleurs. Arrêtez de vous regarder le nombril!!! Si un pilote d’avion se plaint de certaines conditions de travail, je ne me contenterai pas de l’envoyer valser sous prétexte que j’envie son salaire. J’ai la capacité de réfléchir, je m’en sers.

        Ouais, je suis un peu tannée de cette discussion qui ne mène nulle part, car tout le monde s’écoute sans écouter les autres. Il n’y a pas beaucoup d’échanges sur cette page. Quand on y lit des propos sensés et modérés, c’est complètement ignoré. Ça ressemble à du crêpage de chignon pur et dur et ce genre de discussion est stérile, navrant et inutile…

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      7. Sylvie : « Oui Marie, vous avez tout à fait raison, mais on peut y lire tellement  » peu  » de commentaires positifs de la part des enseignants ….
        Comment dans un climat de déceptions totales , peut-on offrir un bon rendement …?
        De là la maxime : quand on se compare , on se console …..!
        C est triste à lire l etat d âme des enseignants d aujourd hui … »

        Des blogues de profs passionnés qui décrivent leur travail, leurs bonheurs, leurs réussites, leurs expériences, leurs déchirements, leurs déceptions et, oui, leurs plaintes occasionnelles… Faites une recherche rapide et vous en trouverez plein. Des profs qui écrivent des lettres ouvertes pour décrire leur quotidien avec des mots teintés de l’affection profonde qu’ils éprouvent pour les enfants qui leur sont confiés, c’est plein… Faut vraiment faire exprès pour ne pas faire ce constat après s’être donné la peine de chercher un peu.

        Pour m’amuser, j’ai cherché un peu sur Internet pour voir la quantité de blogues tenu par d’autres catégories de travailleurs. Il y en a, mais peu. La profession enseignante est passionnante, mais exigeante (note de la commentatrice que je suis : attention, je ne viens de dire que la profession enseignante est la seule qui soit exigeante, je ne me plains pas, je ne dis pas que c’est la PLUS exigeante…nenon!), d’où un besoin de ventiler les grandes envolées de joie comme les moments de déprime… Allez faire un tour sur ces blogues avant de prétendre qu’il est triste de « lire l’état d’âme des enseignants d’aujourd’hui… »

        En tout cas, je suis TELLEMENT heureuse de travailler dans LA SEULE ÉCOLE DU QUÉBEC où il ne règne pas un climat de déception totale (ironie, ma douce amie!)… Ouf! Je ne pensais pas le péril si grand!

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    4. Moi aussi, j’ai eu la même réflexion Geneviève… Nos congés fériés ne sont pas payés. On travaille 200 jours et nous sommes payés pour ces même 200 jours… pas plus!

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    5. la majorité des professionnels ont les mêmes conditions que toi.. La majorité sauf les enseignants qui ont des vacances à plus finir. Le problèeme est qu’ils ne réalisent même pas les avantages qu’ils ont et qu’ils demandent encore plus. Nous avons fait tous 3-5 ans d’études et travaillons de 35-40 heures semaine. le salaire est près de 39-40 000 mais pas de vacances…….pas des heures libres quand les enfants ont ed.physique-musique……Profitez de ce que vous avez pour le travail que vous faites mais ne vous plaigner plus….

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  4. Pas de vestiaire pour mettre mon manteau, plus de classe au dîner et après l’école pour laisser la place au service de garde, pas de local pendant les cours d’anglais, surveillances sur une cour d’école périlleuse et j’en passe! Aimez-vous les conditions de travail?

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    1. A toi aussi je dis…..

      Aller passer 1 semaine avec les gars de l hydro au mois de janvier – fevrier ,du haut de leur poteau, apres on s en reparlera …aller passer une semaine avec les éboueurs , en été , après on s en reparlera…
      Aller passer une semaine avec les gars qui font de l ‘asphaltage l été , après on s en reparlera…….
      On se plaint encore …..???????!!!!!!!??????

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      1. Pauvre Sylvie, à te lire, on constate que tu ne veux pas comprendre. Je me demande pourquoi certains continuent de tenter de t’expliquer. C’est facile, ces enseignants ne se plaignent pas de leur profession mais du fait qu’ils ne sont pas payés pour le travail accompli. Payons les et les choses commenceront à s’améliorer. Qui de nous travaille pour le plaisir de travailler??????

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      2. Alain , je ne fait pas pitié ( pauvre ) , j essaie juste de comprendre , aux salaires que vous faites, car VOUS ne faites pas pitié non plus ….
        Pk tant de lamentations de votre part les prof.
        Je ne dis pas que vous ne travailler pas fort durant 9 mois d année scolaire, mais vous n avez aucune vie en jeu , vous ne voudriez pas retirer le salaire d un medecin quand même. ?.

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      3. C’est vrai que nous n’avons pas la vie des gens entre nos mains, seulement l’avenir de vos enfants… Ce n’est vraiment rien!!!

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    2. Mes conditions de travail se sont détériorées encore plus depuis les dernières années . Les dernières semaines de l’année scolaire , je les passent à tout mettre le matériel de mon local de préscolaire car les terrains de jeux de la municipalités s’installent de pieds fermes pendant 6 semaine et que pour la rentrée scolaire je dois tout remettre en place ….

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  5. Et dans les classes d’adaptation scolaire, on augmente d’un cran la lourdeur de la tache…majorite d’eleves qui ne sont pas constants dans leur prise de medication, 5 niveaux differents a mener de front EN MEME TEMPS, tenter de garder « accroches » a l’ecole ces jeunes trop nombreux qui vivent tellement de problemes a la maison, la DPJ, pedopsychiatre, CLSC, travailleurs sociaux, familles d’accueil…

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  6. C’est très apprécié comme texte…MERCI!
    Dans mon cas, j’ai 11 plans d’intervention sur 18 élèves. 2 élèves cote 14 (opposition avec violence) et je ne compte plus les cotes 12 (tdah)… Par contre, je les aime mes élèves du secondaire! 🙂

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    1. Moi aussi! Jour 2 cette année: nez cassé et oeil au beurre noir à cause d’un « ta gueule ».

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  7. J’ai enseigné pendant 10 ans. J’ai quitté l’enseignement parce que mon statut était précaire et que j’avais besoin de stabilité. J’avais de très belles conditions extrinsèques à mon emploi: bon salaire, congés nombreux, journées pédagogiques sans les élèves pour avoir de la formation, temps flexible pour corriger et planifier… Congé disponible pour déménagement, nombreux congés personnels ou de santé… Rares sont les emplois qui offrent cela. Si j’avais été permanent, j’aurais eu droit à des assurances dentaires, santé, etc. Au bout de l’échelle salariale, j’aurais fait plus de 70 000$. Avec mes 9 ans de scolarité, je gagnais 64 000$ après 10 ans d’expérience. Une belle situation qui me donnait 7 semaines l’été pour faire un autre travail et choisir le temps où j’aurais pu prendre des vacances.

    J’ai quitté l’enseignement parce que mon statut était précaire et que j’avais besoin de stabilité. Je le redis pour que cela soit bien clair: je ne me suis pas plaint du jugement de la population sur ma profession, et je ne sacrais pas après mes élèves et contre ma direction lorsque j’entrais dans le bureau des profs. L’enseignement est une belle profession avec de belles conditions et, comme chaque profession, celle-ci a ses inconvénients. On doit peser le pour et le contre et, si le contre est trop lourd, il faut savoir quitter cet emploi, même si cela implique le sacrifice d’une permanence, de 7 semaines sans école l’été, plus la relâche et le congé de Noël. Je lis ces jours-ci beaucoup de profs se plaindre. C’est peut-être le symptôme que plusieurs devraient reconsidérer leur choix professionnel et accepter de faire le saut dans l’inconnu, dans l’inconfort de quitter leur emploi.

    Je le répète encore: j’ai quitté l’enseignement parce que mon statut était précaire et que j’avais besoin de stabilité. Je suis une personne autiste, d’ailleurs. J’ai le Syndrome d’Asperger. Et il n’y a rien qui me fait plus suer que de lire des billets comme celui-ci, ou d’entendre des profs dire qu’on « souffre » d’autisme. On ne souffre pas d’autisme: on souffre de l’étroitesse d’esprit de ceux qui prennent notre différence pour une erreur de fabrication. Et ce rejet de la différence, il n’y a pas d’endroit où je l’ai plus constaté que dans le milieu scolaire.

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    1. Felicitation Nicolas , pour ton courage, d agir et aussi de dire les vraies affaires …..
      Comme tu as raison , chaque metier a ses petits inconvenients, je suis infirmière …
      Donc moi le texte de lamentations , ça ne vient pas me chercher du tout, une maxime dit :
      Quand on se compare , on se console ….
      Beaucoup de professeurs de nos jours, devraient regarder un peu dans la cour du voisin !!!!
      T as rien avec rien , tu as des études, tu as un salaire potable, ( bcp n ont même pas de travail ) et le boulot qui ca avec !!!

      On parle tellement depuis qques années de ces pauvres professeurs, quand tu entreprends tes études, tu sais dans quoi tu t embarques, sinon , avec les stages, tu vois, tu réalises, alors voila le temps de choisir si oui tu continue ou non tu debarques….

      Mais de grâce , arrêter de vous lamenter….!!!!!
      Non , moi je ne ferais pas votre travail, je n’ai pas le  » !  » pour enseigner,
      moi je suis infirmière , vienderiez vous faire mon travail …?????

      Chacun son domaine !

      P.S. Je tiens a m excuser pour les nombreuses fautes de grammaires que j ai sûrement fait.
      Je ne suis qu infirmière , l importance de mon travail voys le comprendrai , n est pas dans la rédaction de mes dossiers !

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      1. Effectivement, je ne ferai jamais ce métier mais merci d’être là! J’ai besoin d’une infirmière pour ma grand-maman à l’hôpital et pour mes prises de sangs et, malgré mes 26 ans, je pleure et je pince. Désolée! Moi je gère des ptits coeurs de 17-18 ans qui ont tous les troubles au monde et qui doivent finir leur secondaire pour être les meilleurs coiffeurs et soudeurs du Québec.

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  8. D’abord, bravo pour le texte! Il reflète bien la réalité.

    Je suis un jeune enseignant (milieu vingtaine et précaire). Ma classe est composée de 26 élèves, dont 9 élèves ayant un plan d’intervention. Ils sont très attachants! Je les adore, mais la tâche est très lourde d’autant plus que je débute.

    Voici le portrait de ma classe : 1 classement DGA niveau 3e année avec TDAH, 1 élève en centre d’accueil avec TDAH, 2 dyslexiques, 2 avec des problèmes visuels sévères, 1 trouble du comportement, 1 TDA distrait aux 30 secondes (maintenant médicamenté, merci seigneur!!! pour lui et pour moi…), 2 TDAH non médicamentés (plein d’énergie!) et 2 autres TDAH médicamentés.

    Je ne compte plus les heures supplémentaires passées à la maison et à l’école. Le nombre de contraintes à respecter lorsque je planifie ma semaine d’enseignement est énorme : les 4 périodes d’orthopédagogie par semaine, les 4-5 spécialités, la bibliothèque, la récitation et la correction des devoirs et des travaux de la semaine. Sans compter les absences d’élèves pour les rendez-vous et les événements imprévus. C’est la folie! Je cherche constamment du temps de qualité pour simplement… ENSEIGNER! À mon horaire s’ajoute les rencontre d’équipes, les récupérations, les comités, les réunions du personnel, les appels, les suivis par courriel, les plans d’intervention, les surveillances, les formulaires, l’encadrement et j’en passe. Bien sûr, je dois prévoir la modification des examens, des devoirs et de la matière pour l’élève niveau 3e année.

    À cela, s’ajoute les examens! Lorsque je donne un examen, je dois faire lire à l’avance un tel, mettre des repères pour certains, utiliser des coquilles et des toubalous pour d’autres, grossir les textes pour celui-là, faire utiliser Word Q pour les élèves dyslexiques (donc numériser les examens et même parfois les retaper, car la numérisation sort «tout croche»), réserver la TES, donner plus de temps pour certains, prendre les réponses à l’oral. Un vrai casse-tête! J’ai l’impression de donner parfois 4 examens en même temps.

    J’ai failli tout abandonner il y a quelques mois même si je sais que je suis compétent. J’y pense encore, car je suis épuisé, mais je me dis que l’expérience «rentre». Ce qui me tient «accroché» à l’école c’est l’amour de mes élèves, mon sentiment d’engagement et de responsabilité envers eux et le précieux support de mes collègues et de mes proches. Ce n’est pas le salaire ni les vacances! Qu’on se le tienne pour dit.
    Je parlerais plutôt de salaire du coeur.

    Anonyme

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    1. ne lâchez pas. Si vous êtes passionnés, vous faites une différence dans la vie de ces jeunes que vous prenez sous votre aile. Avec le temps et l’expérience, vous survivrez! Bravo pour votre travail.

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    2. Tu as bien raison. Faire ce travail pour le salaire ou les vacances, c’est casse-cou. Il faut de la passion à tous les jours pour nos cocos et avec toutes les contraintes, les plans d’interventions, les diagnostics, les adaptations, les aides techno…ouff!!!

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  9. Bonjour…. j’ai trouvé le texte intéressant, mais j’ai de petits bémols…

    Je suis d’accord avec le fait que les enseignant(e)s méritent de la reconnaissance et qu’ils devraient avoir droit à plus de souplesse pour la conciliation travail/famille de la part de leur employeur.

    Cependant, quand je les vois se plaindre de leur salaire et/ou de certaines autres conditions de travail comme dans cet article, le poil me dresse un peu sur les bras…

    D’abord, reprenons les chiffres de cet article…

    Si on s’entends sur le fait que les enseignants ne sont pas payés l’été, à Noël et à la relâche (la commission scolaire vous oblige à leur laisser, si on veut, une partie de ce que vous gagnez les autres semaines, et elle vous le redonne quand vous êtes en congé) et bien vous n’aurez d’autre choix que de convenir que le salaire « annuel » que vous comparez à d’autres métiers dans cet article n’est pas réellement un salaire « annuel »… vous le gagnez donc en environ 41 semaines. (52 sem dans une année, moins 8 semaines l’été, moins 2 sem à Noël, moins 1 sem en mars = 41)

    Donc, 38 902$ qu’on divise par 41 semaines = 948,82$ / semaine.

    Vous dites que le temps que vous faites les soirs et la fin de semaine, c’est du don de soi, du bénévolat… donc divisons votre 948,82$ par les 32 heures pour lesquelles vous êtes payés = 29,65$ / h.

    Comparons avec un comptable, qui a aussi dû étudier à l’université bien souvent lui aussi. On se sert encore de vos chiffres… Selon vous, le comptable il gagne 38 750$… Sauf que lui, il travaille 52 semaines par années, car vous allez nous dire que lui, ses vacances sont payées. Donc son 38 750 $, il doit être répartit sur 52 semaines, alors il fait 745,19$ par semaine, et ses semaines ne sont pas de 32 heures, mais de 35 ou 40 heures/ sem… disons ici 35 h, donc il gagne 21,29$/h.

    Comptable 21$/h Professeur 29$/h…

    Vous dites que vous devez composer avec des classes avec des élèves difficiles, que vous devez adapter vos méthodes d’enseignement parce que les élèves n’entrent pas tous dans le moule, que vous devez traiter avec des parents difficiles et de la pression de votre direction… Je suis entièrement d’accord avec vous… mais dans quel métier ce n’est pas le cas??

    Les infirmiers, les avocats, les fonctionnaires, les policiers, les éducateurs, les vendeurs aussi ont à traiter avec des patients ou des clients malcommodes, ont à adapter leur travail en fonction de la personne devant eux et ils subissent eux aussi de la pression.

    Je pense donc que les enseignants devraient un peu diminuer les publications dans lesquelles ils nous indiquent à quel point ils font « pitié », parce que la vie n’est pas facile pour personne…

    Cela dit, good job gang, vous faites du très beau travail auprès de nos jeunes pour la grande majorité d’entre vous, votre travail est super important et vous méritez votre salaire et le droit de vouloir avoir du temps avec vos familles de temps en temps, même en période scolaire.

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    1. Les enseignants ont 6 semaines l’été et non 8 comme vous le mentionnez et le comptable ne travaille pas 52 semaines par année… alors, à revoir, votre façon de faire vos calculs…

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    2. Chère Lise, je me dois à mon tour d’apporter un bémol à votre calcul. En effet, celui-ci ne tient pas compte du fait important : les enseignants sont payés sur une base de 32h/semaine PARCE QU’ILS bénéficient de 11 semaines de congé non payées. C’est la façon pour l’employeur d’étaler le salaire sur l’année (les enseignants réguliers continuent à être payés pendant les vacances pour éviter d’avoir à mettre de l’argent de côté).

      Ainsi, le salaire annuel de l’enseignant est établi sur une base de 40 heures travaillées par semaine, mais l’employeur ne lui en paie que 32. Ainsi, il récupère 8h/sem x 41 semaines = 328 heures, soit les 10 à 11 semaines de vacances où il continue à payer l’enseignant (étalement annuel) qui est en vacances.

      Ainsi, l’enseignant au bas de l’échelle salariale gagne plutôt 948,82$ ÷ 40h = 23,70$/heure. On n’est plus très loin du salaire horaire du comptable qui vous a servi de modèle. Et d’ailleurs, le comptable est peut-être lui-même sous-payé. Dans l’article ci-dessus, on donne plusieurs exemples de métiers bien mieux payés au bas de l’échelle. C’est avec ceux-là qu’il faut comparer.

      Je tenais seulement à rectifier les chiffes. Sans rancune! 😉

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    3. Je me limiterai à ceci: selon votre calcul, on est payé pour 32 heures de travail! Pourquoi alors suis-je obligée de faire 15 à 20 heures de bénévolat pour être capable de faire adéquatement mon travail? Pouvez-vous ajouter cela à vos calculs?

      Et oui je suis en accord pour dire qu’il y a beaucoup de textes qui roulent sur les  » pauvres profs »… Peut-être avez-vous trop d’amis qui exercent ce métier!?!

      Désolée je n’ai pas pu me limiter 😉

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  10. Que je m’ennuie d’enseigner au Québec ! J’enseigne en Suède depuis 2000. Nous avons entre 18-22 heures d’enseignement par semaine, 35 heures de présence contrôlées à l’école et 10 heures à faire à la maison pour un total de 45 heures par semaine. Toutes les tâches que vous décrivez, nous les avons aussi. En plus de la tâche de titulaire, de diner pédagogique avec les élèves, de contrôle complet des absences, des élèves immigrants ne parlant pas la langue, etc. Nous avons un salaire en dessous de la moyenne parce qu’en plus ici, les études universitaires s’étendent sur 5 ans!!! Continuer à vous battre avec votre syndicat qui fait du bon travail! Ici, nous avons 2 syndicats différents. Ça n’aide pas. Nous sommes en pleine crise de recrutement d’enseignant puisque les problèmes de discipline, l’énorme tâche, le salaire médiocre, les semaines non-déclarées de 50-60 heures, la chute libre des résultats scolaire des suédois au niveau mondial, tout ça est en train de mener la Suède a une catastrophe… J’ai pense plusieurs fois quitter la profession. Plusieurs de mes collègues l’ont fait… Je suis épuisée pour la plupart du temps. Mais quand un élève te dit: Tu ne vas pas nous quitter toi aussi? Alors la réponse est automatiquement « bien sur que non! ».

    J’enseigne le français (3ème langue), les maths et les sciences dans une école de préscolaire (5 ans) à la neuvième année (16 ans). L’école de 630 élevés est composée à 99% d’immigrants provenant à majorité de la Syrie, Iran, Irak, Égypte…. /Nancy, 22 ans en enseignement.

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  11. Bon article mais petit bémol, en entrant avec 4 années d’université nous sommes a l’échelon 2, donc notre salaire en débutant est de 40 555$ et il augmente chaque année quand même. Pour ce qui est de la stabilité mentionnée dans certains commentaires, ce n’est plus comme avant dans certaines commissions scolaires, les permanences sont données en 3-4 ans Max.

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  12. Haaaaa ! Le merveilleux métier d’enseignant ! Je ne changerais pour aucun autre ! Ce sentiment du devoir accompli quand nos élèves quittent à la fin de l’année … impayable !!! D’accord , il y a quelques petits irritants ici et là , comme dans tous les métiers d’ailleurs . Moi mon salaire c’est de voir le sourire radieux d’un enfant qui a finalement compris ce que je voulais lui faire comprendre . Au risque de m’attirer les foudres de mes collègues , je puis affirmer que j’enseignerais même pour un bout de pain et un verre d’eau !!! Certains cyniques pourront toujours douter de cette profession et se moquer de nous . Je les invite à prendre place dans nos classes afin qu’ils puissent goûter aux énormes défis reliés à notre tâche . Heureusement , de petits bonheurs quotidiens et surtout ces petits visages illuminés qui nous regardent et disent candidement : Tu es le meilleur prof du monde ! Voilà la beauté et la véritable richesse de ce noble métier ! Bonne journée ! 🙂

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  13. Merci pour ce texte.

    Dans l’enseignement depuis 20 ans (ouf! ça va vite!) J’ai touché à presque tout. Primaire, secondaire, direction… Je ne crois pas que ce texte soir une « complainte » pour que l’ensemble du monde nous prenne en pitié.

    Des chiffres y sont étalés (et comme on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres…) pour le salaire de base… On y voit pas de maximum par contre… Si on compare un enseignant (au « top » de l’échelle) et un comptable… On arrive pas aux mêmes chiffres en tout cas… Un comptable (qui est « top » de son entreprise privée, il va sans dire) peut facilement gagner le double de l’enseignant, qui lui, est plafonné à ~72 000$.

    Je ne suis pas en train de pleurer sur mon compte (ou celui des enseignants). Juste pour éclairer certains que le salaire n’est pas tout car pour la lourdeur et l’imputabilité de la tâche, plusieurs quitteraient la profession.

    Ce qui garde accroché plusieurs enseignants, c’est de voir les yeux de leurs élèves quand « la lumière s’allume », l’émerveillement et le plaisir d’apprendre.

    Quand un ancien élève revient nous visiter ou nous croise (5, 10, 15 ans après avoir été dans notre classe) et nous dit qu’on a fait une différence dans sa vie (choix de carrière, valeurs et j’en passe), ça vaut tout l’or du monde!

    J’ai la chance d’avoir une direction qui me supporte et me donne l’autonomie pédagogique qui me permet de garder la flamme allumée. Il arrive parfois des coups de vent qui font vaciller cette flamme, mais elle reste allumée.

    Oui, les enfants changent,tout le monde change. La principale différence (je ne parlerai pas ici d’évolution!), c’est la proportion croissante de parents qui veulent qu’on garde leur enfant « accroché » alors qu’ils ont eux-même décroché auprès de l’éducation de leur enfant. Ils ne sont pas en majorité, Dieu merci, mais ils sont plus nombreux qu’avant.

    Il y a quelques années, certains s’en souviendront, il avait été question de mettre des caméras dans les classes. Lors d’une rencontre de bulletin, un parent m’avait dit qu’il aimerait bien ça voir comment ça se passe, si son enfant était si « turbulent » que ses enseignants le disent…

    Je lui ai simplement répondu qu’il me ferait plaisir d’avoir une caméra (avec un micro!) dans ma classe quand les parents mettraient des caméras (avec micro aussi!) dans leur salon/cuisine, Fin de la discussion 😉

    Non, personne n’est parfait et c’est ce qui fait la beauté de la chose… Nous évoluons tous ensemble, dans la classe.

    Merci de nous envoyer vos enfants et de nous faire confiance.

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  14. Pour ma part, je n’ai fait mention d’aucune plainte. C’est la réalité de notre travail qui est décrite dans ce billet, c’est tout. On assume ou on quitte, ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas tenter d’améliorer les choses en discutant! J’aime ma profession, est-ce que cela doit obligatoirement m’enlever tout sens critique? Constater certains états de faits ne fait pas de moi une mauvaise enseignante, mais une enseignante lucide capable de voir les avantages dont elle bénéficie ainsi que les contraintes avec lesquelles elle doit jongler. Tout simple. Pas besoin de toujours monter aux barricades dès qu’un prof critique quelque chose!!!!

    Par contre, quand on insère une fausseté dans un billet (congé de Noël et relâche payés), je trouve important de rectifier le tir car ce n’est pas la réalité. Je ne travaille pas au noir et je n’ai aucun congé férié payé. Je travaille 200 jours, je suis payée 200 jours. Je ne vois pas comment on peut voir les choses autrement. Quelque part, ils ont dû faire un jour le calcul de l’inclure dans notre salaire annuel, mais je ne suis pas payée pour 220 jours. Je n’ai rien de payé à part les jours où je travaille.

    Sophie Labbé, j’ai rarement lu un commentaire autant bourré de mépris. Surtout venant de quelqu’un qui ne s’est pas même pas donné la peine de bien comprendre le commentaire auquel il répond. 😦

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  15. Super résumé, merci de penser à nous .IL y a aussi les fauses récréation s ou on règles les conflits , les bobos, les morceaux perdus et j’en passe. Moi j’ai une classe multiâge alors tout est en double ou presque. Et on doit aussi s’ occuper de certains parents. Pas le temps de s’ ennuyer mais du temps on en manque toujours.

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  16. Un instant ..
    au niveau de l’enseignement vous avez tout a fait raison les conditions sont difficiles et un remaniement ..conjointement avec les enseignements est nécessaire.

    Mais pour les conditions salariales, faut remettre les pendules à l’heure.. les conditions salariales que vous avez C’est vrai le salaire et tout le reste.. SAUF le fond de pension que l’on vous donne apres 35 ans de service.. vous n’en parler pas..
    Nous dans l’entreprise privé on devrait investir plus de 30000 à 50000$ dépendant du rendement pour avoir vos avantages.. Donc la différence que vous avez vous la regagné de facon substenciele a votre retraite!!!!

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    1. C’est certain… Surtout quand on voit à quel point ce fond est si bien gèré! Pas certaine qu’à l’heure de ma retraite( j’ai 34 ans), il restera quelque chose!

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  17. Tous les métiers comportent des + et des -. Moi je suis directrice d’école et il y a du positif et du négatif dans mon travail. J’aime mon travail car la majorité du temps le positif est beaucoup plus grand que les cités désagréables. Dans l’éducation nous avons plein de congés, nous sommes toujours en vacances dans les temps forts ( Pâques, Noël , été, etc.). Nous sommes bien payés . Nous avons la reconnaissance du public et des parents. Oui , il y a des côtés désagréables mais c’est un travail. Je savais dans quoi je m’embarquais quand j’ai étudié sinon j’aurais fait autre chose. Je déteste entendre uniquement les plaintes. Oui c’est dur mais on peut partir si ça ne nous convient pas. Bonne soirée!

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  18. En 1968, les soeurs éduquaient les élèves à la règle et à la punition physique. Ces élèves punis étaient les « so-called » (je ne sais pas comment traduire) élèves en difficultés d’apprentissage présents en classe régulière, soit dit en passant qu’il n’y avait qu’une seule catégorie de classe et d’élève dans ce temps-là. Selon une étude que j’ai moi-même réalisée, plusieurs qui mangeaient des insultes ou des coups de règles étaient ces élèves-là. Aujourd’hui, il y a une série de codes qui ne cesse de grandir et la société veut s’adapter à tous ces élèves codés sans ressources et sans budget. Bienvenue en 2014, d’une prof de doubleurs / tripleurs qui adore ses 45 ptits coeurs.

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  19. Au regard de vos commentaires sur les vacances, j’ai apporté une correction à mon texte. En espérant qu’il reflète mieux la réalité. Merci de prendre le temps de commenter ce blogue. Très intéressant!

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  20. J’aime bien ce texte. Je trouve moins intéressant, par contre, les commentaires de certains… Êtes-vous vraiment des adultes? Êtes-vous vraiment des enseignants? Je vous en prie, tenez-vous en à donner votre point de vue. Cessez de rejeter systématiquement ce que disent les autres et considérez un peu les points de vue. Ça ne fait pas très sérieux quand on est sensé être des éducateurs…

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  21. Il y a maintenant plus que 3 plans d’intervention par classe. Ma réalité cette année 6 élèves avec des plans dont 4 qui doivent utiliser l’ordinateur! L’an passé j’avais 11 plans à gérer dont 7 enfants utilisaient l’ordi en classe sur un groupe de 25 enfants.J ‘Ai cumulé près de 100 heures de rencontres de parents et j’étais honnêtement épuisée le 29 juin. J’ai rempli une dizaines de rapports psychologiques ou questionnaires divers. Durant l’année scolaire, je devais bien sûr m’assurer aussi de la réussite de mes deux enfants, chose que j’ai eu peine à faire tant le moral n’y était plus.

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