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POUR OU CONTRE LE ICE BUCKET CHALLENGE?

SEAU

Depuis quelques jours, on voit des gens s’insurger contre le défi du seau d’eau pour la maladie de Lou Gehrig.

Le phénomène viral sur internet dure depuis quelques mois et continue de prendre de l’ampleur. Petits et grands se déversent des seaux d’eau glacée sur la tête et passent le flambeau à d’autres, qui font la même chose.

Ceux qui n’adhèrent pas à ce phénomène sont surtout en désaccord avec le gaspillage d’eau et la futilité du geste.

Pour ma part, je suis tout à fait pour. Deux objectifs sont visés ici. Faire connaitre la cause et amasser des fonds. C’est grâce à  ce phénomène de vidéos virales que la maladie de Lou Gehrig (ou SLA) commence à être connue. Avant ça, qui en entendait parler et y prêtait attention? Juste pour ça, le défi est une réussite totale.

Pour ce qui est du gaspillage de l’eau, oui, c’est vrai qu’on gaspille, mais on gaspille pour bien d’autres raisons quand on arrose notre pelouse alors qu’elle finit quand même par jaunir comme celle du voisin qui n’arrose pas. Quand on remplit et vide nos spas et piscines, et j’en passe. Ce n’est pas ce seau d’eau qui va déshydrater la planète.

D’autre part, je me questionne à savoir si l’objectif d’amasser des fonds est atteint. C’est beau de se lancer un seau d’eau glacée sur la tête, mais est-ce qu’on donne aussi à l’organisme? De plus en plus de gens sont conscients qu’en participant au défi, on doit aussi donner. Ça parait, car ils en parlent depuis peu quand ils font leur défi. Le message commence à passer. Pour une des rares fois où tant de gens se sentent interpelés à participer à un mouvement de solidarité et que ça fonctionne, on ne se plaindra pas. La campagne ne coute rien, comparativement à toutes ces campagnes qui nous envoient des cartes, des collants, des 5 cennes et autres, je la trouve plutôt écologique. Pas de papier, pas de dépenses.

Si toutes les causes caritatives avaient la chance d’avoir une campagne aussi populaire que le  Ice Bucket Challenge, les chercheurs et malades seraient aux anges et je suis persuadée que les autres organismes se grattent la tête à savoir comment ils feraient pour obtenir le même succès.

Je ne peux que féliciter ceux qui ont donné des ailes au mouvement en espérant qu’on trouve une cure à  cette terrible maladie.

On connait un peu plus la maladie, maintenant, il faut donner. Pour faire un don à la fondation, cliquez :  SLA Québec

MES WEEKENDS DANS LES ÎLES

notre terrain au chalet

notre terrain au chalet

Je suis née à Sorel, au Québec,  au confluent de la rivière Richelieu et du fleuve St-Laurent. Comme bien des Sorelois, l’eau a toujours fait partie de mon environnement. Mais je vis en ville. Par contre, j’ai la chance d’aller au chalet, dans les îles de Sorel, à tous les weekends. Le BONHEUR!

Le temps d’une courte croisière de 30 minutes à partir de chez moi sur le traversier Sorel-St-Ignace. Puis un  5minutes de route, et me voilà dans un décor champêtre, au bord du Petit Chenal de l’île Dupas, l’une des 103 îles de l’Archipel du Lac Saint-Pierre. Un pur dépaysement. Me voilà subitement en vacances. Nous ne vivons pas dans un manoir, mais dans une petite maison qui a la chance d’être érigée dans un décor idyllique, rustique, naturel.

Les matins d’été, au réveil, je déguste mon café sur une chaise Adirondack devant le chenal. J’observe les Grands Hérons, le rat d’eau qui semble faire son nid juste à côté de chez nous, les aigrettes blanches. J’écoute le chant des oiseaux .  Mon chum tond le gazon, j’arrose les fleurs.

S’il fait chaud, je vais faire un tour de bateau avec mon capitaine. On explore les îles, tranquillement pas vite.  On admire les arbres géants qui bordent les chenaux, les petites maisons sur pilotis qui s’élèvent çà et là sur quelques iles habitées.

S’il fait très chaud, on s’arrête quelques fois dans la baie de l’Île de Grâce, rendez-vous de multiples vacanciers qui ancrent leur bateau les uns aux autres pour faire la fête. On se baigne, on prend un rosé, et on repart.

vacanciers dans la baie de l'Île de Grâce

vacanciers dans la baie de l’Île de Grâce

Si l’eau est haute, on se rend dans le chenal de la Sauvagesse. Mon préféré. Étroit, difficile d’accès car l’eau y est basse. Comme un jardin secret. On s’y croirait en plein cœur du fleuve Amazone. Crocodiles en moins. Le fait qu’on ne puisse y accéder qu’une ou deux fois par année me le rend encore plus mystique. On y passe lentement, sillonnant le chenal pour éviter les fonds boueux, à travers les herbes longues, qui rejoignent presque les côtés de l’Ile du Milieu et de la Grande Île.

Entrée du Chenal de la Sauvagesse

Entrée du Chenal de la Sauvagesse

Quand on revient, on attache le bateau, et on saute au bout du quai pour un dernier rafraichissement. Le bonheur. Les poissons font des ronds sur l’eau, tout près. On frissonne et on remonte sur la terre ferme. Repus de contentement. Autrefois, il y avait un vignoble juste derrière chez nous. On traversait la rue, on allait jaser avec le proprio et on repartait avec une bouteille qu’on dégustait avec  du fromage, du pain frais, une terrine et des raisins.

Quelques fois, je vais me promener sur le rang St-Isidore, seule avec mon appareil photo et ma musique dans les oreilles. Je m’arrête au gré de mes découvertes pour immortaliser une vieille grange, un dindon, un arbre.

grange typique des îles

grange typique des îles

D’autres jours, on se promène à vélo et on fait le tour de l’Ile St-Ignace. On s’arrête à quelques reprises dans les divers parcs à notre disposition. On observe les vaches brouter, les chiens japper,  les fleurs pousser.

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Puis on ne passe pas une saison sans aller nous promener sur le sentier de la Scribi, juste à côté, vers Berthier. Un beau sentier pédestre avec des observatoires, des ponts et toute une faune intéressante. Il ne se passe pas une journée sans qu’on y voie des hérons ou des canards.

sentier aménagé de la Scribi

sentier aménagé de la Scribi

On reçoit de la visite. Nos amis, nos familles. On les emmène faire un tour de bateau. Ils sont fascinés par la beauté du paysage. On fait du ski nautique. Les enfants adorent. À la tombée du jour, on s’assoit sur le quai, et on admire les couchers de soleil. Le soir, on se fait de grosses bouffes sur le barbecue, des feux sur lesquels on brûle des guimauves. On lance des lanternes chinoises dans le ciel qui semblent s’élever  jusqu’à la lune.

lanterne chinoise

lanterne chinoise

L’hiver, on bourre le poêle et on se réchauffe en observant le paysage se couvrir de neige, le chenal geler et les motoneigistes s’en servir comme d’une autoroute. On part en raquettes et on croise des renards, des chevreuils. On salue des pêcheurs sur la glace. Mon chum rentre du bois dans la maison et je relaxe dans la verrière, toujours fascinée par la beauté du paysage.

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Si nous étions en France, je verrais débarquer dans ce paradis, des dizaines de bus de touristes ou de bateaux de croisières. Mais on est au Québec, dans nos îles, protégées et encore presqu’inconnues du monde, malgré qu’elles fassent partie du Patrimoine Mondial de l’Unesco. Et c’est tant mieux. Pas qu’on n’est pas accueillants, au contraire, mais la protection de ce territoire m’importe plus que l’attrait touristique qu’il pourrait devenir avec la pollution et la destruction qu’une masse touristique importante implique.  Par contre, des fois je me dis qu’on devrait s’ouvrir un gîte et faire profiter le plus de monde possible de ce petit coin de paradis.  Ha! Non, finalement, on est trop bien, seuls au monde avec nos îles.

Voici un diaporama de quelques autres photographies de mon coin de paradis.

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POUR EN SAVOIR PLUS

TOURISME ÎLES DE SOREL